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Malgré la polémique, le film de Polanski attire le public
Publié dans Libération le 22 - 11 - 2019

En dépit des appels au boycott après une nouvelle accusation de viol, le film de Roman Polanski, "J'accuse", a pris la tête du box-office français avec plus de 500.000 spectateurs pour sa première semaine en salle, un démarrage historique dans la carrière du réalisateur.
Il s'agit du "meilleur démarrage de sa carrière", assure CBO Box Office, auteur du classement. Selon l'organisme spécialisé, les précédents étaient "La neuvième porte" (499.344 entrées la semaine de sa sortie en 1999), "Oliver Twist" (482.752 en 2005) et "Le pianiste" (379.604 en 2002). Les données ne sont toutefois pas disponibles pour les films de Polanski antérieurs à 1995.
Programmé sur 545 écrans en France, "J'accuse", consacré à l'affaire Dreyfus, a attiré 501.228 spectateurs, soit une moyenne de 920 fauteuils par salle.
Ce total prend en compte les entrées réalisées depuis sa sortie le 13 novembre ainsi que les avant-premières. "J'accuse", avec Jean Dujardin, devance le film américain à gros budget "Le Mans 66" (402.917 spectateurs en une semaine). S'il réalise un très bon démarrage par rapport aux films précédents de Polanski, il se classe au 29e rang seulement des meilleurs démarrages de l'année.
Le film est sorti en pleine polémique, après une nouvelle accusation de viol contre le cinéaste franco-polonais de 86 ans. La photographe Valentine Monnier dit avoir été "rouée de coups" et violée par le réalisateur en 1975 à l'âge de 18 ans, en Suisse. L'avocat du cinéaste a réfuté l'accusation.
Roman Polanski est en outre poursuivi depuis plus de 40 ans par la justice américaine pour des relations sexuelles illégales avec une mineure en 1977.
Depuis, il a fait l'objet de plusieurs autres accusations de viol, qu'il a réfutées. Récompensé du Lion d'argent de la Mostra de Venise en septembre, "J'accuse" y avait aussi suscité des réserves, notamment parce que Polanski avait dit à plusieurs reprises qu'il voyait dans cette affaire un écho à sa propre histoire, s'estimant "persécuté".
Après une promotion difficile, une avant-première à Paris le 12 novembre puis une séance à Rennes le 16 et une autre à Bordeaux mardi soir ont été annulées en raison de blocages et de perturbations par des militantes féministes.
Un hashtag #BoycottPolanski est apparu sur les réseaux sociaux et plusieurs personnalités ont indiqué qu'elles n'iraient pas voir le film, comme la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité femmes-hommes Marlène Schiappa ou la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.
Mardi, la collectivité Est Ensemble, qui regroupe neuf communes de Seine-Saint-Denis, a annoncé vouloir demander la déprogrammation du film de ses six cinémas publics. Le président socialiste de la collectivité, Gérard Cosme, est finalement revenu sur cette décision mercredi matin, après s'être entretenu avec les directeurs des cinémas.
"J'ai échangé avec eux sur la liberté artistique", a-t-il déclaré aux médias. "Après avoir entendu chacun, en mon âme et conscience, je maintiens la programmation de +J'accuse+", a-t-il ajouté, précisant avoir demandé que des débats accompagnent la diffusion du film. L'annonce d'une déprogrammation avait suscité de très vives réactions de directeurs des cinémas concernés et d'élus du département, y voyant une "censure".


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