Programme Intelaka: Mieux couvrir le périurbain et le rural    Cuir: «La menace turque ne fait pas peur!»    Wikileaks: Les enjeux du procès de Julian Assange    Brèves Internationales    Coronavirus/Maroc: les dernières précisions du ministère    Les notaires se disent "ouverts" à un dialogue avec le gouvernement sur les honoraires    Insolite : Défi original    Mohamed Benabdelkader : Aucun nouveau cas de spoliation foncière n'a été enregistré    Colloque à la Chambre des représentants sur le thème de "La démocratie participative entre problématiques actuelles et perspectives de développement"    Rabat et Mexico conviennent de créer une plateforme de coopération parlementaire    Moubarak, l'autocrate déchu à l'image corrompue    Sous le feu de ses rivaux démocrates Sanders se pose en rempart à Trump    La détention de l'éditeur suédois Gui Minhai perturbe les relations entre la Chine et la Suède    En vidéo: Les obsèques de l'ancien président égyptien Hosni Moubarak    Tunisie : vote de confiance attendu pour le nouveau gouvernement    Soufiane El Bakkali vise l'or aux JO de Tokyo    Rabat se prépare à la 13ème édition de la Course féminine de la victoire    Le MAT et l'OCS accrochés El Guisser voit rouge    Les syndicats en mal de syndiqués    Le coronavirus se répand dans le monde mais tue moins en Chine    Manger gras et sucré dérègle le cerveau en à peine une semaine    Le calvaire des mères célibataires    "Chi wqat", nouveau titre de Khaoula Moujahid    Le streaming continue de stimuler l'industrie musicale    Nouvelle édition du Salon régional du livre et de l'édition à Laâyoune    Coronavirus : l'Iran accuse les Etats-Unis de répandre « la peur »    Virgin Galactic : près de 8.000 personnes sur la liste d'attente des voyages dans l'espace    Maria Sharapova annonce sa retraite    Champions League: le Wydad et le Raja dans une mauvaise passe    Cinq boxeurs marocains en demi-finales du Tournoi pré-olympique de Dakar    5ème Festival du livre de Marrakech : Leïla Slimani invitée d'honneur    «Chi wqat» : Nouveau titre de Khaoula Moujahid et Abdelilah Arraf    Mutandis Auto réduit ses parts dans Immorente Invest    Zina Daoudia se défend après ses propos en Arabie Saoudite (VIDEO)    «30 Melyoun» cartonne au cinéma    Basket-ball : La NBA s'invite en Afrique    Zouhair Feddal sur le point de rejoindre ce club    Abdelouahed Radi: “J'étais un disciple de Mehdi Ben Barka” (VIDEO)    Volvo Cars appelle à lutter contre les inégalités en matière de sécurité routière    Agadir, ce n'est pas si mauvais que cela!    La JS tire la sonnette d'alarme sur l'approfondissement de la perte de confiance    Les notaires « ouverts » à un dialogue avec le gouvernement sur leurs honoraires    Matinées de l'industrie : M. Elalamy met le cap sur la production décarbonée    Salé sous le choc après un parricide    Coronavirus : Tanger Med muscle les contrôles    Suite aux mouvements de grève annoncés pour mars prochain : Le ministère de l'éducation suspend le dialogue avec les enseignants    Les efforts du Maroc en matière de lutte contre la torture mis en relief à Genève    3e édition de l'Afrique du Rire    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les Muwachahat andalouses et alépines résonnent dans le ciel de Fès
Publié dans Libération le 24 - 06 - 2019

L'Orchestre arabo-andalou de Fès, dirigé par le maestro Mohammed Briouel et l'Orchestre syrien de Paris avec Omar Sarmini, ont illuminé le ciel de Fès, avec leurs Muwachahat andalouses et alépines à l'occasion d'une belle soirée, organisée, vendredi soir dans la somptueuse place de Bab El Makina, dans le cadre de la 25ème édition du Festival des musiques sacrées.
Un public nombreux est venu apprécier les prestations de ces deux groupes du muwachah, qui existe soit sous la forme de la waṣlâ alépine, soit sous celle de la noubah andalouse. Considéré souvent comme le summum de l'expression chantée dans la poésie arabe, les Muwachahat chantées par les deux orchestres, aux origines différentes, ont transporté l'assistance dans un voyage dans les méandres de la musique andalouse marocaine et le chant alépin, venu tout droit d'Alep en Syrie.
Fondé par feu Hadj Abdelkrim Rais dont Mohamed Briouel fut le disciple, l'Orchestre arabo-andalou de Fès est considéré comme le groupe le plus ancien et le plus important de musique andalouse marocaine. Créé en 1946, il est l'héritier de l'ensemble de musique andalouse existant déjà à Fès depuis 1912, une des villes où la tradition de la musique arabo-andalouse a été la plus préservée depuis la chute de Grenade en 1492.
Tout en assurant la continuité de cet art, notamment par l'enseignement dispensé aux jeunes musiciens désireux d'interpréter la musique arabo-andalouse, l'orchestre s'est donné pour mission de restituer cette musique sous sa forme historique. Ainsi, seuls les instruments traditionnels à cordes font partie de cet orchestre.
Le chant alépin incarne, lui, surtout deux styles qui s'entrecroisent constamment: la poésie chantée du muwashah et les hudûd Halabîya, chants populaires que Sabah Fakhrî, lui-même originaire d'Alep, a su faire apprécier à l'ensemble du monde.
Omar Sarmini est une des dernières grandes icônes de l'art musical alépin. Lui-même interprète et auteur d'un vaste répertoire sacré, il a été nourri par le rituel du dhikr que dirigeait son père le cheikh Muhammad Sarmini. Régulièrement en France, aux côtés de Julien Jalal Edin Weiss et de l'ensemble Al-Kindi, Omar Sarmini est réputé pour son interprétation de Muwaschahat remontant au XI° siècle et pour sa capacité à mettre en valeur les chants sacrés de sheikh Habboush, grand maître du chant spirituel.
Khalil Jerro, jeune chef d'orchestre prodige et violoniste virtuose, dirige l'Orchestre syrien de Paris et s'efforce ainsi de transmettre une des traditions musicales arabes les plus précieuses de notre époque.
Lorsque l'on évoque aujourd'hui la musique syrienne traditionnelle, force est de constater que l'on ne peut s'empêcher -au-delà ou peut-être, même davantage, du fait du déchirement actuel traversé par cette région du Proche-Orient- de penser à la plénitude du chant alépin, porteur tant de romantisme que de nostalgie amoureuse et mystique.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.