Wydad-Raja: pas de vainqueur dans un derby très moyen (VIDEO)    Marché financier international: le Maroc lève 1 milliard d'euros    Réorganisation de « Casablanca Finance city »: le gouvernement donne son feu vert    Sahara marocain: nouveau coup asséné au polisario et à l'Algérie    Source militaire: plusieurs opérations menées ces derniers jours en Méditerranée    Bilan quotidien: 13 nouveaux décès à Casa-Settat    World News Day: D'esclave à activiste    Article 1067609    Confinement: La majorité des réfugiés au Maroc bénéficient des services de santé    Blanchiment de capitaux/financement du terrorisme: 390 affaires en 2019 et 2020    Une tonne de drogue saisie à Errachida    Opération «mains propres»: Au-delà du trafic d'alcool...    Maroc/Etats-Unis : Abdellatif Hammouchi reçoit à Rabat l'ambassadeur américain David Fischer    Pathologique fièvre électorale aux Etats-Unis : Quel cap pour le Maroc face à une Amérique déchirée ?    L'ancien chef de mission de Macron, Alexandre Benalla testé positif au Covid    La Barbade déclenche son «Queenxit»    US Round Up du jeudi 24 septembre – Ségrégation scolaire, Ecoles contaminées, Chômage, Trump/Markle,    A quoi servent les rapports d' activité des institutions de gouvernance ?    FAR: le général Louarak en visite d'inspection au mur de défense    Officiel: Luis Suarez signe à l'Atletico de Madrid!    Zidane au Wydad, Roberto Carlos confirme!    Ayoub El Kaabi de retour au Wydad!    Zlatan Ibrahimovic testé positif au covid-19    Ce soir, finale Supercoupe UEFA : Une présence marocaine et une menace covidienne !    Derby Casablancais : Le DTN et ses collaborateurs présents en mission officielle    La nécessité de la Politique !    Le camarade Abdelhak Khyari tire sa révérence    Wafa Assurance, quels impacts du covid-19 ?    30.000 tests anti-Covid rapides effectués dans la région de Fès-Meknès    Le Musée Mohammed VI rend hommage à Gharbaoui    Rabat : A la capitale, les musées sont ouverts    "Watchmen", les super-héros qui confrontent l'Amérique à ses démons passés et présents    Le coup de gueule de Laura Smet contre la cruauté envers les animaux    Ayoub Qanir primé à Toronto et Venise    CGEM : une Commission Afrique avec Abdou Souleye Diop et Ali Zerouali    La CGEM accueille trois nouvelles Fédérations    La jeunesse du PJD veut la tête de Mohamed Amekraz    Vers une alternance consensuelle ?    Settat: le covid-19 force un lycée à adopter l'enseignement à distance    Covid-19. Les Chinois nous piquent bien    Le monde de l'écriture et les champs de la création maghnifique    Youssef Mhakkak interpelle notre conscience dans «je suis une conscience»    L'art des objets, l'art de la trace    Le ministère de l'éducation nationale et le CESE signent une convention-cadre pour le partage d'expériences et de données    Fès : un brigadier contraint d'utiliser son arme de service pour interpeller un individu dangereux    Présidentielle américaine : Donald Trump peu enthousiaste à l'idée d'une passation pacifique du pouvoir    À Washington, derniers hommages à la juge Ruth Bader Ginsburg avant la bataille politique    Mali : la Cédéao pourrait acter vendredi une levée des sanctions    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Ces diplômes qui cartonnent
Publié dans Le temps le 28 - 06 - 2011

Désireux de booster leur carrière, nombre de concitoyens se ruent sur les grandes écoles.
Le Maroc connaît un essor dans tous les domaines. Aussi, les infrastructures et établissements économiques, industriels et de services poussent comme des champignons. Afin d'accompagner cet élan de développement, les responsables estiment qu'il est plus que jamais nécessaire d'avoir à disposition des compétences humaines et du savoir-faire à même d'accompagner les projets structurés et structurants auxquels aspire le pays. C'est pourquoi nombreuses sont les grandes écoles qui ont été et continuent d'être ouvertes au Maroc.
Une denrée très prisée
Animés par le souci de booster leur carrière, nombre de concitoyens se précipitent sur des offres de MBA de plus en plus diversifiés. Au fil des ans, ces formations ont acquis en prestige et en diversification. Aujourd'hui, les canaux sont nombreux mais les spécialisations s'adaptent aux exigences du marché. En effet, les compétences requises par la majorité des employeurs portent principalement sur la finance et le marketing, notre économie s'étant tournée vers les services. Dans ce contexte, les détenteurs du MBA deviennent une denrée très prisée. Toutefois, toutes les formations diplômantes ne se valent pas. Certaines écoles brillent par la densité de leur cursus, d'autres pèchent par la faiblesse, voire l'amateurisme de leur corps professoral. En outre, ces formations censées doper les carrières et les revenues coûtent de plus en plus cher pour des prestations souvent déficientes.
Dossier réalisé par Mohcine Lourhzal
Il est nécessaire d'avoir des compétences humaines à même d'accompagner les projets structurés et structurants du pays.
Pépinière de compétences
d'aucuns s'accordent à dire que la formation constitue un des piliers pouvant garantir une meilleur employabilité des jeunes, surtout en ces moment où la grogne populaire bat son plein contre l'exclusion sociale et le manque de perspectives d'avenir en matière d'emploi. De l'avis des spécialistes, la responsabilité est partagée entre l'Etat, appelé à mettre en place davantage d'infrastructures propres à la formation supérieure et le secteur privé, qui, lui, est sommé de faire l'équilibre entre le qualitatif et le quantitatif en termes de formations octroyées aux étudiants du cycle supérieur, notamment ceux qui choisissent d'intégrer les grandes écoles.
L'heure est à l'excellence
Le Maroc connaît un essor dans tous les domaines. Aussi, les infrastructures et établissements économiques, industriels et de services poussent comme des champignons. Afin d'accompagner cet élan de développement, les responsables estiment qu'il est plus que jamais nécessaire d'avoir à disposition des compétences humaines et du savoir-faire à même d'accompagner les projets structurés et structurants auxquels aspire le pays. C'est pourquoi nombreuses sont les grandes écoles qui ont été et continuent d'être ouvertes au Maroc. Devant cette situation, l'étudiant n'a que l'embarras du choix entre écoles de commerce, de gestion, marketing ou encore communication, etc. Depuis la création du premier Institut supérieur privé en 1981, les professionnels du secteur ne cessent de rappeler que leur premier souci reste l'octroi d'une formation digne de ce nom. La formation se doit de respecter le cahier des charges établi en concertation avec le département de tutelle au sein du ministère de l'Education nationale de l'Enseignement supérieur et de la Formation des cadres. La formation a par ailleurs l'obligation de répondre aux attentes des futurs lauréats. Ceci permettra ainsi une adéquation entre théories et exigences du marché de l'emploi. En d'autres termes, la formation qui sera dispensée à un étudiant donné, lui offrira inéluctablement une opportunité d'emploi, qui sera en ligne avec sa formation.
Pour les futurs bacheliers, étudier dans une grande école est perçu comme un grand atout, mais aussi comme une garantie d'excellence et un tremplin de carrière. Mounir, étudiant au lycée Moulay Driss 1er, estime qu'après l'obtention de son bac, il sera naturellement intéressé par un cursus supérieur au sein des grandes écoles privées. «Nous connaissons tous la qualité des études supérieures au sein des établissement publics. Vous devez décrocher votre bac avec un seize de moyenne. Dans les établissements privés, on donne à chacun une chance de réussir son parcours (…) Avoir seize de moyenne ne veut pas dire être un génie», ajoute t-il. Pour les parents d'élèves, intégrer une grande école offre la possibilité aux élèves de se construire un avenir prometteur grâce à un cursus universitaire choisi. Il ne s'agit donc plus de choisir une filière à la va-vite en raison de résultats insuffisants qui sont une entrave aux choix offerts.
A quel saint se vouer ?
Le mois de mai constitue chaque année une période où le compte à rebours commence pour nos bacheliers marocains. En effet, à la veille des examens, chaque élève aspire à donner le meilleur de lui-même afin d'intégrer une grande école qui lui permettra de se former comme il se doit et in fine, accéder à la vie active en étant armé comme il faut pour exceller, chacun dans son domaine de prédilection. Les filières de management, commerce ou informatique constitue les créneaux les plus prisés par les étudiants de cycle supérieur dans notre pays.
Management, un profil toujours attrayant
Le management constitue une filière qui attire de plus en plus d'adeptes. Qu'ils soient futurs lauréats ou anciens étudiants de cette filière, tous estiment que la gestion est une formation très demandée par les cabinets de recrutement et les chefs d'entreprises. Prenant conscience de l'importance de cette formation, le Maroc a autorisé l'ouverture d'un bon nombre d'écoles et instituts spécialisés dans ce domaine. L'une des pionnières en la matière est l'Institut des Hautes Etudes de Management (HEM). Cet établissement en activité depuis 23 ans a été fondé par Abdelali Benamour qui n'est autre que l'actuel président du Conseil de la Concurrence. Cet institut octroie une formation diversifiée aussi bien dans le secteur managérial qu'en matière de culture générale et d'aptitudes techniques. Cette diversité est soutenue par une équipe professorale entièrement pluridisciplinaire conjuguée à une politique de recherche innovante. L'institut articule son intervention autour de trois axes principaux : en premier lieu, un programme reposant sur des enseignements techniques et théoriques alliant compétences et culture générale ; en second lieu, une démarche interactive et participative nécessitant l'implication de l'étudiant, et enfin, le travail en groupe et l'auto-prise en charge. Une telle approche stimule le développement de l'esprit d'analyse et de synthèse, la capacité créative et le sens des priorités. Cette pédagogie est complétée par des activités associatives, para-pédagogiques et de développement personnel de l'étudiant. Ces formations sont destinées à accroître le goût du débat orienté vers l'action, stimuler les convictions au-delà de la passion et, en somme, développer une personnalité engagée et engageante. Sanaa El Aji, responsable de la Communication au sein de HEM, estime dans une déclaration au Temps que «plus de 70% des lauréats de HEM intègrent assez facilement le marché de l'emploi sans difficulté notoire».
Communication : l'art de convaincre
Depuis quelques années, le secteur de la communication connaît un essor sans précédent. De plus en plus d'étudiants se dirigent vers cette filière de formation qui ouvre davantage d'horizons et permet d'avoir une multitude de choix en terme de postes d'emplois. Mohamed Lahrech, lauréat de Com Sup estime que «le secteur de la communication au Maroc n'est pas suffisamment exploré». Selon lui, «c'est un créneau qui marche et a de beaux jours devant lui». «J'ai choisi la com du fait de la diversité des débouchés que cette formation m'a offerte. J'ai réussi, une fois mon diplôme en poche, à accéder à des postes de responsabilité, en général dans le département de la communication, dans des grandes firmes nationales mais aussi des multinationales de renommée».
Basée à Casablanca, l'Ecole Supérieure de Communication et de Publicité (Com'Sup) offre des formations diversifiées entre un Bac+3, un Bac+5, un double diplôme dans la politique de communication de l'Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines et un diplôme du 2è cycle de l'Ecole Supérieure de Communication et de Publicité filière des médias et de la presse de l'Institut Français de Presse entre autres. Nezha Souaidi, animatrice à Arriadya déclare que «Com'Sup a été une belle expérience qui va en parfaite ligne avec les exigences du marché du travail dans le pays». Et d'ajouter avec assurance : «Com'Sup m'a permis un encadrement et une formation complète, en adéquation avec le monde du travail au Maroc. La diversité des cours et les activités pédagogiques m'ont apporté les capacités, compétences et savoir-faire qui me permettent aujourd'hui dans ma profession d'accomplir comme il se doit mon métier d'animatrice». Pour Selma Essakali, responsable communication bayt.com, «l'Ecole Supérieure de Communication et de Publicité est une sorte de garantie d'emploi». «Diplômée en 2005, j'ai été recrutée tout de suite par un géant du transport express DHL (…) Aujourd'hui, je suis responsable SME/SMI à bayt.com un site international de recrutement. Le poste que j'occupe actuellement, je le dois en partie à Com'sup, grâce à l'efficacité et le professionnalisme de ses enseignements, sa pédagogie et son équipe toujours à l'écoute».
Tourisme : les priorités
Le Maroc ambitionne d'accueillir 10 millions de touristes à l'horizon 2020. Dernièrement, Marrakech a été secouée par un attentat terroriste contre la café Argana, qui a fait 17 morts et des dizaines de blessés avec une majorité de touristes étrangers dont des Français. Le département du Tourisme ainsi que l'ensemble des responsables ont tous été unanimes pour dire que le Maroc continuera d'être une plateforme d'accueil où règnent convivialité, offres touristiques alléchantes, mais aussi des professionnels du tourisme hautement qualifiés bénéficiant de formations répondant aux standards internationaux. Marrakech, on ne le dira jamais assez, constitue un QG des instituts supérieurs de tourisme. Il y a de quoi! La ville ocre regorge de potentiel et a été depuis toujours reconnue comme étant une des premières destinations touristiques à travers le monde. Marrakech regorge d'écoles et d'instituts spécialisés en tourisme et hôtellerie, comme par exemple l'ITHT (Institut de Technologie Hôtelière et Touristique). Cet institut spécialisé permet aux bacheliers ou élèves ayant un niveau bac de poursuivre un cursus spécialisé dans les métiers du tourisme, sous réserve de réussir le concours d'entrée et être âgé de 18 à 25 ans à la date de passage dudit concours. Sur une durée de 2 ans, la formation permet aux lauréats d'avoir un diplôme de technicien pour les élèves non bacheliers, et un diplôme de technicien supérieur pour ceux qui ont intégrés ITHT le bac en poche.
Aéronautique : plein gaz
Inaugurée par le roi Mohammed VI le 26 octobre 2000, l'Académie Internationale Mohammed VI de l'Aviation Civile est un établissement d'enseignement supérieur créé par l'Office National des Aéroports afin de répondre aux besoins croissants en matière d'aviation civile. L'académie, qui s'étend sur une superficie de 6 hectares à l'intérieur de la Technopole de l'Aéroport Mohammed V à Casablanca, a été réalisée en concertation avec l'Ecole Nationale de l'Aviation Civile de Toulouse et Thalès Université à Paris. L'accès à cette formation, longtemps considérée comme restreinte, est aujourd'hui disponible pour un large public. L'Académie Internationale Mohammed VI de l'Aviation Civile propose deux types de formation, à savoir : un cycle ingénieur d'une durée de 3 ans après les classes préparatoires aux grandes écoles des ingénieurs et un cycle Master réparti entre la gestion du Trafic Aérien et un Master en Electronique de la Sécurité Aérienne. Pour une admission au Master, le candidat doit impérativement avoir obtenu une licence technique ou un diplôme équivalent dans l'électronique, l'électrotechnique ou un diplôme spécialisé en automatique. Après un test écrit, les candidats l'ayant réussi, sont convoqués pour passer un test psycho-technique et une visite médicale, certifiant leur aptitude physique.
ISCAE : très convoitée
Considéré comme étant le premier établissement public au Maroc d'enseignement supérieur de gestion, l'ISCAE (Institut Supérieur de Commerce et d'Administration des Entreprises) a pour mission de préparer à l'exercice de fonctions supérieures dans les entreprises du secteur privé et public. Fondée en 1971, l'Institut est situé à la sortie de Casablanca au cœur de la nouvelle zone offshoring. Il possède également un local au quartier huppé Hay Riad de Rabat. L'enseignement dispensé à l'ISCAE couvre les techniques managériales, commerciales, financières, comptables et économie appliquée. Pour ce qui est de la formation octroyée, l'institut forme des gestionnaires polyvalents et des spécialistes en commerce international, expertise comptable, marketing ou encore gestion des affaires internationales. Les cadres en exercice, peuvent quant à eux également bénéficier de formations continues au sein de l'ISCAE. L'institut octroie un diplôme de cycle normal, supérieur ou master spécialisé. Le cycle normal, à titre d'exemple, donne lieu à une formation étalée sur 4 ans en commerce international, finance et comptabilité, marketing et force de vente ou encore en bourse et marchés financiers. La nouveauté au sein de l'ISCAE est que les diplômes des classes préparatoires en commerce seront équivalents à un Bac+5. Au fil des années, plusieurs personnalités ont été formées ou sont passées par l'ISCAE.
Allier la réponse aux besoins du monde de l'entreprise et d'épanouissement de l'étudiant est le credo de HEM.
«La qualité doit être un pré-requis»
Quels sont les avantages qu'offre HEM à ses étudiants ?
Je ne vous dirai pas la qualité globale de l'enseignement car la qualité, pour moi, n'est pas un avantage offert aux étudiants mais un pré-requis évident. En effet, qu'il s'agisse de formation initiale ou de formation continue, la qualité a toujours été de mise au sein de HEM. Cette qualité se reflète non seulement au niveau de ses programmes mais également au niveau de son corps professoral et de ses partenaires internationaux de renom. Je dirai donc plutôt que l'avantage principal de HEM est le fait de réellement mettre l'étudiant au centre de la réflexion et de l'action. Cela contribue ainsi à conjuguer le développement des compétences professionnalisées et renforcer les dimensions humaines et culturelles de l'étudiant. Il s'agit pour nous de concilier, pour chaque étudiant, la maîtrise des techniques managériales proprement dites et la maîtrise d'aspects plus transversaux très importants (méthodologies, esprit de synthèse, bon sens, sens de la communication, etc.). Il s'agit donc en fait d'allier la réponse aux besoins du monde de l'entreprise et la réponse aux besoins d'épanouissement personnel de l'étudiant. La mise en œuvre de cet avantage nécessite un certain nombre d'outils : la qualité de l'enseignement bien sûr, la proximité d'encadrement, les infrastructures adéquates, les stages annuels, les activités para-pédagogiques, et la mise en place de programmes d'échanges internationaux entre autres.
Quel avenir pour les diplômés de HEM?
Le taux d'insertion des lauréats de HEM est d'environ 75%. En d'autres termes, près des trois quarts de nos diplômés trouvent un emploi 3 mois au maximum après leur diplôme, voire pour bon nombre avant même son obtention. Le diplôme de HEM est donc, vraisemblablement, sollicité par les recruteurs ; en témoignent d'ailleurs les conventions de coopération signées avec de grandes entreprises de la place (telles que BMCE Bank, Méditel, Dell, Renault, l'Oréal, Maersk, Aiguebelle, Yazaki et d'autres). D'une part, les formations de HEM évoluent et sont continuellement en adéquation avec le marché du travail. D'autre part, outre le fait d'apprécier les compétences professionnalisées des lauréats, les entreprises recherchent et apprécient chez les diplômés de HEM leur sens de l'éthique, leur culture générale, leur personnalité et leur aisance de communication (aussi bien écrite qu'orale).
Que répondez-vous à ce qui avancent que les prix pratiqués par votre établissement sont chers ?
Comme je l'ai dis précédemment, se situant dans un système grande école plutôt élitiste avec tout ce que cela implique en termes d'enseignement, d'encadrement et d'infrastructures, les prix pratiqués à HEM vont de pair avec cela. Les prix pratiqués sur le marché diffèrent donc bien sûr d'un établissement à un autre dans la mesure où nous sommes dans un système de marché où le rapport qualité-prix peut varier. Ceci étant dit, globalement, vous avez raison ; le coût des études est souvent difficile à supporter par les familles. C'est la raison pour laquelle HEM a toujours milité pour des actions en faveur de la solvabilisation de la demande par un système de bourses de mérite, de défiscalisation ou de crédits études ; ce qui ne se fait pas encore de façon très avancée au Maroc.
«Il ne faut pas tirer profit des étudiants sans leur donner un service de qualité», estime Laura Kakon de l'UIC. Interview.
«Pour un service de qualité»
Comment l'Université internationale de Casablanca œuvre t-elle dans la promotion de l'enseignement supérieur privé ?
L'Université internationale de Casablanca s'inscrit largement dans la volonté étatique de rehausser le niveau de l'enseignement de manière globale et plus précisément l'enseignement supérieur. Notre université est classée numéro un mondial en enseignement supérieur privé. Nous disposons de cinquante universités à travers le monde, ce qui fait de nous le premier réseau mondial d'enseignement supérieur privé. Nous avons un vaste réseau étalé sur 24 pays. Aussi, délivrons-nous des diplômes d'Etats dans l'ensemble des pays dans lesquels nous sommes établis. Un de nos soucis majeurs reste la qualité et la volonté de délivrer des diplômes reconnus par l'Etat, ce qui constitue une grande valeur ajoutée pour nos étudiants et les lauréats de notre université. Nous travaillons avec le ministère afin d'être accrédité. Nous avons, à cet effet, rempli toutes les conditions du ministère de l'Education nationale.
Quels sont les avantages que vous offrez à vos étudiants ?
Nous sommes à 100% une université privée. Nous avons choisi le Maroc de par sa volonté de changement et d'ouverture. Aujourd'hui, notre modèle est orienté sur quatre valeurs. Nous donnons la possibilité à nos étudiants de poursuivre leurs études dans n'importe quelle université à l'étranger. Nos étudiants qui suivent leur cursus dans l'hôtellerie ou l'ingénierie bénéficient d'une accréditation à l'internationale du fait de notre partenariat avec de nombreux instituts de formation, en attendant que ces deux filières soient accréditées au Maroc. Je tiens à souligner que l'Université internationale de Casablanca suit le système LMD (Licence, Master, Doctorat), afin de donner à nos étudiants les diplômes les plus crédibles dans le marché de l'emploi. Dès le début du cursus au sein de notre université, les étudiants sont confrontés au marché du travail à travers des stages obligatoires et des cours pratiques qui viennent conforter les connaissances acquises en théorie. Nos étudiants sont également accompagnés par des tuteurs qui les aident à préparer leurs projets de fin d'études, leurs CV mais aussi de savoir choisir les entreprises les mieux placées dans le pays. Il faut savoir que le choix d'une filière doit être très bien réfléchi par les étudiants et par les écoles qui les forment. En ce sens, les établissements d'enseignement supérieur sont dans l'obligation d'aviser les étudiants des filières qui marchent le plus afin que les futurs lauréats ne soient pas induits en erreur. L'Université internationale de Casablanca forme ses étudiants en fonction des demandes du marché de travail marocain et des métiers d'avenir qui nécessitent des compétences bien précises.
Quid de la concurrence ?
Concernant la concurrence, notre université a un positionnement à part et de ce fait, ne se sent pas menacée par la concurrence. Bien entendu, la concurrence si elle est de bonne foie, dans le but de former des étudiants qui répondent aux demandes du marché national, régional ou international, est une bonne chose. Néanmoins il ne faut pas tirer profit des étudiants sans leur donner un service de qualité qui leur permettra de construire leur avenir.
La logique de performance commence par une écoute des besoins actuels et à venir des entreprises en profils.
La logique de performance
A quoi est dû le rapprochement de plus en plus prononcé entre les écoles privées marocaines et leurs équivalente publiques étrangères ?
Nous avons, depuis une bonne dizaine d'années, développé une politique audacieuse à l'international. La confiance en notre crédibilité et notre savoir faire constituent un axe majeur dans nos choix.
La conquête du monde est aussi recherchée par nos partenaires étrangers et ce pour but de rayonnement à l'international.
Peut-on espérer un tel rapprochement entre l'enseignement privé et public marocain ?
Toutes les écoles supérieures qui se respectent offrent des formations dignes de cette reconnaissance. Le processus d'accréditation lancé par notre ministère de tutelle est là pour vérifier tout cela.
Quelles sont les filières qui sont amenées à être exploitées par votre établissement dans un avenir proche ?
ESCA EM a toujours innové dans son projet pédagogique. Nous sommes convaincus que les énergies renouvelables sont un secteur porteur au Maroc. Nous sommes alors en phase de lancement d'un Master en management énergétique
Est-ce que la recherche pourra être généralisée à toutes les filières d'enseignement et à tous les types d'établissements ?
La recherche est un axe majeur pour tous les programmes d'une grande école. A ESCA EM, elle est axée sur tous les aspects du management, et d'autres aspects ayant trait à l'environnement général de l'entreprise tels la Géopolitique et la géo économie.
Estimez-vous que le diplôme de l'ESCA est convoité par les recruteurs ?
La notoriété auprès des entreprises est un indicateur très parlant. Le développement harmonieux et continu de ESCA EM depuis bientôt 20 ans nous permet d'être dans le peloton de tête de tous les classements concernant les Business Schools au Maroc ou au Maghreb. A cet effet, nous recevons, tout au long, de l'année plusieurs offres d'emploi et de stages. Les entreprises qui recrutent nos anciens apprécient très vite leur différence et les reconnaissent.
Lorsqu'on ne compte plus le nombre des écoles d'enseignement supérieur privé, quelle approche adoptée pour garantir une meilleure qualité des programmes de formation ?
Il y a dans l'enseignement supérieur une logique de performance qui commence par une écoute et une connaissance des besoins actuels et à venir des entreprises en profils, mais plus clairement en compétences et en aptitudes. Notre conseil scientifique et pédagogique, composé d'une vingtaine de chefs d'entreprises et de décideurs représentatifs du tissu économique et social marocain est là pour veiller à l'adéquation des formations de l'ESCA EM aux attentes des entreprises et du monde professionnel.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.