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Un médecin au service de la femme rurale
Publié dans Le Soir Echos le 30 - 11 - 2011

Hennou Allali Maamar a plusieurs cordes à son arc. Médecin depuis plus de trente ans, elle est également engagée dans le social, et n'oublie pas la politique à laquelle elle doit énormément. Le mois dernier à Washington, elle reçoit le « Prix de la femme qui fait la différence ». Rencontre.
Quand on arrive devant le cabinet du Dr Hennou Allali Maamar, situé dans une ruelle calme de Rabat, on ne sait pas encore à quoi on doit s'attendre. Une porte s'ouvre, et nous sommes accueillis par la maîtresse des lieux, une dame aux cheveux gris nous tendant chaleureusement une petite main et un grand sourire.
Oulmès forever
L'un des premiers mots qu'elle prononce est « Oulmès », sa ville natale. « Je suis originaire d'Oulmès, où je suis très active au niveau associatif ». Elle ne manque d'ailleurs pas de conseiller à d'autres d'en faire de même. « Que chacun commence par balayer devant sa porte. Si chaque cadre et homme d'affaires issu du monde rural – et ils sont nombreux – retournait à son patelin d'origine pour apporter son aide, ça serait déjà très bien ! »
Son baccalauréat en poche, Hennou Allali Maamar traverse la méditerranée pour suivre des études de médecine en France. Une fois le serment d'Hippocrate prononcé, elle retourne au Maroc. « Je n'ai pas pensé rester en France une seule seconde », nous confie-t-elle. Tout au long du dialogue ressortira d'ailleurs, en filigrane, son amour pour son pays. Elle débute sa carrière de médecin à Meknès, où elle rencontre son mari, chirurgien. Ensemble, ils parcourent une bonne partie du pays. « On se disait à chaque fois que si notre pays avait besoin de nous à Oujda, ou autres, il fallait qu'on s'y rende. Car au début des années 1970, peu de médecins étaient en exercice. C'était un devoir d'être disponible ».
Place au social !
Ses enfants devenus bacheliers, il était temps pour Hennou Allali Maamar de se faire plaisir. « Une fois libérée de mes devoirs familiaux, je suis revenue à mon Oulmès natal ». Frappée par la souffrance des petites écolières, elle décide d'agir. « En tant que médecin, j'ai posé le diagnostic de cette maladie qu'est l'analphabétisme ». Puis, elle s'attèle à trouver le traitement d'attaque. Le traitement « étiologique » comme elle se plaît à le qualifier, titillée par le défaut professionnel. « Il faut rapprocher les petites filles de l'école, en les mettant dans un environnement où elles disposent d'un encadrement pédagogique et psychologique ».
Hennou Allali Maamar : « Que chacun commence par balayer devant sa porte. Si chaque cadre et homme d'affaires issu du monde rural – et ils sont nombreux – retournait à son patelin d'origine pour apporter son aide, ça serait déjà très bien ! »
Selon elle, les infrastructures ne suffisent pas. « Même si on construit des routes, on ne va pas résoudre le problème, car les filles vivent trop loin de l'école. Et les familles vivent loin les unes des autres ». Elle ouvre alors un internat, pour permettre aux petites filles d'être scolarisées, puis de retourner dans leurs familles pendant les vacances scolaires. Le projet séduit tout de suite ! Promotion nationale, INDH, ministère du développement social, de la famille et de la solidarité, entraide nationale,… Tout le monde se mobilise. Comme s'il suffisait juste d'avoir l'idée. « 68 filles vivent aujourd'hui dans l'internat. 38 sont au CP, et 30 au CE1. Quand je suis entourée de ces filles, je suis très heureuse !» s'exclame celle qui va y faire un saut au moins une fois par semaine.
The woman who makes the difference
Une consécration n'étant pas de refus à l'issue d'un tel parcours, Hennou Allali a reçu, le 31 octobre dernier à Washington, le prix de la « femme qui fait la différence », de l'association IWF dont elle est membre. « Dans tous les pays du monde, l'épine dorsale de la famille, c'est la femme. Elle a une sensibilité particulière qui lui permet de travailler pour que les siens aient le meilleur ».
Avant d'être formée en médecine et de basculer vers le social, Hennou Allali Maamar, qui nous prouve que la jeunesse ne se calcule pas en fonction du nombre d'années au compteur, a grandi grâce à la politique. « Je ne suis pas qu'associative, je suis également politique », nous lance d'un air un peu plus sérieux celle qui intègre le PPS dès ses années estudiantines. Pour elle, chaque marocain doit militer dans un parti. « Ce n'est que par le militantisme que l'on peut changer les choses ». S'adressant à ceux qui dénoncent les idées et actions de certains partis politiques, elle leur donne un conseil simple. « Je leur demande d'intégrer ces partis et de les changer ».
Il faut voter!
Evoquant les élections législatives du 25 novembre, elle demeure optimiste. « J'ai confiance en l'intelligence de mes compatriotes. Il suffit de leur montrer que vous êtes sérieux et que vous voulez du bien pour qu'ils vous suivent ». Et elle ne conçoit pas que ceux qui espèrent un changement n'aillent pas voter. « J'espère que beaucoup de monde se déplacera pour aller voter, parce que la chaise vide n'a jamais été bonne. Ne pas aller voter laisse la porte ouverte aux gens qui ont fait de mauvaises choses pour notre pays ».


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