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Zakat : les grandes lignes... | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 27 - 11 - 2012

Acte de piété obligatoire, la Zakat n'est pas le 3e pilier de l'Islam pour rien. Entre purification et contribution à un modèle social solidaire, l'aumône obéit à des règles que chaque Musulman se doit de suivre. Il s'agit d'aider les plus nécessiteux, mais surtout purifier le croyant de l'attirance « malsaine » qu'il pourrait avoir pour les biens matériels… Elle est généralement donnée à l'avènement de Achoura.
«Donner l'aumône n'appauvrit personne ». Beaucoup sont d'accord sur le principe de venir en aide aux plus démunis. Un aspect qui n'est pas forcement régi par des lois ou des règles précises, peu importe les croyances. Dans certains cas, c'est un réflexe sans arrières pensées. Dans d'autres, ça reste un moyen de parvenir à des fins précises, suivant des intérêts précis. Dans l'Islam, l'acte en soit représente le troisième de ses cinq piliers, essentiels à l'accomplissement du processus de foi. L'aumône est donc conseillée tout au long de l'année, et est obligatoire à certains moments, toutefois, selon certaines règles.
Qui doit s'acquit­ter de l'aumône légale et à qui doit-elle être attri­buée ?
« Prélève de leur bien une aumône par laquelle tu les purifies et les bénis, et prie pour eux. Ta prière est une quiétude pour eux . Et Dieu est Audiant et Omniscient». Sourate At-tawbah, Verset 103. Le livre Règles de l'Islam du Cadi Ayyad, validé par le ministère des Habous et des affaires islamiques, explique que « l'Aumône légale est obligatoire pour tout Musulman libre, doué de raison, non atteint de démence, de sexe masculin ou féminin, petit ou grand . Elle n'est due ni par le polythéiste car elle constitue une purification, ni par tout autre personne soumise dans une mesure quelconque au statut d'esclave». Certes, aujourd'hui l'esclavagisme tel que défini dans l'histoire et les dictionnaires n'existe «pratiquement» plus, ou bien sous d'autres aspects. Ainsi, nombreux sont les phénomènes sociaux contemporains qui laissent entrevoir le contraire, tels la traite des Femmes, le sur-endettement ou encore les petites bonnes. La question demeure ouverte et constitue un point de divergence. Par ailleurs, « Les aumônes sont destinées : aux pauvres et aux nécessiteux, à ceux qui sont chargés de les recueillir et de les répartir, à ceux dont les cœurs sont à rallier, au rachat des captifs, à ceux qui sont chargés de dettes, à la lutte dans le chemin de Dieu et au voyageur. Tel est l'ordre de Dieu. Dieu sait et il est juste », selon Sourate At-tawbah (Le repentir), Verset 60.
Quels sont les biens qui y sont soumis ?
« Ô les croyants! Dépensez des meilleures choses que vous avez gagnées et des récoltes que Nous avons fait sortir de la terre pour vous ». Sourate Al Baqarah, Verset 267. Attention donc à la nature de l'aumône. Selon Cadi Ayyad : « Les biens soumis à l'aumône légale sont l'or, l'argent, les bijoux faisant l'objet de commerce, les lingots d'or ou d'argent, les bestiaux (ovins, bovins et camélidés), les céréales, les oléa­gineuses, les fruits (dattes, raisins secs et olives), les biens dits »Ouroud » . Les immeubles bâtis ou non, vêtements, céréales, fruits et bétail destinés au commerce ».
Quelle en est la quantité à donner et quand doit-elle être acquittée ?
Globalement, chaque musulman doit s'acquitter de la Zakat dès lors que le montant de son épargne dépasse un certain seuil que l'on appelle le « nissab ». Ce nissab est indexé sur le cours de l'or ou de l'argent. « Elle doit être prélevée sur la chose elle- même après l'écoulement d'une année en ce qui concerne l'argent ou les marchandises, objet de commerce au moment de la maturité des céréales et des dattes, lors de presse des olives, de l'extraction de minerais ou de la vente des marchandises ne faisant pas l'objet de commerce ou achetées après l'écoulement d'une année aussi bien pour elles-mêmes que pour l'argent avec lequel elles ont été achetées, lors du recouvrement d'une partie d'une créance quelle qu'en soit l'importance si le minimum de la quantité imposable est disponible ou est obtenu par l'addition de la somme perçue après l'écoulement d'une année ou l'arrivée du préposé à la perception de l'aumône pour les bestiaux après l'écoulement d'une année également ». Concrètement, ledit «nissab» correspond à la valeur monétaire de 85 grammes d'or (595 grammes d'argent pour l'école hanafite). Une personne devient donc imposable si le montant de l'épargne cumulée tout au long d'une année lunaire est supérieur ou égal au nissab. « Pour les biens « Ouroud », l'aumône se calcule à raison de 2,5 % alors qu'elle est calculée à raison de 1/5 pour les minerais de petite quantité », toujours selon le livre « Règles de l'islam » du Cadi Ayyad.
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