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Quelle croissance durable pour l'Afrique ?
Publié dans Le Soir Echos le 25 - 03 - 2013

« Quel modèle de croissance durable partagée ? ». Quarante spécialistes de questions politiques et économiques issus de l'Afrique, de l'Europe, de l'Asie, et du continent américain se sont penchés sur la question lors de la première édition de la conférence internationale sur la croissance durable organisée par l'Institut Amadeus. Selon le think tank marocain, ce rendez-vous vient à point nommé. ce rendez-vous a en quelque sorte été dicté par le changement des rôles de plus en plus perceptibles dans le gotha économique mondial. « Le contexte actuel est marqué par la crise économique et un réel basculement au sein de la gouvernance économique mondiale en faveur des pays émergents. L'Institut Amadeus trouve pertinent d'organiser ce rendez-vous de rencontres et d'échanges au tour de la croissance. Les pays émergents ont prouvé ces derniers années qu'ils constituaient désormais des acteurs incontournables dans la relance de l'économie mondiale », confie Salahdine Talal, directeur en communication de l'Institut Amadeus.
La stabilité politique, un gage de croissance
«Pour autant il est difficile de parler de croissance économique sans réel stabilité politique au sein des pays dits émergents», c'est ce qu'ont essayé de démontrer les intervenants de la séance inaugurale qui portait sur les stratégies politiques à mettre en place pour assurer une croissance durable. De ces discussions, il en ressort que l'essor de l'Afrique ne pourra être réalisé qu'avec des Etats forts, la création d'emplois pour les jeunes et la prise en compte de la « sécurité culturelle » pour annihiler toutes éventuelles violences. Ces stratégies devront être chapeautées par un système juridique impartial.
Impliquer davantage les jeunes
La jeunesse devrait être la locomotive pour conduire l'Afrique sur les rails de la croissance. Le rôle important des jeunes a été mis en relief durant ce forum. Pour leur permettre de jouer pleinement ce rôle, il est impératif de résoudre l'épineuse question de l'emploi. « La chose la plus importante à mon avis est de mobiliser la jeunesse africaine pour pour les sensibiliser aux problèmes liés à la pauvreté, à la santé, à l'environnent, etc. Il existe beaucoup de problèmes et des défis communs. Aujourd'hui, il y a beaucoup de jeunes africains diplômés qui peinent à trouver un emploi. Les secteurs publics et privés ne peuvent pas créer des emplois pour tous ces jeunes. De nouvelles pistes sont envisagées pour essayer de les intégrer dans la vie active », souligne Bill Lawrence, directeur de la région MENA l'ONG Crisis Group. Les participants ont également préconisé la mise en place de systèmes d'éducation financière pour stimuler l'esprit d'entrepreunariat chez les jeunes.
Investir davantage sur les infrastructures
C'est une lapalissade. Il ne peut y avoir de développement, sans des infrastructures adéquates. Un domaine dans lequel l'Afrique traine les pieds. Les Etats relèguent souvent ces projets au second plan, de nombreux investisseurs rechignent à s'engager dans des zones caractérisées par une forte instabilité politique, des problèmes au niveau de la fiscalité, de l'environnement juridique des affaires. « L'investisseur a une perception du risque et ce risque est plus accru quand il s'agit d'investir dans les infrastructures qui sont des investissements à long terme comme sur des périodes de 25 à 30 ans. Il faut qu'il y ait dans nos pays un environnement plus attractif pour attirer ces investisseurs dans nos pays », analyse Aminata Niane, conseiller spécial du président du Sénégal Macky Sall et ancienne directrice de l'Agence pour la promotion des investissements et grands travaux (APIX).
La conférence a été l'occasion d'appeler les cinq Etats maghrébins à renforcer l'intégration régionale pour booster leurs économies. « La question de l'intégration maghrébine reste importante. Durant ce forum, on a essaye de montrer les expériences réussies notamment en Amérique du Sud. Des avancées se font mais sont actuellement un peu timides trop disparates et trop disproportionnées par rapport aux attentes des populations », indique Salahdine Talal.


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