Agadir: la pollution dégrade encore le littoral    Fati Jamali confirme sa contamination par le nouveau coronavirus    Explosions au Liban: Moulay Hicham et Cheikh El Kettani blessent les Libanais    Oujda: 12 lingots d'or et plus de 2 millions d'euros saisis par la BNPJ    Marché des changes: le dirham quasi-stable face à l'euro    OCP fête son siècle d'existence    Vaccin anti-Covid-19: un institut indien compte produire plus de 100 millions de doses    Ligue des champions : les résultats et le programme des quarts    Relance: Gouvernement, CGEM et GPBM s'engagent    Nouveau modèle de développement: le monde carcéral invité à s'exprimer    Arrivée à Beyrouth de l'aide marocaine médicale et humanitaire    Le tourisme: Une affaire de santé aussi    Rabat constitue son parc à sculpture    Un concours pour révéler les talents arabes du court-métrage    Le classement général de la Botola (mise à jour)    Champions League: le Real s'effondre face à City, Lyon sort la Juve (VIDEOS)    Education Nationale : 2.587 inspecteurs affectés au titre de 2020    Aguerd vers Rennes et En-Neysiri en quart de l'Europa League    Examen de passage pour Gattuso    Dans une lettre adressée au président du Conseil de sécurité des Nations unies, Christoph Heusgen    Le chômage poursuit son envolée au deuxième trimestre sous l'effet du Covid-19    Macron réclame une enquête internationale    La finance participative, un écosystème en perpétuelle évolution    Rachid Yazami : Je n'en reviens toujours pas qu'une telle quantité de nitrate d'ammonium ait été stockée pas loin du centre de Beyrouth    Rentrée scolaire 2020-2021 : Démarrage des cours le 7 septembre    La hausse des cas touchés par le coronavirus perçue différemment    Réunion du Conseil de gouvernement    Dans une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres    Berkane s'offre le WAC    Des fresques murales égaient la kasbah de Bni Ammar    Casey Affleck, en père protecteur dans un monde sans femmes dans "Light of My Life"    "Même pas mort", nouveau roman de Youssef Amine El Alamy    Tourisme national : un secteur d'avenir    Une mosquée incendiée dans le sud-ouest de la France (VIDEO)    La MAP lance la version arabe de son magazine mensuel «BAB»    Hit Radio : «Momo Morning Show» reprendra en septembre    Ligue des champions : Huit chocs pour quatre billets pour Lisbonne    Le président Ouattara a reçu un message du roi Mohammed VI    Accord de sponsoring : Le Raja et OLA Energy renforcent leur partenariat    Macron à Beyrouth : la colère des Libanais contre leurs dirigeants (vidéos)    Explosion de Beyrouth : L'aide humanitaire marocaine remise    La terre a tremblé en Algérie    Trump interdit TikTok et WeChat et la Chine crie à la « répression politique »    Le philosophe Bernard Stiegler n'es plus (vidéo)    Le président de la Chambre des représentants reçoit l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Rabat    Liban: Envoi d'une aide médicale et humanitaire d'urgence sur hautes instructions Royales    L'élan de conscience se renforce au Parlement européen    Hit Radio: Momo Morning Show reprendra en septembre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le hit parade 2009
Publié dans Le temps le 13 - 09 - 2009

Le dernier classement de référence des avocats d'affaires The Legal 500 vient de paraître.
En tête du peloton, Gide LoyretteNouel-Naciri, Kettani, UGGC et Mehdi Salmouni-Zerhouni. Des résultats qui confirment la professionnalisation de l'activité de conseil en droit des affaires.
Une idée répandue veut que les cabinets d'avocats d'affaires français dominent le marché marocain. La proximité de la langue et du système juridique, ainsi qu'une implantation précoce sont deux atouts qui expliqueraient ce tropisme français. L'impression est trompeuse. En réalité, les acteurs majeurs du conseil juridique sont d'abord marocains. Et lorsque des noms français sont cités, il s'agit souvent d'un mariage à la recette simple : un mix entre une expérience et un savoir-faire internationaux, conjugués à des compétences locales, nécessaires pour saisir les subtilités du droit marocain. Gide LoyretteNouel-Naciri& associés (GLN-Naciri) en est le parfait exemple. Dirigé par le brillant Hicham Naciri, c'est une association entre le fameux réseau français et un cabinet de droit marocain, établi de longue date. Aujourd'hui, le bureau de Casablanca de Gide LoyretteNouel-Naciri& associés compte autant d'avocats et juristes internationaux que locaux. Parmi ces derniers, beaucoup justifient de plusieures années d'expérience à l'international. Le cabinet, à l'image des plus grands confrères, réalise une grande partie de son chiffre d'affaires dans le conseil, même s'il offre à ses clients un full service, incluant le contentieux, sous la supervision de l'ancien bâtonnier Mohamed Naciri, célèbre pour défendre les intérêts du palais.
Cette marocanisation du droit des affaires, qui a longtemps été imputée à une volonté de préserver certains intérêts privés, a une explication très prosaïque. “Il y a un domaine où les avocats marocains sont imbattables : c'est le contentieux, précise un connaisseur des affaires juridiques. La procédure et la langue sont un obstacle pour les cabinets étrangers qui n'ont pas de compétences marocaines”. C'est pourquoi les cabinets locaux, qu'ils soient 100% marocains ou une implantation d'un cabinet international, tiennent le haut du pavé.
Le classement élaboré par Legal 500, un des annuaires de référence du secteur, montre la concentration de l'activité de référence, parmi quelques noms célèbres. Avec des différences minimes, selon les domaines d'activité.
Catégories
Si l'on prend en compte les moteurs de la croissance de ces dernières années, les activités corporate, grands projets, tourisme et construction sont l'apanage des grands noms de la place. Outre GLN-Naciri, les noms de Kettani Law Firm, UGGC & associés, Mernissi-FIGESreviennent souvent dans les premières marches du podium (lire encadrés thématiques).
Ces cabinets ont tous profité d'une hausse de l'activité, depuis quelques années. Une croissance portée par les projets d'infrastructure, les investissements dans les secteurs immobilier et touristique et par le marché boursier (IPO notamment). “Le Maroc s'est doté à partir des années 90 d'un corpus législatif qui a permis d'encadrer le monde des affaires et de faciliter l'investissement”, note ce praticien casablancais qui requiert l'anonymat.
Preuve de cet impact de la législation, l'annuaire The Legal 500 entrevoit des opportunités d'affaires dans le secteur, avec la relance du Conseil de la concurrence. Une bonne nouvelle, en pleine crise financière internationale. “La croissance du secteur, ces dernières années, doit beaucoup à une exubérance financière qui s'est tarie”, poursuit notre source. Les investisseurs du Golfe ont beaucoup investi dans le secteur touristique, jusqu'à l'année dernière. Faut-il alors craindre un éclatement de la “bulle juridique” ? Pas vraiment, puisque les cabinets les plus professionnels ont su diversifier leur offre de services et couvrent tous les domaines de la vie des affaires (lire encadrés thématiques) et que les niches sont plutôt à chercher du côté d'activités à fort potentiel de croissance, comme pour le droit fiscal ou la propriété intellectuelle. Dans ce dernier secteur, c'est d'ailleurs un cabinet spécialisé, dirigé par Mohamed Medhi Salmouni-Zerhouni qui est classé premier par Legal 500.
Les stars du barreau
Parmi les grands noms des avocats regroupés en structure d'importance : Hicham et Mohamed Naciri (GLN-Naciri), Azzedine et Nadia Kettani (Kettani Law Firm), Patrick Larrivé (UGGC), Kamal Nasrollah (August &Debouzy), AnertzMuniategi (Garrigues Maroc Sarl), et BassamatFassi-Fihri (Bassamat& associés). La nouveauté, relevée par The Legal 500, est à chercher du côté de Tanger. La ville du Détroit a vu l'implantation récente de deux cabinets d'avocats d'affaires espagnols. Le premier, Garrigues, leader du marché espagnol, vient d'ouvrir son deuxième bureau au Maroc après celui de Casablanca. Il a fait le même choix que Balms& Cruz, preuve que les cabinets d'avocats suivent les opportunités d'investissement.
Là où il y a de l'argent, vous trouverez toujours un avocat. Une pratique du milieu est de facturer les clients des cabinets selon le nombre d'heures passé par le ou les avocats sur un dossier, une pratique qui est aujourd'hui remise en cause dans de nombreux pays, notamment aux Etats-Unis. C'est une conséquence d'un rapport de marché, l'avocat faisant payer son “temps de cerveau disponible”. La coutume veut que les avocats les plus expérimentés (les fameux associés) soient rémunérés pour quelques heures seulement (à près de 400 euros de l'heure parfois), le reste du travail étant confié à des collaborateurs plus ou moins seniors, en fonction de leur expérience.
Aujourd'hui, les gros clients négocient des forfaits ou des caps (plafonds) qui permettent de maîtriser les honoraires. Une aubaine pour les meilleurs avocats qui parviennent à fidéliser des clients aux besoins toujours croissants.
PAR Mohamed Yazidy
Projets et droit public
1 GLN – Naciri & associés
Mernissi –FIGES
2 Kettani Law Firm
3 CMS Bureau Francis Lefebvre
Hajji & associés
UGGC & associés
Tourisme et urbanisme
1 Bennani & associés LLP
CMS Bureau Francis Lefebvre
GLN – Naciri & associés
UGGC & associés
2 August &Debouzy
Garrigues Maroc Sarl
Kettani Law Firm
Mernissi – FIGES
Corporate, fusions acquisitions
1 GLN – Naciri & associés
2 UGGC & associés
3 Kettani Law Firm
Arbitrage
1 El Andaloussi
GLN – Naciri & associés
Kettani Law Firm
Mernissi –FIGES
UGGC & associés
Propriété intellectuelle
1 Mehdi SalmouniZerhouni
2 Abu-GhazalehIntellectualProperty TMP Agents
Cabinet Aksiman
Bennani & associés LLP
Saba & Co
Bancaire, financier et marchés
1 GLN – Naciri & associés
2 Kettani Law Firm
UGGC & associés
3 August &Debouzy
Hajji & associés
SFM
Droit fiscal
1 A. Saaidi consultants
CMS Bureau Francis Lefebvre
2 SFM
3 Deloitte& Touche
Ernst & Young – AssociatedAdvisers
Garrigues Maroc Sarl
KPMG
UGGC & associés
Contentieux des affaires
1 GLN – Naciri & associés
Kettani Law Firm
2 Bassamat& associés
Bennani & associés LLP
El Andaloussi
Hajji & associés
UGGC & associés


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.