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Bahreïn, une étape réussie pour Maroc Export | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 04 - 05 - 2012

La dernière étape de la mission de prospection de Maroc Export dans les pays du Golfe et qui a concerné le Bahreïn, a été une véritable réussite.
Saad Benabdellah, DG de Maroc Export, et Ibrahim Mohamed Ali Zainal, vice-président de la Chambre de commerce et de l'industrie de Bahreïn, lors de la signature du protocole d'accord visant le renforcement des échanges commerciaux entre les deux royaumes.
Si en Arabie Saoudite, les hommes d'affaires saoudiens ont brillé par leur absence et leur désintérêt, les Bahreïnis, eux, ont démontré un engouement exceptionnel. En témoignent les files d'attente pendant les rencontres B-to-B à la Chambre de commerce et de l'industrie de Bahreïn à la grande satisfaction de Saad Benabdellah, DG de Maroc Export. Ce dernier a profité de cet événement pour signer un protocole d'accord avec la Chambre de commerce et d'industrie du pays, qui a pour objectif le renforcement des échanges commerciaux entre les deux pays, à travers un partage d'expériences et d'informations afin de faciliter les investissements et le climat des affaires.
Des échanges en hausse mais au profit de Bahreïn
La conférence de la journée du mercredi 2 mai s'est ouverte par une intervention de Ahmed Rachid Khattabi, ambassadeur du Maroc à Bahreïn. « Les échanges entre les deux pays sont encore très limités. Toutefois, nous avons observé une évolution depuis 2007. Alors qu'ils étaient de 21 millions de dinars bahreinis (472,5 millions DH) en 2007, ils se sont hissés à 38 millions de dinars (855 millions DH) en 2011, soit une hausse remarquable en 80 %», s'est félicité l'ambassadeur. Cependant, cette hausse des échanges est bien plus bénéfique à Bahreïn qu'au Maroc, selon Benabdellah, qui révèle que le Maroc a importé 810 millions de dirhams pour 38,25 millions DH d'exportations en 2011. Une situation que Maroc Export compte réhabiliter en exploitant plusieurs opportunités à Bahreïn et en nouant des partenariats stratégiques entre les entreprises des deux pays. Pour rappel, le Maroc exporte principalement des produits laitiers, matières plastiques, fruits comestibles, meubles, produits céramiques, ainsi que du bois et du cuivre. L'objectif est de diversifier ces exportations et d'y intégrer des produits à plus forte valeur ajoutée comme notamment les médicaments, le cuir et les produits alimentaires.
« Les potentialités d'échanges sont énormes »
Ceci sans parler de l'expertise que le Bahreïn peut apporter au Maroc qui s'apprête à mettre sur pied son projet de place financière. Car il faut le savoir, le Bahreïn est la plaque tournante de la finance de la région. C'est le seul pays de la région qui a compris, dès le début des années 90, la nécessité de diversifier son économie et de ne plus dépendre des ressources pétrolières et gazières. Résultat, les services financiers représentent aujourd'hui une part de plus de 25 % dans l'économie du pays alors que le pétrole n'en représente que 13 %. Pour Ibrahim Mohamed Ali Zainal, vice-président de la Chambre de commerce et de l'industrie de Bahrein : « Le Maroc importe principalement de l'aluminium et du pétrole. Et le Bahreïn importe du fromage, du textile et de l'alimentaire. Toutefois, les potentialités d'échanges sont énormes et ne doivent pas se contenter de ces produits et de ce volume ». La solution selon lui, est l'ouverture de nouvelles lignes directes aériennes et maritimes pour faciliter les échanges. Par rapport au climat des affaires dans le Bahreïn, il faut savoir que le pays, dont le PIB s'élève en 2010 à plus de 22,9 milliards de dollars, offre une panoplie d'avantages aux investisseurs. La propriété des étrangers peut représenter jusqu'à 100 %, la transparence est la plus grande dans la région et les impôts sont inexistants dans le pays. De plus, le capital humain est, selon le Conseil du développement économique de Bahreïn, le plus compétent et le plus formé du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Un capital humain bien rodé à la finance et surtout celle islamique que le Maroc compte lancer dans les prochains mois.
3 QUESTIONS À …
Saqer Shaheen Président du Conseil d'affaires maroco-bahreïni à la Chambre de commerce et d'industrie de Bahreïn.
Cette visite de Maroc Export incitera-t-elle les Bahreïnis à venir investir au Maroc ?
Je tiens à rappeler qu'avant le début de la crise financière, plusieurs projets de groupes bahreïnis ont été entrepris au Maroc à Tanger, Marrakech et Agadir. Aujourd'hui, avec la hausse des cours du pétrole dans la région des pays du Golfe, il y a eu des revenus additionnels conséquents. Nous souhaitons que ces revenus soient réinvestis dans des projets dans les pays arabes, surtout les pays avec lesquels nous entretenons de bonnes relations comme le Maroc. Nous espérons que des opportunités verront prochainement le jour pour plusieurs investissements au Maroc et au Bahreïn également. Ainsi, grâce à cette visite de Maroc Export chez nous et une présence d'une forte délégation marocaine, je suis sûr que plusieurs projets et partenariats verront le jour. La volonté de renforcer nos échanges est là, il ne faut qu'aller de l'avant et concrétiser.
Quels sont les principaux obstacles qui freinent un développement plus accru entre les deux pays ?
Je profite de cet événement pour demander aux responsables des deux pays d'ouvrir des lignes directes aériennes et maritimes. C'est très urgent d'agir dans ce sens. Car c'est, selon moi, le seul moyen qui encouragera les échanges d'une façon dynamique.
Quels sont les secteurs potentiels pour les investisseurs des deux pays ?
Nous avons effectué une visite auparavant au Maroc et nous étions très surpris par le degré d'organisation, d'accueil et surtout les opportunités qu'offre le Maroc aux investisseurs. Le Maroc comme le Bahreïn, ont lancé 10 dernières années des projets structurants et la volonté d'améliorer le climat des affaires est présente. Concrètement, ils y a plusieurs secteurs où le potentiel est existant. Le Bahreïn peut exporter son expertise financière au Maroc ou encore l'aluminium. Egalement, il fait développer les joint-ventures de la part des petites et moyennes industries. Cette forme d'alliances les rendra plus efficaces pour développer des relations stratégiques bénéfiques pour les deux parties.


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