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Retour en force des diplômés chômeurs
Publié dans Le Soir Echos le 10 - 01 - 2012

Ils sont près de 200 cadres supérieurs au chômage à dénoncer leur exclusion de l'opération d'embauche ayant fait suite au PV du 20 juillet 2011. Plus d'une centaine a pris d'assaut le toit de l'annexe du ministère de l'Education nationale à Rabat. Ils menacent de s'immoler par le feu.
Sur le toit du bâtiment barricadé par les agents de l'autorité locale, un groupe de jeunes agite le drapeau du Maroc et font un signe de la victoire. L'annexe du ministère de l'Education nationale au quartier des Orangers à Rabat est, depuis jeudi dernier, prise d'assaut par des diplômés chômeurs qui se disent prêts à s'immoler par le feu à n'importe quel moment si le gouvernement de Benkirane ne les intègre pas directement dans la fonction publique. Coupés du monde, ils sont près de 132 à manifester leur colère d'avoir été « exclus » de la dernière opération d'embauche effectuée par l'ancien Premier ministre, Abbas El Fassi. C'est justement cette opération qui est contestée par ces diplômés chômeurs que même le chef du gouvernement actuel n'a pas réussi à calmer. « Abdelilah Benkirane nous a rendu visite, au premier jou r du sit-in, avec le ministre d'Etat et celui de l'Education nationale, ainsi que le gouverneur. Benkirane nous a même donné son numéro de téléphone personnel en nous invitant au dialogue. Cette initiative, nous l'apprécions énormément, m ais, à force d'attendre, nous avons fini par perdre confiance », confie ce membre.
A l'origine du problème?
Se faisant appeler « groupe des cadres supérieurs exclus du PV du 20 juillet 2011 », ces diplômés chômeurs titulaires de Masters et de doctorats de différentes disciplines, au nombre de 180, déclarent que l'opération d'embauche n'a pas été « transparente ». «Dans le PV signé au mois de juillet dernier, le gouvernement d'El Fassi a assuré que seuls ceux ayant obtenu leur diplôme en 2010 ou avant en bénéficieront. Nous avons constaté, cependant, que certains ayant décroché leur diplôme en 2011 en ont profité. Nous sommes dans la même situation, mais nous avons été exclus », explique le porte-parole Aziz Sbai. Pour rappel, une commission tripartite composée du CNDH, de la Primature et de la wilaya de Rabat a scellé un accord avec les manifestants issus de quatre coordinations et groupes de diplômés chômeurs. Résultat : un PV paraphé entre l'ensemble des parties assurant le recrutement direct des diplômés chômeurs en 2012. Seulement voilà, les jeunes porteurs de diplômes datant de 2011 découvrent qu'ils ne seront pas recrutés parce que l'embauche a été restreinte auxdiplômés de 2010
Pour rappel, une commission tripartite a scellé un accord avec quatre coordinations et groupes de diplômés chômeurs.
Que veulent-ils?
Ayant milité dans les quatre coordinations composées de cadres supérieurs au chômage, ces grévistes dont les diplômes datent de l'an dernier, décident, aujourd'hui, de se faire entendre par tous les moyens. « Nous n'avons pas le choix, nous devons faire pression, mais pacifiquement. Si nous squattons la terrasse de l'annexe du ministère de l'Education, ce n'est pas pour saccager les biens publics ou pour troubler l'ordre public, c'est juste pour transmettre notre message », précise ce membre. Et de prévenir que le sit-in ouvert ne sera suspendu que lorsque le nouveau gouvernement répondra favorablement à la revendication de « ce groupe d'exclus ». « Nous exigeons l'insertion immédiate dans le secteur public en application au décret ministériel 2-11-100 datant du 8 avril et définissant, à titre exceptionnel et transitoire, les modalités de recrutement dans certains cadres et grades et leur adhésion au PV du 20 juillet », martèle le porte-parole.
Travailler ou mourir
Alors que le gouvernement Benkirane affine encore sa feuille de route, les diplômés chômeurs signent un retour en force. « Notre revendication est légitime, nous n'allons plus céder aux promesses. Sans mesures concrètes, nous ne quitterons pas le toit de ce bâtiment », promettent-ils. Pourtant, leurs conditions de vie risquent de se détériorer d'autant que le bâtiment encerclé reste inaccessible. « On leur a coupé les vivres, nous n'avons pas le droit de les approvisionner. On a même mis des cadenas aux portes pour empêcher quiconque d'y accéder », raconte ce membre entourés d'autres camarades venus crier leur colère : « Ce sit-in risque de mal se terminer, c'est une catastrophe humaine qui guète nos camarades ».Le slogan qu'ils ne cessent de répéter haut et fort « Travailler ou mourir !», ils en font leur manière de vivre. « Nous n'acceptons plus que les opérations d'embauche soient liées à des considérations politiques, à du clientélisme. Nous avons droit d'avoir notre chance et, pour cela, nous sommes prêts à payer le prix », assure le porte-parole. Ce « prix » sera leur vie, les grévistes annoncent disposer de bidons d'essence qu'ils n'hésiteront pas à verser sur leurs corps. Un suicide collectif, le gouvernement de Benkirane s'en dispensera volontiers.


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