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Parkinson : tous concernés ! | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 11 - 04 - 2012

Voir ses membres trembler sans n'avoir aucune emprise dessus, même au repos. Véritable calvaire quotidien que subissent les patients atteints de la maladie de Parkinson. La journée mondiale de la maladie, célébrée aujourd'hui mercredi 11 avril, est une occasion de rappeler ses symptômes, ses traitements, et son évolution peu rassurante dans les années à venir.
Âge moyen du patient : 64 ans
Si le nombre exact de « Parkinsoniens » n'est pas connu au Maroc, une étude réalisée au sein du service de neurologie B et de neurogénétique du CHU Ibn Sina de Rabat, a permis d'en savoir plus sur le visage de cette maladie au Maroc. L'étude a été opérée par l'équipe du Pr. Wafa Regragui, médecin neurologue au sein du même service, sur 117 patients observés entre 2006 et 2010. Au vu des résultats, l'âge moyen des patients est de 64 ans, et celui du début de la maladie est de 57,3 ans. En accord avec la tendance mondiale, l'étude marocaine a relevé une prédominance masculine à 60,5 %. Aujourd'hui, si la situation n'est pas encore alarmante au Maroc, elle nécessite cependant la plus grande attention. L'augmentation inéluctable de l'espérance de vie, qui remodèlera notre pyramide des âges, augmentera le risque de contracter ce type de maladie. « Si aucune étude épidémiologique ne nous permet aujourd'hui de connaître le nombre exact de patients atteints au Maroc, il est assuré que leur proportion va augmenter avec le vieillissement de la population », confirme le Pr Ilham Slassi, chef du service de neurologie au CHU Ibn Rochd de Casablanca. La maladie de Parkinson mérite donc toute l'attention des pouvoirs publics, et des marocains eux-mêmes qui doivent augmenter leur vigilance face aux symptômes.
Entretien avec
le Professeur Ilham Slassi, chef du service d neurologie au CHU Ibn Rochd de Casablanca.
« La chirurgie n'est destinée qu'à une certaine catégorie de patients »
A quel âge se déclare la maladie de Parkinson ?
L'âge de début est très variable. Habituellement, la maladie se déclare au delà de la quarantaine, mais un début plus précoce est possible. Elle peut se déclarer exceptionnellement dès l'enfance ou l'adolescence.
Quels en sont les symptômes ?
Il peut s'agir d'un tremblement des extrémités, en démarrant le plus souvent par les mains. Ce tremblement se manifeste au repos. Il peut également s‘agir d'un ralentissement moteur, d'une gêne monitrice aussi bien dans la gestualité des mains que dans la marche. Il arrive que l'on observe des troubles de l'élocution, avec une voix assourdie, monocorde, et une limitation de la mimique du visage. Les faciès deviennent peu ou pas expressifs. Ce sont là tous les symptômes initiaux de la maladie, qui vont en s'accentuant. Avec le temps, les symptômes s'additionnent.
De quel traitement dispose le patient marocain atteint de la maladie ?
Le traitement est essentiellement médical. Les possibilités médicamenteuses sont nombreuses, même si tous les médicaments ne sont pas disponibles au Maroc. On y trouve le principal, qui est la L Dopa. Les traitements associés sont les agonistes dopaminergiques, mais la plupart d'entre eux ne sont pas disponibles. La troisième classe de médicaments regroupe les Icomt. Si l'agoniste et la L Dopa sont remboursés par la CNOPS, les Icomt ne sont pas encore remboursés.
A quel moment la chirurgie est-elle proposée au patient ?
La chirurgie n'est pas un traitement destiné à tous les patients. Certains candidats ne sont pas éligibles. Il faut que le diagnostic de la maladie de Parkinson soit confirmé, que nous ayons un certain recul pour le confirmer. Il est possible que, bien qu'étant en face des symptômes de la maladie de Parkinson, le patient soit atteint d'une autre maladie présentant des symptômes similaires. Il ne faut donc prendre aucun risque, parce que c'est une chirurgie lourde, fonctionnelle, et qui nécessite un coût élevé.
Qui est chargé de statuer sur l'éligibilité d'un patient à la chirurgie ?
L'indication de la chirurgie est posée par un comité multidisciplinaire, qui n'est pas uniquement constitué de neurologues. Une fois le dossier statué, on décide si oui ou non la personne est éligible à la chirurgie. Il faut également que le patient soit demandeur, qu'il soit convaincu de ce choix.
Le traitement médical disponible aujourd'hui est-il efficace ?
En général, le traitement produit un effet spectaculaire, et on observe une excellente réponse du patient. Si on ne peut pas guérir de la maladie de Parkinson, on peut améliorer la qualité de vie des patients. Durant les premières années, la réponse est excellente, mais au fur et à mesure que les symptômes s'aggravent, la réponse est moins bonne. Les doses fournies sont alors plus importantes, et on additionne les médicaments. Il arrive que les effets secondaires du traitement contrebalancent son efficacité, lorsque les doses sont très importantes. Et généralement, c'est à ce stade que l'indication de la chirurgie est proposée.


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