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La bataille de la géolocalisation
Publié dans Le temps le 06 - 04 - 2011

Même si elle n'est pas assez développée, la géolocalisation
au Maroc est l'objet de toutes
les convoitises. Le point sur fond de guerre commerciale.
L'optimisation opérationnelle être pour une meilleure productivité s'avère l'une des solutions les plus aptes à conforter une entreprise commerciale dans sa croissance. Dans le domaine de la logistique et du transport, où les entreprises disposent d'une imposante flotte de véhicules, le concept de la géolocalisation est la variable la plus importante de cette équation dont la résultante découle vers une meilleure optimisation. En effet, cette technique repose sur un suivi en temps réel de l'ensemble de la flotte dont dispose l'entreprise, elle entraîne une diminution du coût au kilomètre, un renforcement de la sécurité, une maitrise de la flotte et par conséquent une gestion optimale et plus productive.
Etat des lieux
Même si au Maroc l'activité n'est qu'à ses balbutiements, les prémices d'un essor de la géolocalisation se font sentir. La filliére souffre encore de plusieurs maux. «Plus de 70% des entreprises dans le secteur du transport et de la logistique travaillent dans l'informel et la modernisation de leur flotte est leur dernière souci», s'indigne Abdelilah Hifdi, président de la Commission transport au sein de la CGEM (Confédération générale des entreprises au Maroc). Et d'ajouter : «Grâce au dernier contrat-programme logistique signé avec l'Etat, on garde l'espoir de changer la donne et moderniser davantage les véhicules en les équipant notamment d'outils sophistiqués pour une gestion optimale et une économie de coûts et de délais». Allusion faite à la géolocalisation !
Une chose est sûre, l'état vétuste du parc des camions et véhicules de transport ainsi que les méthodes de gestion patriarcale ne devraient pas être dans un avenir proche un mauvais souvenir. En attendant ce changement de mœurs, les acteurs locaux de la géolocalisation et les géants mondiaux tissent leur toile et posent les jalons de leur business sur le territoire marocain tout en se livrant à une véritable bataille commerciale et une veille concurrentielle permanente qui en dit long sur l'enjeu de ce marché restreint.
Flashback ! En 2008, l'entreprise Efficient Technology s'allie au leader européen des solutions de tracking GPS, Data & Mobiles, filiale de France Telecom, pour fournir aux entreprises marocaines une solution de gestion de véhicules et de personnes à distance, appelée DM Fleet. Cette solution consiste en un boîtier GPS/GPRS qui permet de recueillir les données géographiques qui sont instantanément envoyées par GPRS vers les plate-formes informatiques. Les informations y sont traitées, stockées et administrées dans un environnement sécurisé. Ces données sont ensuite accessibles aux clients par des applications SaaS sur Internet. Positions géographiques en temps réel, états de synthèse, rapport sur les flottes et sur le personnel itinérant. Tout y est détaillé avec précision. Un service intéressant pour les entreprises voulant opter pour la géolocalisation. «Ce partenariat avec un leader européen reconnu dans le domaine de la géolocalisation a donné le coup d'envoi d'une véritable course vers les parts de marché. Car au jour d'aujourd'hui, le marché potentiel de la géolocalisation au Maroc est estimé à environ 450 000 véhicules d'entreprises et d'administrations publiques», commente un professionnel du secteur qui a requis l'anonymat. Un marché qui représente une aubaine commerciale pour des entreprises qui se comptent sur le bout des doigts.
La guerre ne fait que commencer !
Présente sur le marché depuis à peu près une vingtaine d'années, Géomatic fait partie des entreprises pionnières de ce secteur. Elle emploie plus d'une quarantaine d'ingénieurs et techniciens et s'active notamment au-delà des frontières marocaines. En marge de l'opération stratégique d'Efficient Technology, Géomatic ne pouvait pas rester les bras croisés au risque de voir sa prédominance sur le marché marocain compromise. Réaction : en 2009, la société scelle un partenariat avec Telespazio France (groupes Finmeccanica et Thales) et Novacom Services (filiale de CLS et Telespazio). Cette collaboration a débouché sur une offre de services professionnels de géolocalisation plus compétitive, plus pratique, compatible avec plusieurs plateformes et bénéficiant d'une couverture mondiale.
Au moment de mettre en pratique la nouvelle solution au Maroc et de communiquer autour de ses fonctionnalités auprès des opérateurs concernés, un nouvel arrivant fait son entrée sur le marché. Et il ne s'agit pas d'une start-up ou d'une entreprise de taille modeste. TomTom, le leader mondial de la navigation et la localisation, compte tirer profit de ce marché et il n'y va pas par quatre chemins.
Fin 2010, Frédéric Langin, vice-président des ventes France, Moyen-Orient et Afrique du Nord du géant mondial Tomtom a declaré : «Nous apportons cette navigation de haute qualité au Maroc à des prix compétitifs et nous sommes confiants que nous pouvons atteindre au Maroc une position de leader comme c'est le cas dans le reste du monde». Cette déclaration a été faite à l'occasion de l'introduction de deux produits phares du leader mondial. Même si le groupe s'intéresse davantage aux particuliers avec des GPS pratiques et high tech, le top management de la multinationale nous confie qu'il compte investir de façon agressive dans le marché de la géolocalisation, via une opération séduction destinées aux entreprises opérant dans le secteur du transport et la logistique.
C'est dire que la guerre commerciale et la bataille pour des parts de marché s'annoncent rudes. «Ce n'est question que de temps», estiment des observateurs. Le temps que les véhicules s'équipent de terminaux de localisation et que les entreprises modernisent leur flotte. Le premier à asseoir sa notoriété et qui se démarquera par rapport aux autres aura pris une longueur d'avance sur les autres.
Mohamed Amine Hafidi
«La bataille se joue maintenant»
Que représente TomTom aujourd'hui ?
TomTom a été créé il y a plus de 20 ans. Aujourd'hui, nous sommes le leader mondial dans la navigation et la localisation. Nous employons 3 300 personnes et nous avons réalisé en 2009 un chiffre d'affaires d'environ 1,5 milliard d'euros. En 2004, nous avons créé un produit tout-en-un avec la possibilité de naviguer d'un point à l'autre aisément. Un produit qui a fait ses preuves sur des marchés matures comme en Europe de l'Ouest ou aux Etats-Unis. Notre objectif aujourd'hui est de consolider notre pénétration géographique et le développement de nos applications sur une plus grande panoplie de plateformes comme les smartphones par exemple.
Quels sont vos objectifs pour le Maroc ?
Le Maroc est le deuxième pays après l'Afrique du Sud qui fait l'objet d'une commercialisation de nos produits. Ce fut en avril 2010. Nous avons introduit deux produits phares de la marque et les ventes se sont bien comportées avec une moyenne de 100 unités écoulées par semaine. On travaille également avec des constructeurs automobiles comme Renault, Toyota, Mazda ou Fiat et nos GPS seront intégrés dans les véhicules Renault montés au niveau de l'usine de Tanger. Nous allons effectuer un accompagnement de ce marché et observer le taux de pénétration par rapport au parc automobile qui est de 40% en Europe. D'un autre côté, les informations rassemblées par nos serveurs à Amsterdam pourraient servir d'aides à la décision aux autorités marocaines.
Comment comptez-vous investir le marché marocain ?
Pour la cartographie, il y a très peu d'acteurs spécialisés au Maroc. Nous essayerons de réaliser une joint-venture avec un acteur local (comme fut le cas en Chine). Cet acteur nous fournira une première version satisfaisante de la carte et en s'appuyant sur nos dernières technologies en l'occurrence le iq-route, nous compléterons cette carte de façon optimale. Quant à la géolocalisation, nous introduirons de nouveaux services en 2011 destinés à la gestion de flotte. Vous savez, dans 15 ou 20 ans, tous les véhicules seront équipés d'un terminal de localisation. La bataille se joue maintenant et en fonction du taux de pénétration, nous déciderons quant à une implantation au Maroc.
Propos recueillis par M.A.H


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