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Ponctions sur salaire : indignation et colère | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 08 - 11 - 2012

La décision gouvernementale d'opérer des ponctions sur les salaires, pour les jours de grève, suscite la contestation des défenseurs des droits de l'Homme. Un appel à la protestation massive est lancé pour faire annuler cette décision.
Les voix s'élèvent pour exiger une loi organisant le droit de grève, mais en vain.
La décision gouvernementale d'opérer des ponctions sur les salaires des fonctionnaires grévistes fait encore des vagues. La Ligue marocaine pour la citoyenneté et les droits de l'Homme (LMCDH) monte au créneau pour dénoncer cette décision, qu'elle juge illégale et portant atteinte aux droits et libertés syndicales. « Cette décision d'opérer des prélèvement sur les salaires des fonctionnaires grévistes porte atteinte au droit de la grève en particulier en l'absence d'une loi réglementant la grève », dénonce dans un communiqué le bureau exécutif de la LMCDH, qui annonce sa décision de saisir l'Organisation internationale du travail pour arbitrage.
Légal ou non?
Selon la Ligue, la décision en question est tout simplement anti-constitutionnelle. Un avis non partagé par le ministère de la Justice qui souligne que son initiative s'inspire de la Constitution. «Si la loi fondamentale garantit le droit de grève, elle prescrit aussi la bonne gouvernance et lie la responsabilité à la reddition des comptes» explique son département dans un communiqué.
La grève est un droit consacré par toutes les Constitutions depuis 1962. Une loi organique devait être édictée en vue d'organiser ce droit, mais depuis cette date, aucun texte législatif n'a vu le jour. Un projet de loi a été élaboré par le ministère de l'Emploi pour combler le vide juridique, seulement il demeure dans les tiroirs. Aucun des gouvernements qui se sont succédé n'a eu le courage de prendre une décision claire à ce sujet. Les voix s'élèvent pour exiger une loi mais en vain. Aujourd'hui, la Ligue marocaine pour la citoyenneté et les droits de l'Homme réitère cet appel afin de mettre fin aux débordements.
Les pouvoirs publics campent sur leur position
Pour le Gouvernement d'Abdelilah Benkirane, la décision d'opérer des prélèvements sur les salaires des fonctionnaires grévistes est « irréversible ». Il brandit l'article 39 du Statut général de la fonction publique pour légitimer sa décision, considérant ainsi les jours de grève comme de simples absences. « Des absences qui étaient préjudiciables à la marche normale des juridictions », souligne le ministre de la Justice lors d'un point de presse organisé à Rabat, pour exposer les raisons de sa décision. « Les sit-in sont de nature à perturber le bon fonctionnement du département de la justice et à nuire aux intérêts des justiciables et des auxiliaires de la justice, notamment après les avancées réalisées dans le dossier des agents de greffe au cours des dernières années », martèle-t-il. Lors de cette sortie médiatique, Mustapha Ramid a même avancé des chiffres. Selon lui, les pertes financières sont très importantes. Des grèves injustifiées ont coûté, depuis 2011, 67 millions de dirhams à l'Etat. De son avis, une sanction s'impose. Pour rappel, le ministère de la Justice a déjà opéré des prélèvements sur les salaires des greffiers. « Dans certaines régions, les prélèvements ont atteint 15 jours de travail. C'est immense », s'indigne le Syndicat démocratique de la justice, lors d'une conférence de presse organisée récemment à Casablanca. Les ministères de l'Intérieur et de la Santé auraient donné leurs instructions pour appliquer cette décision. Une décision qui suscite la colère et l'indignation des militants au sein de l'UMT à savoir Amine Abdelhamid, Khadija Ghamri et Abderrazak Idrissi. Dans un communiqué commun, les trois militants syndicalistes appellent à la mobilisation massive pour faire annuler cette décision qui, selon eux, porte atteinte aux droits acquis et aux libertés fondamentales notamment syndicales. Ils appellent également les syndicats au retrait du dialogue social qu'ils qualifient de « non constructif ». Ils en veulent pour preuve « l'application par le ministère de la Justice de la décision d'opérer des ponctions sur les salaires des greffiers sans concertation préalable avec les syndicats ». Amine Abdelhamid, Khadija Ghamri et Abderrazak Idrissi incitent ainsi à la protestation. Cette mobilisation des défenseurs des droits de l'Homme ne peut que réjouir le Syndicat démocratique de la justice qui a lancé un appel à toutes les organisations des droits de l'Homme de rallier sa cause qu'il qualifie de « légitime ».
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