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Libye : Défection du chef de la diplomatie, arrivé à Londres
Publié dans Le temps le 31 - 03 - 2011

Moussa Koussa, ministre libyen des Affaires étrangères, longtemps chef des services d'espionnage libyens, a fait défection et est arrivé mercredi en Grande-Bretagne, en provenance de Tunisie.
Il s'agit là d'un "coup dur" pour le régime du colonel Mouammar Kadhafi, a-t-on déclaré à Reuters de source gouvernementale britannique. Moussa Koussa n'appartenait toutefois pas au cercle le plus rapproché du colonel Kadhafi.
Un ami de Koussa a déclaré à Reuters que le chef de la diplomatie libyenne avait démissionné en raison des attaques commises par les forces de Kadhafi contre des civils.
"Il a rompu avec le régime", a déclaré Noman Benotman, ami du ministre et analyste au sein du centre de réflexion britannique Quilliam. "Il n'était pas du tout content. Il ne soutient pas les attaques du gouvernement contre les civils", a-t-il poursuivi. "Il vient chercher refuge en Grande-Bretagne et il espère qu'il sera bien traité."
"Nous pouvons confirmer que Moussa Koussa est arrivé le 30 mars à l'aéroport de Farnborough en provenance de Tunisie. Il s'est rendu ici de son plein gré. Il nous a dit qu'il démissionnait de ses fonctions", a déclaré le Foreign Office.
Peu après son arrivée, il a été interrogé par des responsables du Foreign Office et des agents des services de renseignement britanniques.
Né en 1950, Koussa, qui est diplômé de l'Université du Michigan et parle couramment anglais, avait été nommé en mars 2009 à la tête de la diplomatie libyenne, en remplacement d'Abdourrahman Mohamed Chalgham, lui-même nommé ambassadeur aux Nations unies. Koussa était devenu en 1994 chef du renseignement extérieur libyen et, de l'avis de nombreux diplomates, il avait conservé ses fonctions au sein des services d'espionnage après son arrivée au ministère des Affaires étrangères.
Koussa est à l'origine du revirement spectaculaire de la diplomatie libyenne au début des années 2000, lorsque Kadhafi a négocié sa renonciation aux armes de destruction massive contre sa réintégration au sein de la communauté internationale.
DEJÀ EN DISGRÂCE ?
De concert avec l'un des fils de Kadhafi, Saïf al Islam, Koussa joua ainsi un rôle de premier plan dans les tractations permettant, en 2004, la levée des sanctions internationales contre la Libye. Depuis lors, il a fourni à Washington des renseignements sur les activités du réseau Al Qaïda en Libye et plus généralement en Afrique du Nord.
Voici une douzaine de jours, Koussa était apparu lors d'une conférence de presse à Tripoli pour annoncer l'arrêt immédiat de toutes les opérations militaires contre les insurgés libyens. Cette annonce n'avait pas été suivie d'effets.
Avant le déclenchement de l'insurrection libyenne, certains signes montraient que Koussa n'était plus en odeur de sainteté dans l'entourage de Kadhafi. Des informations, non confirmées, ont même fait état d'une altercation physique, devant plusieurs personnes entre le ministre et l'un des fils de Kadhafi.
Et lors d'un sommet international en décembre, à Tripoli, il avait passé beaucoup de temps à fumer à l'écart, seul et le visage triste, pendant que les proches collaborateurs de Kadhafi étaient cloîtrés dans une salle.
Le ministre libyen des Affaires étrangères était arrivé lundi en Tunisie et il a pris un avion mercredi après-midi à l'aéroport de Djerba pour se rendre à Londres, selon l'agence de presse tunisienne Tap. Il était entré en Tunisie à bord d'un convoi de limousines blindées, comme l'avait constaté un photographe de Reuters présent à la frontière.
"Koussa est l'une des plus hautes personnalités du gouvernement de Kadhafi et son rôle était de représenter le régime sur le plan international, ce qu'il ne souhaite plus faire", a indiqué le Foreign Office en ajoutant que Londres encourageait les membres de l'entourage de Kadhafi à le quitter.
Le régime libyen a assuré que le ministre des Affaires étrangères n'avait pas fait défection et qu'il était en mission diplomatique.
Si l'arrivée de Koussa en Grande-Bretagne ne manquera pas d'être présenté comme un triomphe par la diplomatie occidentale, elle risque de poser des questions embarrassantes au gouvernement britannique. Car nombreux sont ceux qui pensent que Koussa a joué un rôle dans l'attentat contre un Boeing de la Panam au-dessus de la localité écossaise de Lockerbie, en 1988. Tout comme dans la mort d'une policière britannique, Yvonne Fletcher, tuée à Londres en 1984.
Mercredi, quelques heures avant l'arrivée de Koussa, la Grande-Bretagne avait annoncé l'expulsion de cinq diplomates libyens, en signe de protestation contre les actes du régime de Tripoli et en estimant qu'ils constituaient une menace pour la sécurité du Royaume-Uni.
(Reuters)


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