Donald Trump a affirmé que le Venezuela remettrait jusqu'à 50 millions de barils de pétrole aux Etats-Unis à la suite de l'opération Absolute Resolve. Washington présente cette décision comme un tournant stratégique pour l'économie énergétique régionale. Le président américain Donald Trump a déclaré, mardi 6 janvier 2026, que les autorités intérimaires du Venezuela allaient transférer entre 30 et 50 millions de barils de pétrole aux Etats-Unis, pour une valeur estimée à 2,8 milliards de dollars. L'annonce intervient quelques jours après l'opération militaire américaine ayant conduit à l'arrestation de l'ex-président Nicolás Maduro, le 3 janvier 2026, désormais détenu aux Etats-Unis où il devrait être condamné pour des accusations de narcotrafic et de trafic d'armes. Dans un message publié sur son réseau Truth Social, Donald Trump a précisé que ce pétrole de haute qualité serait vendu au prix du marché. Il ajoute que les revenus générés seraient, placés sous son contrôle afin de garantir qu'ils bénéficient à la fois au peuple vénézuélien et aux Etats-Unis. Le président américain a également affirmé que l'industrie pétrolière américaine deviendrait opérationnelle au Venezuela dans un délai de 18 mois, évoquant l'arrivée prochaine d'investissements massifs. Lundi, le président américain a déclaré à NBC News que le statut du Venezuela en tant que pays producteur de pétrole constituait un atout pour les Etats-Unis, dans la mesure où il contribue à maintenir les prix du brut à un niveau bas. Lire aussi : Les prix du pétrole reculent après les annonces de Washington sur le Venezuela Par ailleurs, selon CBS, partenaire américain de la BBC, des représentants des principales compagnies pétrolières américaines devaient rencontrer l'administration Trump au cours de la semaine. Washington voit dans cette transition politique une opportunité stratégique pour relancer la production pétrolière du pays, qui possède les plus grandes réserves prouvées au monde, estimées à 303 milliards de barils, et dont la production est en déclin depuis le début des années 2000. Selon le président américain, les prix du pétrole ont reculé ce mercredi. Aux alentours de 11 h 40, le baril de Brent de la mer du Nord, échéance mars, cédait 0,44 % pour s'établir à 60,43 dollars, tandis que son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en février, reculait de 0,75 % à 56,70 dollars. Pour rappel, ces déclarations sont intervenues à la suite de l'investiture de Delcy Rodríguez, ancienne vice-présidente, en qualité de présidente intérimaire du Venezuela. Celle-ci s'attelle actuellement à la mise en place de son gouvernement. Calixto Ortega Sanchez, ancien directeur de la Banque centrale et figure du secteur pétrolier, a pour sa part été nommé vice-président chargé des affaires économiques.