Chakib Alj et Ahmed Mehdi Tazi officiellement élus à la tête de la CGEM    Vahid veut jouer contre les grandes sélections du continent Africain    Walid Regragui quitte le FUS pour rejoindre Al-Duhail    Délimitation des frontières maritimes du Maroc : Les textes passent au parlement, la presse ibérique panique    Tanger Med : solutions dématérialisées pour l'export agroalimentaire    Au tour du HCP d'être entendu par la CSMD    Politique foncière: Une remise à plat s'impose, recommande le CESE    Système statistique national: Le sujet de la réforme enfin sur la table    Le coronavirus de Wuhan : Panique sur toute la ligne    Le PPS rend hommage au militant et à l'intellectuel engagé    Naufrage de la «rasd» en Amérique latine    Abdelkader Ababou: adieu l'artiste doux…    Le Groupe dresse son bilan 2019 : Renault Maroc performe à nouveau avec près de 400.000 véhicules produits    Procès en destitution de Trump: Mardi glacial au Capitole    Botola Pro D1 : Le Wydad de Casablanca nouveau leader    CAN-2020 de futsal : Objectif, conserver le titre    L'opposition russe en désarroi après la réforme éclair de Poutine    La Grèce sur le point d'être présidée pour la première fois par une femme    Au titre de l'année 2019 : 80 rencontres culturelles dans 35 cafés littéraires de par le Maroc    Improvisation sur «Des tranches de vie nées du néant»    "Mon corps, ma liberté", un mouvement sur les pas de "El Violador eres tu!    Italie: Les «sardines» défient Salvini…    La Caravane «Maroc-Innov» fait escale à Chichaoua au profit des jeunes porteurs de projets    Taroudant : Un couple soupçonné d'agression sur sa fille    Sommet UK-Afrique : Le Maroc en force à Londres    Perspectives prometteuses pour l'économie nationale : La DEPF table sur un taux de croissance de 3,7% en 2020    Burkina Faso : 48 heures de deuil national après une nouvelle attaque terroriste    Retraites : la CGT a mis à l'arrêt la plus grande usine hydro-électrique de France    L'enfant terrible de la mode Jean-Paul Gaultier raccroche au sommet de la gloire    Lamia Tazi nommée PDG du laboratoire pharmaceutique Sothema    Edito : Nouvelle victoire    Classement Rekrute: Qui sont les 25 employeurs les plus attractifs?    Arrestation à Meknès d'une vagabonde pour enlèvement présumé d'un nourrisson    Le sommeil contrecarre le larcin planifié par un Marocain dans un complexe commercial en Italie    Le directeur sportif du FC Séville”Monchi”: Youssef En Nesyri a un énorme potentiel    Didier Six,l'entraîneur de la Guinée: C'est vrai que le plus gros morceau, c'est le Maroc    Session de formation sur l'arbitrage en sports collectifs    Les drones pourraient bientôt voler comme des oiseaux    Insolite : Le chat fugueur    Ces stars mariées à leur amour de jeunesse    Vers un deuxième acte de l'affaire Tiazi    Jean-Paul Carteron : Dakhla sera la future Floride du Maroc    Venezuela: Pompeo annonce plus d'actions contre la "tyrannie" de Maduro    Colloque sur le financement de l'économie nationale à la Chambre des représentants    La Chambre des conseillers s'ouvre aux ONG    Le caftan marocain brille de mille feux à Paris    Le patrimoine amazigh à l'honneur à Imintanoute    Forum national des créations de l'enfant à Fès    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Boris Johnson, le Brexit à portée de main
Publié dans Libération le 10 - 12 - 2019

Son avenir politique se joue aux élections de jeudi: le Premier ministre conservateur Boris Johnson, partisan sans états d'âme d'une sortie de l'Union européenne, saura alors s'il a les moyens de mettre en oeuvre sa version du Brexit, voté en 2016 par les Britanniques.
Tignasse blonde savamment ébouriffée et dérapages verbaux pas toujours contrôlés, "Bojo", 55 ans, aura mis toute son énergie et son bagout dans la campagne électorale, qui l'a vu tondre des moutons, changer le pneu d'une Formule 1 ou flatter un taureau. Une manière de polir son image d'homme de terrain proche du peuple -- bien qu'il soit passé par les plus grandes universités britanniques.
Après avoir joué un rôle moteur dans la campagne du référendum de juin 2016, remporté par le camp du Brexit à 52% des voix, il s'est fixé pour objectif depuis son accession au pouvoir en juillet de le mettre en oeuvre "coûte que coûte".
Il compte à présent sur le scrutin du 12 décembre pour lui donner une majorité absolue au Parlement, dont les divisions ont jusqu'ici contribué à bloquer la mise en oeuvre de la sortie de l'UE, repoussée à trois reprises, et maintenant fixée au 31 janvier. Cette majorité lui permettrait de faire adopter l'accord sur les modalités du divorce qu'il a négocié avec Bruxelles.
Alexander Boris de Pfeffel Johnson est né à New York dans une famille cosmopolite et compte un arrière-grand-père qui fut ministre de l'Empire ottoman, une origine qu'il ne manque pas d'évoquer lorsqu'on accuse son parti d'islamophobie.
Depuis tout petit, il veut être le "roi du monde", a confié sa soeur Rachel à son biographe, Andrew Gimson. Aîné d'une fratrie de quatre, il suit le parcours classique de l'élite britannique: Eton College puis l'université d'Oxford.
Il entame ensuite une carrière journalistique au Times, qui le licencie à peine un an plus tard pour une citation inventée. Le Daily Telegraph le repêche et l'envoie à Bruxelles, de 1989 à 1994. A coup d'outrances et d'approximations, il bouscule la couverture des institutions européennes et devient "le journaliste favori" de la Dame de fer, Margaret Thatcher.
A cette époque, son premier mariage se délite et il renoue avec une amie d'enfance, Marina Wheeler, avec qui il aura quatre enfants. Le couple se sépare en 2018. Boris Johnson fréquente depuis Carrie Symonds, une spécialiste en communication de 24 ans sa benjamine.
Elu député en 2001, il ravit la mairie de Londres aux travaillistes en 2008 et acquiert alors une stature internationale. Avec quelques réussites emblématiques, comme l'organisation des Jeux olympiques. Et des échecs, comme son projet de pont-jardin sur la Tamise, qui aura coûté des dizaines de millions de livres sans aboutir.
En 2016, il choisit le camp du Brexit au dernier moment. "Je ne pense pas qu'il ait une opinion extrêmement sophistiquée sur le Brexit", confie Pascal Lamy, l'ancien patron de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui connaît la famille Johnson. "La seule chose à laquelle croit Boris Johnson, c'est Boris Johnson."
Dans la campagne de 2016, il promet au Royaume-Uni, débarrassé des "entraves" de l'UE, un avenir radieux coloré de splendeur impériale, où il contrôlera son immigration et récupèrera les millions versés à l'UE pour les consacrer à son système de santé --un engagement basé sur un chiffre faux. Une fois voté le Brexit, il s'apprête à briguer Downing Street mais il est trahi par son allié Michael Gove, qui se met sur les rangs et le proclame inapte à la fonction. Il renonce, Theresa May est choisie par le Parti conservateur et lui confie les Affaires étrangères.
Il y reste deux ans, s'attirant la réputation de dilettante gaffeur. Sans se priver de mettre des bâtons dans les roues de Theresa May, avant de lui ravir le pouvoir.
S'il est donné gagnant par les sondages, sa popularité ne masque pas ses faiblesses, en particulier son rapport à la vérité. Lors d'un débat télévisé pour la campagne électorale, le public a éclaté de rire lorsqu'il a répondu "oui" au journaliste qui lui demandait si "la vérité importe?"


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.