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Les MRE insistent sur leur droit de vote
Publié dans Le Soir Echos le 15 - 08 - 2013

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Le Maroc a célébré le 10 août dernier la journée nationale des MRE. L'occasion de revenir sur la situation des Marocains résidents à l'étranger, leurs besoins et leurs droits. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?
Tout d'abord, il faut préciser qu'il y a deux catégories de Marocains résidents à l'étranger. La première catégorie des MRE est celle de première génération. La seconde catégorie compte les MRE de 2e et 3e génération. Leurs situations sont différentes, de même que leurs besoins comme en témoigne l'étude qui a été menée par la Belgique au sujet des choix conjugaux des personnes issues de l'émigration. Cette enquête a révélé que les MRE de première génération choisissent leurs conjoints du Maroc. Alors que les MRE de la deuxième génération préfèrent un partenaire qui est né et a grandi en Belgique.
En d'autres termes, un partenaire qui a même le cadre de vie. Ce qui prouve qu'il y a un changement radical d'orientation dans le choix du conjoint dans la communauté marocaine établie en Belgique.
C'est la même chose dans les autres pays d'Europe. Le nombre de ces unions a atteint près de 50%. Cet élément est révélateur du changement des MRE au fil du temps. Or, le Maroc n'est pas conscient de cela. Par ailleurs, on ne cessera de dire qu'un travail de fonds devra se faire au niveau de nos institutions diplomatiques à l'étranger à savoir les ambassades et les consulats. Il y a un vrai déficit au niveau des prestations. Cependant, il faut avouer que les consulats du Maroc à Paris et à Orléans font du bon travail. Il y a une nette amélioration au niveau des services fournis. Les autres consulats devraient s'inspirer du travail accompli par ces deux représentations diplomatiques.
Dans vos propositions aux autorités marocaines, vous demandez le recrutement de Marocains résidents à l'étranger au sein d'institutions publiques comme les ambassades, les consulats ou les services douaniers….
Oui. Cette approche va permettre de mieux répondre aux besoins des MRE et également de minimiser le coût pour l'Etat surtout en temps de crise. Faire venir un fonctionnaire du Maroc coûtera plus cher que d'embaucher un MRE. Un MRE est déjà établi dans le pays d'accueil alors que le fonctionnaire devra d'abord faire venir sa femme et ses enfants ( des charges de plus) puis s'adapter aux nouvelles conditions de vie.
Le Maroc n'utilise pas les compétences de sa diaspora pour le développement du pays.
Vous militez pour la participation politique des Marocains résidents à l'étranger. La Constitution a consacré ce droit cependant les textes d'application tardent à voir le jour….
Je suis révolté qu'on continue de nous mesurer à la capacité financière que nous apportons au pays. La Constitution était claire. Dans son article 17, elle stipule que les Marocains résidant à l'étranger jouissent des droits de pleine citoyenneté, y compris le droit d'être électeurs et éligibles. Ils peuvent se porter candidats aux élections au niveau des listes et des circonscriptions électorales locales, régionales et nationales. Une loi devra fixer les critères spécifiques d'éligibilité et déterminer de même les conditions et les modalités de l'exercice effectif du droit de vote et de candidature à partir des pays de résidence. Cependant, ce texte d'application accuse du retard. Quelles sont les raisons ? Je ne comprends pas. En outre, l'article 18 dit clairement que les pouvoirs publics oeuvrent à assurer une participation aussi étendue que possible des Marocains résidant à l'étranger, aux institutions consultatives et de bonne gouvernance créées par la Constitution ou par la loi. Toutefois, rien de concret. Nous militons pour l'application de ces deux articles de la constitution. Pour cela, nous menons un travail de lobbying auprès des partis politiques. Nous avons signé des conventions notamment avec le PPS, l'Istiqlal, le PAM et le PJD. Nous allons conclure un accord avec le RNI très prochainement. La participation politique des MRE va leur permettre de renforcer leur attachement au Maroc. Notre association est apolitique mais sa mission est d'influencer les hommes politiques du pays. Cap Sud MRE veut servir de passerelle entre les Marocains résidents à l'étranger et leur pays d'origine. C'est la raison pour laquelle Cap Sud MRE a été créé à Agadir et l'association Génération France-Maroc « 2ème Génération », à Mantes La Jolie.


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