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Sur un air des Balkans
Publié dans Le Soir Echos le 05 - 12 - 2011

Invités de marque, films événements, public marrakchi exceptionnel, la 11e édition du Festival international du film de Marrakech démarre dans la lignée du spectacle et de l'émotion depuis le 2 décembre. Un vent slave a soufflé depuis, porté par l'âme déjantée d'Emir Kusturika.
Qui mieux que Kusturika, rare cinéaste à avoir obtenu deux Palmes d'or au Festival de Cannes, la première ayant récompensé, en 1985, «Papa est en voyage d'affaires», puis «Underground» une décennie plus tard, en 1995, pouvait présider cette 11e édition, fruit de la maturité ? Il est de plus, le seul qui a accompli l'impossible avec seulement six films au compteur. On se souvient de cette scène surréaliste dans Arizona Dream (1993), où le comédien Johnny Depp pourfend les airs avec son étrange oiseau de fer… Au rythme de la voix éraillée, métallique d'Iggy Pop sur des sons puissants d'Europe de l'Est. Suivent Le Temps des gitans (1988), Chat noir, chat blanc (1998), La Vie est un miracle (2004), Promets-moi (2007), Maradona (2008).
Univers inclassable
Kusturica, a définitivement imposé sa patte filmique en créant un univers inclassable qui explore la culture tsigane, profondément marquée par la poésie, la musique, l'onirisme, des personnages issus d'un monde carnavalesque, épris de liberté, et affranchis de toute forme de code. Des personnages qui nous portent vers ceux De Milan Kundera, et du mythique roman «La vie est ailleurs». Car le cinéma d'Emir nous dépeint une vie multiple, fantasque, délirante.
Je l'ai croisé par hasard à l'issue de la soirée qui se tient quelques heures plus tard à Al Maaden et entamé une discussion sur un court-métrage intitulé «Alice au pays s'émerveille», dans lequel il a accepté de jouer comme comédien, à condition que la réalisatrice, accepte de venir tourner son film à Belgrade… Kusturika n'en revient pas, me confiant qu'il pensait que personne ne se souvenait de cet opus. Je lui confirme le contraire, et nous échangeons ensuite à propos du cinéma d'ex-Yougoslavie, actuellement, l'un des plus innovants, représentés par de jeunes cinéastes comme Aïda Bégic ou encore Mila Turijlic, venues présenter leurs films au Maroc, ces deux dernières années. La seconde star de cette 11e édition est le comédien vedette indien, Shah Rukh Khan, déifié par la foule en délire, à son arrivée sur le tapis rouge. Durant plus de vingt minutes, la star n'a pas hésité à saluer et à embrasser largement le public marocain, donnant du fil à retordre à son armada de gardes du corps.
Enfin, le film événement est «Or noir», nouvel opus de Jean-Jacques Annaud, présenté samedi 3 décembre, qui réunit un casting international et à l'image du Grand Maghreb : Antonio Banderas, Tahar Rahim, Freida Pinto, Driss Roukhe et les acteurs tunisiens Hichem Rostom et Mohamed Ali Nahdi. Un époustouflant et convaincant spectacle…
Or Noir : un printemps dans le désert ?
«Or Noir», actuellement dans les salles marocaines, a été projeté samedi soir au festival de Marrakech, en présence du réalisateur Jean-Jacques Annaud. Grande épopée autour de la découverte du pétrole dans la péninsule arabique, avec une lame de fond indubitablement d'actualité, le film est une superproduction aux dimensions grand public. Un budget colossal qui dégaine deux heures de chevauchées spectaculaires, de travellings désertiques et de tentes bédouines. Le film est aussi une satire de la schizophrénie ambiante.
Une production internationale
Retraçant l'histoire de Auda, un prince déchiré entre son père conservateur, qui s'insurge contre les forages opérés au cœur du désert et y voient une calamité à long terme – touché ! – , et son beau-père «progressiste» assoiffé de recettes pétrolières et tourné vers l'Occident, le film dégaine des dialogues sur l'Islam, et questionne les statuts de héros du peuple versus les émirs qui n'en font qu'à leur tête, happés par le pouvoir.
Grande épopée autour de la découverte du pétrole dans la péninsule arabique, le film est une superproduction aux dimensions grand public.
Le film est une superproduction financée par l'Institut du film de Doha et tourné en Tunisie et une hybridation entre les procédés hollywoodiens, un financement arabe et un casting international, dont un Tahar Rahim saisissant – de talent et de justesse- , un Antonios Banderas, en sheikh vénal et impitoyable, une Freida Pinto, terriblement lascive derrière sa moucharabia, et un Mark Strong plus talentueux que jamais. Allez voir ce cocktail-spectacle aux allures de printemps sur les dunes…


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