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Le FITUC brûle les planches
Publié dans Le Soir Echos le 08 - 07 - 2013

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Célébrant son jubilé d'argent, le FITUC (Festival international du théâtre universitaire de Casablanca) a une fois de plus réuni les jeunes représentants du théâtre international, donnant à voir des performances chorégraphiques, théâtrales et musicales. La soirée de clôture qui a eu lieu jeudi soir au complexe Moulay Rachid, a été marquée par les allocutions du doyen de la faculté des lettres et des sciences humaines de Ben M'sik, du président du festival Abdelmajid elkaddouri, et par des performances musicales et théâtrales. La chorale de l'université Hassan II, sous la houlette du musicien Nabil Ben Abdel Jalil, s'est démarquée en interprétant le morceau traditionnel « Rham ya rassoul el lah », ainsi que le morceau « l'Amour est un oiseau rebelle » interprété par la cantatrice américaine Caroline Dorf. Un mini-concert de jazz a également égayé la soirée, interprété par les étudiants de l'université de Kennesaw, chapeautés par leur professeur, le compositeur Trey Wright.
Réalisé sur le thème « Arc-en-ciel : expressions et expériences théâtrales variées » le festival, comme à son accoutumée, a célébré la diversité et la pluralité, accueillant des talents venant de plus de cinquante pays. Les Etats-Unis, invité d'honneur cette année, ont brillé par le biais des étudiants de l'université des arts Kennesaw de Georgie, véritable mine de talents. Un tour d'horizon de la programmation s'impose.
Un théâtre expérimental
Serbes, Chiliens, Mexicains, Allemands, Français, Espagnols, Américains et beaucoup d'autres se sont succédés sur les planches, présentant des démarches expérimentales variées. Un dialogue d'expressions qui varie entre le théâtre de recherche, le théâtre chorégraphique, le théâtre épique et le théâtre interactif qui privilégie le spectateur. La veille de la clôture, un rendez-vous a été donné à la représentation théâtrale marocaine « Les deux immigrés » mise en scène par Mohammed Ayad, membre de la « troupe de la licence professionnelle en études théâtrales » issue de la faculté de Ben M'sik des Arts et des Sciences Humaines. La pièce, minimaliste, a mis en scène un huis clos entre deux hommes où l'espace et le temps sont occultés, ponctué de deux dialogues sur la vie, le quotidien, la différence, l'immigration. La pièce est emblématique du théâtre traditionnel qui met en avant le texte et le dialogue.
Parmi le théâtre reposant sur la parole, figure également la pièce « Regardless » de la troupe émiratie des étudiants de l'Université de Sharjah où douze acteurs se sont retrouvés sur scène pour s'exprimer sur l'extrémisme, la violence, le terrorisme. La troupe, qui s'inspire du théâtre dramatique du dramaturge syrien Saadallah Wannous, s'empare de sujets costauds et distille un théâtre au souffle épique accentué par une prose poignante en arabe classique. Séduit par le festival, l'assistant du metteur en scène Mohanad Karim, nous a fait part de son désir de donner un nouveau souffle à son théâtre. « Nous avons assisté à toutes les représentations, et nous avons été épatés. Le théâtre occidental nous dépasse de loin. Nous sommes contents d'être ici parce que nous sommes nourris des autres pièces présentées. Nous allons sûrement étoffer notre théâtre, l'alléger, et adopter une démarche plus gestuelle, le geste étant souvent plus éloquent que la parole », nous a confié le jeune metteur en scène.
Le spectateur, participant majeur
Côté français, les étudiants de l'université d'Artois, ont signé une pièce qui place le spectateur au cœur de la démarche théâtrale. « Anthony coup de ville » est presque dénuée de paroles, truffée de subtilités où défilent de petits tableaux retraçant le parcours initiatique d'un homme : son enfance, son évolution, ses premières expériences, sa vie quotidienne. Les six tableaux sont ponctués de critiques sociales, d'imageries liées à la religion et de clins d'oeil à l'actualité subtilement ficelés. De surcroît, les scènes sont dominées par une unité du groupe qui donne à réfléchir. On dirait que les acteurs évoluent de la même manière, avec la même démarche et la même gestuelle, avant de s'isoler de temps à autre dans leur propres personnages. Une unité suggestive qui invite le spectateur à décrypter davantage ces puissants tableaux imagés, sorte de métaphores intelligentes de l'homme face à sa société. Le festival qui nous a habitué à des fusions théâtrales n'a pas dérogé à la règle cette année. Sept étudiants allemands et sept étudiants marocains ont conjugué leurs talents pour monter une adaptation symbolique du roman de Tahar Ben Jelloun « Moha le fou et Moha le sage ». Ce roman prémonitoire de l'écrivain marocain, écrit en 1978, anticipe le Printemps arabe, les sociétés en changement et décrit une société à la lisière de l'autoritarisme, plombée par un système de répression et de soumission absolue. La pièce reprend ces thèmes en recourant à un collage philosophique et à un assemblage de scènes oniriques. Créée à la manière d'un théâtre chorégraphique inspirée du metteur en scène brésilien Augusto Boal, précurseur du « théâtre des opprimés » , la pièce a su cristalliser une société universelle et profondément humaine. En recourant à la poésie imagée, à la chorégraphie et la musique, la metteur en scène allemande Iriell Ruff a plongé le spectateur dans une ambiance de théâtre expérimental, d'une grande sensibilité.
Du haut de sa 25e édition, Le FITUC reste un kaléidoscope frémissant du jeune théâtre à l'international et une belle synergie éclectique que nous saluons. Longue vie.


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