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« Le peuple doit détenir tous les pouvoirs » | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 23 - 07 - 2012

Une semaine après son élection à la tête d'Annahj Addimocrati, Mustapha Brahma répond aux questions du Soir échos. Sahara, monarchie, PJD, le nouveau SG parle sans détour de la situation politique actuelle.
Mustapha Brahma (à gauche), secrétaire général d'Annahj, aux côtés de Abdelmoumen Chbari, membre du conseil national du parti.
Le congrès du PJD, qui s'est tenu le même week-end que celui d'Annahj, a t-il fait de l'ombre à ce dernier ?
En réalité, ce sont deux congrès diamétralement opposés, à tous les niveaux, qu'ils soient idéologiques, ou par rapport au positionnement vis-à-vis du régime.
Quel est votre principal objectif maintenant que vous êtes à la tête du parti ?
Je voudrais rectifier une chose : le parti n'a pas de tête. Nous prenons plutôt des décisions de manière collégiale. Maintenant, notre principal objectif est dicté par le slogan que nous avons choisi pour le 3e congrès du parti : « Un front unifié pour un militantisme populaire contre le makhzen pour la construction d'un régime démocratique ». Nous considérons en effet que la principale entrave à la démocratie et la modernité est le makhzen. Ce slogan veut aussi dire que nous comptons revitaliser nos alliances, notamment le Rassemblement de la gauche démocratique (RGD) qui comprend le PSU, le PADS et le CNI, ainsi que l'Alliance de la gauche démocratique (AGD), composée de divers partis de la gauche radicale, de trotskistes et d'étudiants basistes (Qaiidyine).
Et le Mouvement du 20 février ?
Bien-sûr, nous continuons à soutenir le Mouvement du 20 février dont les revendications sont toujours d'actualité. Le peuple doit être détenteur de tous les pouvoirs. Nous militons pour une nouvelle Constitution émanant du peuple, à travers l'élection d'une Assemblée constituante. Une Constitution qui doit régir un Etat moderne, laïque, qui respecte l'égalité entre les sexes, garantit la séparation entre la religion et l'Etat et qui concrétise l'amazigh.
Ne craignez-vous pas, au cas où cette Assemblée constituante est élue, qu'elle soit majoritairement à composante islamiste ? Et ceci ne sera-t-il pas en contradiction avec votre objectif d'élaborer une Constitution laïque ?
Tout d'abord il faudra clarifier les règles du jeu. Nous proposons un débat national sur la laïcité, à tous les niveaux : partis, syndicats, société civile, afin d'arriver à un consensus. Notre objectif n'est pas d'avoir une simple majorité, mais d'arriver à un accord entre toutes les composantes du paysage politique.
Vous avez boycotté les derniers scrutins électoraux. Pourriez-vous envisager une participation aux prochaines échéances ?
Nous considérons que les élections sont une affaire tactique. Nous nous prononcerons au moment venu, en fonction de la situation. Nous ne sommes pas un parti électoraliste. Nous considérons que les élections sont liées à un rapport de force, à la nature de la Constitution, à plusieurs autres facteurs.
Bien des observateurs considèrent votre parti comme sectaire, déphasé avec son temps. Que répondez-vous à ces critiques ?
Je ne sais pas ce que veut dire « en phase». Je veux préciser une chose. La petite marge de liberté qui existe actuellement est le fruit de notre lutte, de l'emprisonnement de nos militants, de nos nombreux martyrs. Ceux qui disent cela sont des ingrats. Nous avons beaucoup évolué. Il ne faut pas oublier que durant les années 70, nous prônions la lutte armée contre le régime. Aujourd'hui, nous sommes dans la lutte démocratique, qui peut nous emmener loin vers la démocratie, même bourgeoise. Et c'est ainsi que nous pourrons poser les jalons d'une future société socialiste.
Par contre, nous considérons que certaines formations de gauche n'ont pas adopté une « évolution naturelle ». Elles ne sont pas exigeantes dans leur combat pour la démocratie. Et cela nuit à leur crédibilité.
Votre parti n'a pas de véritable assise populaire. Comment comptez-vous drainer les masses ?
Nous sommes un parti d'idées, mais aussi de militants. Nous essayons de renforcer nos remparts de militants. Sauf que nous ne cherchons pas à avoir de militants, juste pour le nombre.
On dit de vous que vous êtes plus ouvert que l'aurait été votre prédécesseur, Abdellah Harrif, que vous êtes plus conciliant envers la monarchie. Est-ce vrai ?
Sincèrement, tout cela a été inventé par la presse. Notre position n'a pas changé et nous sommes toujours pour un régime démocratique, pour une Constitution démocratique. Aujourd'hui, la balle est dans le camp de la monarchie : est-elle prête à abandonner le système makhzénien ? D'ailleurs, nous sommes convaincus que c'est au peuple de définir le régime qu'il souhaite.
Quelle est votre position sur le conflit du Sahara et sur le plan d'autonomie proposé par le Maroc ?
Concernant le Sahara, nous avons toujours défendu le principe de l'autodétermination du peuple saharaoui sous la houlette des Nations Unies. Nous avons soutenu le dialogue entre l'Etat marocain et le Front Polisario. Toutefois, l'alternative proposée par l'Etat marocain dépend de la volonté d'adhésion du Polisario au processus de négociations. Nous considérons que les discussions doivent continuer.
Comment évaluez-vous le travail du gouvernement PJDiste ?
Sincèrement, à part les sorties médiatiques et quelques actions à caractère populiste, il n'y a rien de concret à ce jour. Le gouvernement ne fait que travailler pour le système makhzénien. Ce que nous attendons, c'est la réforme des retraites, la garantie des libertés syndicales, l'arrêt des détentions à caractère politique Même pour l'économie de rente, malgré les paroles, rien de concret n'a été réalisé. Il n'y a pas eu de véritable politique qui puisse « fermer les robinets ». L'économie de rente est le bras armé du Makhzen économique.
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