Résultats financiers : Auto Hall tire son épingle du jeu en S1    Quasi-stagnation de l'indice des prix en août selon le HCP    Karina Sebti, nouvelle DG de Management de transition en France    Zakaria Fahim: " Le nouveau modèle de développement doit encourager entrepreneuriat"    Japon: Pas de procès pour Ghosn avant avril 2020    Un atelier clandestin de fabrication de sacs plastiques démantelé à Mohammédia    10 millions d'écoliers, élèves et étudiants au Maroc    BMCE Bank Of Africa dément les allégations fallacieuses de Maghreb Confidentiel et Afrique Intelligence    Mariage des mineures: Comment en venir à bout?    Brèves    Remaniement : le RNI reste dans le prochain gouvernement    Le Maroc participe à une grande opération de l'Interpol    Très chère 2M ! "La deuxième chaîne nous rassemble" Peut-être bien, mais à quel prix ?    Habib El Malki s'entretient avec le directeur du FNUAP pour la région arabe    Tension au Congrès autour du signalement d'un lanceur d'alerte impliquant Trump    Insolite : Plus de jours fériés    Zidane face aux vents contraires après son pire naufrage au Real    Ligue Europa : Arsenal, Man United et Séville frappent d'entrée    Pour le Onze marocain, le chemin de Yaoundé passe en premier par Blida    Contrôle politique et autonomie des organismes publics    Eclairage à Rabat sur les vertus de la médecine traditionnelle chinoise    Les dindes de Tnine Chtouka !    Divers    L'EMSI organise le 4ème Congrès international SysTol    U2 en concert en Inde    Les incroyables révélations de Sinéad O'Connor    L'hologramme de Whitney partira en tournée en 2020    Tension au Congrès autour du signalement d'un lanceur d'alerte impliquant Trump    Il fait l'actu : Mohamed Karim Mounir, PDG de la BCP    Raja-Hilal Al Qods : Deux joueurs empêchés par Israël de jouer au Maroc    Le Raid sur la zone 51 : Une plaisanterie qui ira loin ?    Vidéos. L'Espagne célèbre la journée mondiale de la Paella    Loi cadre de l'enseignement. Une commission gouvernementale pour fixer les priorités    100 ans de l'aéropostale : Une exposition met en avant le rôle du Maroc dans l'histoire de l'aviation    Alerte météo : Averses orageuses localement fortes avec chute de grêle et rafales à partir du vendredi dans plusieurs provinces    Tarik Sektioui, nouvel entraîneur de la Renaissance sportive de Berkane    Eliminatoires CHAN 2020 : Maroc-Algérie, une confrontation fratricide à Blida    Le Festival Oasis 2019 comme si vous y étiez !    Statistiques du Haut-commissariat au plan (HCP)    L'Espagne s'achemine vers la tenue d'élections législatives anticipées…    Premières Assises nationales du Développement humain    Festival International du Film de Marrakech. Cap sur l'Australie !    DJ Nicola Cruz, l'explorateur de sons    Edito : Assises    Rabat: L'UE lance un projet de migration légale circulaire entre le Maroc et l'Espagne    Habib El Malki : La proclamation d'une Journée internationale de lutte contre l'islamophobie permettra de faire échec au discours de la haine    Insolite : Rivière teinte en vert fluo    Championnats du monde de boxe : Mohamed Hamoute éliminé en 8èmes de finale    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le film culte "Apocalypse Now" ressort dans une nouvelle version
Publié dans Libération le 17 - 08 - 2019

img class="responsive" style="display:none" src="https://www.libe.ma/photo/art/grande/36498010-32580068.jpg?v=1565962152" alt="Le film culte "Apocalypse Now" ressort dans une nouvelle version" title="Le film culte "Apocalypse Now" ressort dans une nouvelle version" / img class="not-responsive" src="https://www.libe.ma/photo/art/default/36498010-32580068.jpg?v=1565962162" alt="Le film culte "Apocalypse Now" ressort dans une nouvelle version" title="Le film culte "Apocalypse Now" ressort dans une nouvelle version" width="708" /
Quarante ans après sa sortie en 1979, Francis Ford Coppola n'en a pas fini avec son obsession pour "Apocalypse Now": son film culte au tournage maudit revient sur les écrans dans une nouvelle version restaurée, une demi-heure plus longue que l'original. Malgré le succès de son film sur la Guerre du Vietnam - Palme d'or ex-aequo au Festival de Cannes en 1979 et devenu une référence du 7e art -, Coppola n'a jamais été vraiment satisfait de son oeuvre de 1979, qu'il avait condensée en 2H33. Il avait sorti en 2001 une nouvelle version rallongée de 49 minutes, "Apocalypse Now Redux", avec des scènes supplémentaires.
"Apocalypse Now Final cut", d'une durée de 3H01, sorti jeudi aux Etats-Unis et mercredi prochain dans le reste du monde, avant une édition Blu-Ray, apparaît comme un compromis entre les précédentes versions, avec une restauration pour la première fois à partir du négatif original, qui aura pris près d'un an, et une qualité d'image et de son optimum, en 4K Dolby Atmos et Dolby Vision. "Meilleure version du film au monde", selon le cinéaste, ce "Final cut", présenté pour la première fois en avril au Festival de Tribeca, à New York, "apporte une qualité d'image et de son encore supérieure à ce qu'elle était", dit-il. "Le public pourra voir, entendre et ressentir ce film comme je l'ai toujours rêvé".
A New York, le cinéaste de 80 ans a dit avoir "toujours regretté certaines coupes" qu'il avait dû faire en 1979, mais que la deuxième version lui semblait "peut-être trop longue", d'où cette troisième. Le fait de remettre encore sur l'ouvrage son film témoigne aussi du rapport obsessionnel que le réalisateur du "Parrain" n'a cessé d'entretenir avec cette oeuvre.
Dans son "Dictionnaire amoureux du Festival de Cannes", l'ex-président du Festival Gilles Jacob, qui en était alors le délégué général, se souvient qu'en 1979, Coppola "en était arrivé à un tel niveau de folie obsessionnelle que, les mois précédant Cannes", il créait "une fin par semaine". Il raconte aussi que le réalisateur américain avait présenté à Cannes deux fins possibles aux festivaliers: "Une première fin dans la grande salle de l'ancien palais (des festivals) et, en variante, une autre, dans une petite salle".
Une "ultime hésitation" qui était venue couronner son "incapacité" à "monter cinquante mille mètres de pellicule" et à "trancher entre différents montages", un travail qui lui aura pris plus de deux ans, souligne Gilles Jacob. Le tournage légendaire de cette adaptation libre de la nouvelle de Joseph Conrad "Au coeur des ténèbres", racontant le périple du capitaine Willard (Martin Sheen), chargé de retrouver et d'éliminer le colonel Kurtz (Marlon Brando), avait avant cela rencontré toutes les difficultés imaginables.
"Nous étions dans la jungle. Nous étions trop nombreux. Nous avions beaucoup trop d'argent, beaucoup trop d'équipement. Et petit à petit, nous sommes devenus fous", avait déclaré Coppola au Festival de Cannes. Le tournage débute le 20 mars 1976 aux Philippines. Prévu pour durer quelques semaines, il s'étalera finalement sur 238 jours.
Des problèmes auront lieu d'abord avec les acteurs: choisi notamment après le refus de Steve McQueen, Harvey Keitel mécontente Coppola. Il le remplace par Martin Sheen, mais celui-ci fait un infarctus en 1977, et devra être absent plusieurs semaines. Quant à Marlon Brando, il arrivera sans préparation. Les conditions climatiques seront aussi très difficiles: fin mai 1976, le typhon Olga détruit décor et matériel, interrompant la production pendant six semaines. A cela s'ajoutent les accès de paranoïa de Coppola, sous l'emprise de la drogue, qui a perdu une quarantaine de kilos et a dû hypothéquer ses biens pour financer le film. Le budget, de 13 millions de dollars à l'origine, passera à 30 millions, le conduisant au bord de la ruine. "Soyons honnêtes. J'avais peur", a raconté Coppola au Festival de Tribeca. "Des choses terribles sont arrivées sur ce film", a-t-il reconnu. Mais, "si vous voulez faire de l'art, il faut aussi accepter le risque".


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.