Prix des carburant : la CDT interpelle l'Exécutif et réclame un retour à la régulation    HCP : une croissance économique de 4,1%, l'épargne stable 30,8% du PIB au T4-2025    Le Maroc face au test paraguayen avant le Mondial 2026    Bank of Africa renforce sa rentabilité avec 3,8 milliards de dirhams de bénéfices en 2025    Maroc–Egypte U17 : heure, chaîne pour suivre le match en direct    CAN 2025 : la CAF se retranche derrière le TAS après une finale sous tension    Casablanca : une académie digitale pour propulser les jeunes vers l'emploi dans les métiers du contenu    Akhannouch tranquiliza: «No habrá aumento en los precios del gas butano y la electricidad» a pesar de la guerra en Medio Oriente.    Après le partenariat stratégique, le Maroc et l'Indonésie renforcent la coopération sécuritaire    Congo - Brazzaville. La Cour constitutionnelle valide la réélection de Denis Sassou Nguesso    Présidentielle au Bénin. La campagne électorale démarre    Netanyahu : le pouvoir iranien finira par "s'effondrer de l'intérieur"    Rabat : La Tour Mohammed VI livrée en attendant son inauguration    Marhaba 2026: Armas Trasmediterránea renforce son offre maritime    Conflit au Moyen-Orient: Aziz Akhannouch préside la 1e réunion du comité chargé du suivi de l'impact sur l'économie    UM6P : c'est parti pour la 6è Semaine de la Science    PSU and FDG move toward electoral coordination ahead of 2026 vote    Ouahbi tire la sonnette d'alarme : des escrocs manipulent 100 MMDH en dehors du circuit économique    Etudiants américains évacués de Jordanie : Rabat devient leur nouveau campus    Appel du président égyptien al-Sissi à Trump: "Aide-nous à stopper la guerre"    Moyen-Orient : Al Adl Wal Ihsane appelle à l'unité contre Israël et les Etats-Unis    Energie et géopolitique : Les zones d'ombre des importations marocaines de carburants russes    Exécution de deux prisonniers en Iran et renforcement des mesures sécuritaires    Rachid Talbi El Alami représente SM le Roi à la cérémonie d'investiture du président de la République centrafricaine    Sécurité : le Ghana et l'UE scellent un partenariat    Hammouchi reçoit l'Inspecteur général de la police du Libéria    L'Inspecteur Général des FAR s'entretient avec le Chef d'Etat-Major des Forces de Défense du Kenya    Botola : Les matches de mise à jour du 1er au 6 avril    Mondial 2026 et 2030 : Gustavo Alfaro voit le Maroc comme favorit    Plusieurs clubs anglais intéressés par Talbi, Sunderland ouvre la porte à un départ    Nouveau report dans l'affaire des supporters sénégalais : deux avocats rejoignent la défense    Temps froid et fortes rafales de vent lundi et mardi dans plusieurs provinces    Rabat : Tehraoui lance la mise à niveau du système d'aide médicale urgente    Ceuta : Un deuxième tunnel secret relié au Maroc a servi au trafic de drogue    Liberian police seeks Moroccan expertise in security and crime fighting    Droits de l'enfant : l'ONDE présente son bilan annuel et scelle de nouveaux partenariats stratégiques    Fès Gate 2026 : une consécration pour les talents qui font rayonner le Royaume    Aéronautique : Avincis renforce ses services au Maroc    Casablanca : PwC dévoile les grandes tendances de la CEO Survey 2026    Cinéma : «Les Jardins du Paradis» de Sonia Terrab doublement primé à Milan    Mode africaine : 10 créateurs qui dominent la scène mondiale    Le Concours International de Musique de l'OPM revient pour une 22e édition    Football : Ayyoub Bouaddi laisse planer le suspens pour son choix entre le Maroc et la France    Younès Belhanda accusé d'avoir agressé un ancien coéquipier en Turquie    FICAM 2026 : Une ouverture sur la jeunesse et l'évolution du cinéma d'animation    Festival [IN]VISIBLE 2027 : le Maroc au cœur de l'innovation immersive et mémorielle    Diaspo #434 : En France, Amine Le Conquérant se réapproprie l'Histoire des châteaux    Journée mondiale du Théâtre : Willem Dafoe rappelle la puissance unique de la scène    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Lutte contre la corruption : les administrations à la traîne | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 07 - 05 - 2012

Transparency Maroc a rendu public le dernier rapport du CAJAC, son Centre d'assistance juridique anti-corruption. Lors d'une conférence de presse, jeudi dernier à Rabat, les représentants de l'association ont dévoilé les limites de leurs interventions, engendrées par la rareté des réponses reçues de la part des autorités administratives.
Michèle Zirari (SG adjointe deTransparency Maroc) et Abdessamad Saddouq, SG de Transparency Maroc.
L'ONG Transparency Maroc a dévoilé, lors d'une conférence de presse tenue jeudi dernier à Rabat, le dernier bilan de son Centre d'assistance juridique anti-corruption (CAJAC). Pour rappel, ce centre, dont le premier a été créé en janvier 2009 à Rabat, vise à écouter les victimes ou témoins de corruption, et de leur apporter, si besoin est, un conseil juridique. Après un lancement dans la capitale, avec un premier centre, deux autres CAJAC se sont ouverts à Fès (en septembre 2011), et à Nador (en février 2012). À en juger par les chiffres fournis par l'ONG, les citoyens ont peu à peu eu vent de l'existence de tels centres. Les spots de sensibilisation transmis sur les ondes radiophoniques en sont les principaux vecteurs. « Depuis le 1er janvier 2012 et jusqu'au 30 avril, le CAJAC de Rabat a enregistré 306 plaintes, dont 54 dossiers ouverts », a annoncé Mohammed Ali Lahlou, directeur du CAJAC.
Un total de 1 946 plaintes sur trois villes
Côté régions, les chiffres ne sont pas aussi éloquents, du fait principalement de leur ouverture récente. « Durant la même période, le CAJAC de Fès a enregistré 33 plaintes dont 9 dossiers ouverts. Entre février 2012 et le 30 avril, le CAJAC de Nador a, quant à lui, comptabilisé 42 plaintes dont 6 dossiers ouverts ». Au total, le nombre de plaintes depuis le démarrage des CAJAC s'élève ainsi à 1 946, tous centres confondus. Parmi eux, 791 dossiers sont en lien avec des affaires de corruption. (manque de transparence, trafic d'influence, abus de pouvoir,…)
« Ce sont généralement les services courants, où le citoyen est en contact direct avec l'administration, que Transparency Maroc a enregistré le plus de plaintes. Durant l'année 2011, 15 % des cas ont ainsi concerné les autorités locales et les communes », a indiqué le directeur du CAJAC.
Des demandes restées sans réponses
Le CAJAC apporte ainsi un conseil juridique aux plaignants, conseil qui se doit d'être complété, le cas échéant, par une enquête effectuée par l'autorité concernée. Par exemple, dans le cas d'une affaire de corruption impliquant un gendarme, c'est l'inspection générale de la gendarmerie royale qui est contactée. « On s'adresse en tant qu'association, à des autorités locales pour leur demander d'apporter quelques éclaircissements. On leur demande d'ouvrir des enquêtes ou de s'assurer de la véracité des faits », détaille le directeur du CAJAC. Ces derniers mois, les correspondances se sont multipliées. La liste détaillée des différentes entités contactées a d'ailleurs été dévoilée hier par Transparency Maroc. Y figurent notamment le Haut commissariat aux eaux et forêts, la Fondation Hassan II des œuvres sociales des agents d'autorité, l'Inspection générale du ministère de la Justice, ou encore l'Inspection générale de la gendarmerie royale. « Entre 2009 et 2010, sur les 10 correspondances envoyées à ces administrations, nous n'avons reçu que 2 réponses. En 2011, 13 réponses ont été données à 31 correspondances. Et entre janvier 2012 et aujourd'hui, les 32 correspondances envoyées n'ont reçu que 6 réponses », a détaillé Mohammed Ali Lahlou. Transparency Maroc ne reçoit au final, des réponses que dans « moins de la moitié des cas », comme l'a déclaré Michèle Zirari, secrétaire générale adjointe à l'ONG. Or pour que l'affaire puisse suivre son cours, il est essentiel de posséder des indices suffisants qu'il existe une corruption ou un comportement qui puisse se rattacher à la corruption. « Nous ne sommes pas chargés de vérifier la véracité des informations données par la personne », insiste Michèle Zirari. La lutte contre la corruption ne pourra donc prendre l'ampleur souhaitée que si les autorités de tutelle jouent le jeu de la transparence. Le citoyen attend des réponses.
Un article incomplet
Le droit à l'information, comme prôné par Transparency Maroc ainsi que par d'autres associations, a été mis en valeur dans l'article 27 de la nouvelle Constitution. Un article qui commence comme suit. « Les citoyennes et les citoyens ont le droit d'accéder à l'information détenue par l'administration publique, les institutions élues et les organismes investis d'une mission de service public ». Selon l'expert juridique Hafsi, engagé aux côtés de Transparency Maroc, ce texte de loi a été rédigé à la va-vite, et n'a pas englobé l'ensemble des personnes concernées par le droit de l'information. « Nous n'avons parlé que de citoyens, et pas des personnalités morales. De plus, les étrangers sont également exclus de cet article de la Constitution, alors qu'ils ont également droit à cette information ».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.