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Reportage : Guerre sans merci entre prédateurs et super-prédateurs
Publié dans Libération le 16 - 01 - 2020

Des incendies géants dans la forêt amazonienne à ceux qui ravagent actuellement l'Australie, les massifs forestiers sont clairement en grand danger et par ricochet les Homo sapiens aussi. Ce n'est pas un hasard de l'histoire si l'homme a depuis la nuit des temps utilisé la forêt à son profit. Mais alors que pendant très longtemps il était question de survie, aujourd'hui, l'exploitation des forêts est plus guidée par l'appât du gain, à tel point que les forêts vierges confinent à l'exception. Pour preuve, la Banque mondiale estime que les forêts représentent une valeur ajoutée de plus de 600 milliards de dollars par an, soit presque 1 % du PIB mondial. Résultat, l'humanité se trouve face à une équation quasi-insoluble composée d'un duo irréconciliable : développement économique et préservation de la biodiversité.
Au Maroc, l'illustration de cette inextricable situation se trouve à chaque flanc de montagne où se niche un massif forestier. Dans le reportage qui suit, nous avons rencontré une population qui aime sa forêt, mais apprécie à la fois les divers produits dérivés du bois qui supposent des « prélèvements », et les bénéfices qui en découlent. Un amour sincère mais destructeur, alimenté par l'absence d'alternatives économiques viables et accessibles à une population qui vit dans la précarité.
A l'extrême opposé des prévisions météorologiques annonçant de violents orages et une pluie diluvienne, c'est un ciel bleu qui domine en cette belle et douce matinée. Une fois nos bottes en plastique troquées contre des chaussures de marche, nous nous dirigeâmes vers un massif forestier inondé par les rayons d'un soleil éclatant, dorant les feuilles des chênes verts qui le peuplent, en direction d'une fluette fumée grise qui en émanait.
Après avoir rapidement écarté l'hypothèse farfelue d'une colonie de peuple indigène qui aurait traversé l'Atlantique pour s'installer dans cette vallée du Moyen Atlas - dont nous tairons le nom - située à près de 1.400 mètres d'altitude, le coup de téléphone reçu au moment où nous marchions à flanc de montagne, a fini par dissiper les quelques incertitudes qui planaient. Comme on pouvait s'en douter, cette fumée atypique n'est autre que celle dégagée par les meules, plus communément nommées en ces lieux : «L'Koucha ». Une sorte de four hémisphérique traditionnel utilisé par les charbonniers pour transformer le bois en charbon (voir encadré). Une illustration parmi tant d'autres de l'exploitation quelquefois démesurée des forêts dans le Royaume où, chaque année, quelque 30.000 hectares disparaissent.
Une sylviculture peu durable
Au loin, on peut déceler le son d'une hache se fracasser contre des arbres. Doyen des charbonniers, Mohamed est un sexagénaire qui parait en avoir vingt ans de moins. Il s'échine à honorer une commande de cinquante kilos de charbon, après en avoir vendu cinq fois plus quelques jours auparavant, à raison de 2,50 à 3,50 DH le kilo. A l'image de ses semblables, il se fait plus de soucis pour sa survie que pour celle de la forêt qui la lui assure. Autrement dit, sa conscience environnementale est peu développée, quand bien même, en réalité, lui et ses confrères se tirent une balle dans le pied, en pratiquant une activité sylvicultrice peu durable et dévastatrice, particulièrement friande d'arbres encore au stade de la jeunesse, réduisant de fait, la capacité régénératrice de la forêt, avec en prime, la mise en danger de tout un écosystème.
En plus des effets néfastes du réchauffement planétaire, les massifs forestiers déjà très sensibles aux événements climatiques tels que les sécheresses, les vagues de chaleur, les tempêtes, les pluies extrêmes ou les feu de forêt, doivent également faire face à une pression sociale qui les poussent jusqu'à l'asphyxie. Pour combler leurs besoins vitaux, les humains ont de tout temps exploité, sans retenue, les ressources mises à leur disposition par Dame nature, comme si elles étaient infinies. Entre le défrichement, d'un côté, initié par les agriculteurs, et, de l'autre, par les bergers pour créer des pâturages et alimenter leurs troupeaux, ainsi que l'abattage d'arbres pour l'approvisionnement en bois de feu, indispensable allié en altitude contre les nuits glaciales des hivers rigoureux, sans oublier le déboisement lié au charbon et la construction des toitures des maisons, la forêt marocaine est la genèse d'une surexploitation déraisonnable aux répercussions écologiques désastreuses. Une réalité poétiquement imagée par le sage du village, croisé en contrebas de la forêt. Barbe blanche, habit traditionnel et cape sur le dos, il nous lance avec une amertume non dissimulée : « La forêt est comme une bougie. Elle éclaire le monde et les vies de ceux qui l'entourent mais elle se consume et meurt à petit feu ».
La mort lente des forêts est synonyme de disparition d'habitats naturels pour la faune et la flore. Mais pas que. Le recul des forêts, surtout sur les pentes, comme c'est le cas du massif forestier que nous avons exploré, favorise les glissements de terrains et les coulées de boues. Et on ne vous parle même pas de la valeur capitale d'une végétation forestière source d'oxygène, dont on estime à 40% le carbone terrestre qu'elle stocke, et qui se trouve rejeté dans l'atmosphère.
En somme, la pression sociale qui pèse sur cette forêt du Moyen Atlas, composée essentiellement de chêne vert et cyprès commun, est donc le reflet d'une imprudente vision court-termiste dont le tribut sera sans doute payé par les générations futures. Pour l'instant, les dirhams, Mohamed et ses compères se les mettent directement dans les poches, sonnantes et trébuchantes. Alors qu'il devait nous rejoindre plus tard dans la journée, le voilà qui s'approche en longeant une piste cahoteuse. « J'ai dû arrêter l'abattage des arbres. Les gardes forestiers patrouillent sur l'autre versant de la montagne. Ils seront là d'une minute à l'autre », s'inquiète-t-il avant de nous inviter à boire un thé, quelques centaines de mètres plus loin.
Charbonniers vs gardes forestiers
Mohamed est propriétaire d'un bout de terrain au cœur de la forêt, où il y a construit une modeste maison en terre cuite dont le toit est fait de tronc de chêne vert, à quelques mètres d'une étable pour ses bêtes. Entre les deux, une chambre étroite, elle aussi en terre «où dorment les invités, ainsi que ma fille et son mari quand ils nous rendent visite », précise-t-il, fier de cette union qui a finalement amélioré sa situation alors, qu'initialement, il y était farouchement opposé. Il est comme ça Mohamed. C'est le genre de gars rustre et peu avenant au premier abord, mais d'une rare gentillesse et sensibilité quand on gratte un peu le vernis. Mais ça ne l'a pas empêché de nous balancer véhémentement, en servant le thé : «Si vous étiez des gardes forestiers, je ne vous aurais même pas offert un verre d'eau ». Quand on connaît la générosité des habitants des montagnes, cette missive en dit long sur l'aversion qu'il porte aux protecteurs des forêts.
Cela fait des décennies que Mohamed joue au chat et à la souris avec les bras armés du Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification. Et pour cause, si de son point de vue, il charbonne pour survivre, du côté de l'institution garante de la bonne santé des massifs forestiers, charbonner est un délit. Idem pour l'Organisation des Nations unies qui classe l'exploitation illégale du bois, au rayon de la criminalité environnementale organisée. Un marché peu documenté au Maroc, car sans doute sous-estimé. Cela n'empêche pas le département des eaux et forêts d'y prêter une attention particulière. Une attention à conjuguer au présent comme au passé. Mohamed en a fait les frais, au début des années 1990.
A l'époque, surpris la hache à la main, il fut condamné à un mois de prison avec sursis et 40.000 DH d'amande, en application du Dahir du 10 octobre 1917 sur la conservation et l'exploitation des forêts. Il nous raconte la suite : « J'ai réussi tant bien que mal à obtenir un délai d'une semaine pour réunir la somme. En rentrant chez moi, j'ai vendu mon bétail et mon âne, un précieux compagnon au moment de transporter le bois coupé. Puis, j'ai pris la fuite avec ma famille. Nous nous sommes cachés pendant deux ans, à plus de 200 km d'ici, jusqu'au moment où j'ai été gracié par Sa Majesté Feu Hassan II ».
Généralement, quand les gardes forestiers repèrent des meules, ils les aspergent d'essence et y mettent le feu. Mais de nos jours, il leur est de plus en plus compliqué de surprendre les charbonniers en flagrant délit. Les nouvelles technologies n'y sont pas étrangères. « Tout à l'heure, mon guetteur m'a appelé sur mon téléphone portable pour me prévenir que les gardes forestiers étaient en route», abonde Mohamed. A son tour, il a pour habitude de relayer le message aux charbonniers de la vallée, pour peu que la couverture réseau ne soit pas aux abonnés absents. Et il n'y a pas que le réseau qui fait défaut dans le coin.
Quasiment aucune alternative économique viable
A vrai dire, la situation économique de la sublime vallée visitée verse de l'eau dans le moulin de ceux qui pensent que si elle désenclave, la route aussi goudronnée soit-elle, est insuffisante pour développer économiquement une région, notamment si le chômage, l'analphabétisme et la pauvreté y sont accrus comme c'est le cas des zones montagneuses, qui sont de toute évidence les parents pauvres du développement. Ici, à l'image de plusieurs régions haut-perchées, la route s'est fait une place dans le paysage, serpentant entre les montagnes et reliant les habitants au monde urbain qui semblait à une époque si inaccessible. Cependant, elle ne pèse guère face à l'absence d'alternatives économiques et d'emplois, autres que l'agriculture, le pastoralisme ou la sylviculture.
Pour Mohamed, ces conditions rendent légitime l'exploitation de la forêt, avec pour leitmotiv l'expression : « Que puis-je faire d'autre pour subvenir aux besoins de mes enfants ? ». D'autant plus qu'il lui est inconcevable d'abandonner la terre de ses ancêtres. «Je serai le dernier à migrer en ville », assure-t-il. Une tentation à laquelle ont succombé des dizaines de charbonniers par le passé, et qui représente pour les jeunes aujourd'hui, une alternative solide pour sortir leurs familles de la misère ou du moins améliorer leurs conditions de vie « De nos jours, plus aucun jeune ne veut faire le métier de charbonnier. Et encore moins celui de berger, d'apiculteur ou d'agriculteur. Ils préfèrent tous travailler dans le bâtiment à Agadir ou Tanger. Résultat : nous ne sommes plus qu'une poignée de charbonniers alors que nous étions des dizaines il y a une vingtaines d'années. Mais d'un autre côté, c'est un mal pour un bien», nuance Mohamed avant de préciser : « Avec la disparition de ses métiers, les arbres ont repris leurs droits au sein de la forêt » ce qui est moins le cas des animaux qui s'y abritent.
Des animaux chassés de la forêt et traqués
La faune n'en finit plus de disparaître du paysage comme neige sous un brûlant soleil d'été. Là encore, la responsabilité incombe avant tout à l'humain et son égoïsme teinté d'un fatalisme sincère. Abdessamad est porteur de cette dualité. Les troncs de chêne vert visibles dans le plafond de sa maison corroborent ce constat. Il a acquis un lot de terrain à flanc de montagne pour fuir au moins trois fois par semaine, le stress urbain et y occuper ses journées à rallonge de retraité, en pratiquant sa passion, l'agriculture, qui lui permet dit-il, « de se reconnecter à la nature ». Une nature qu'il n'hésite pourtant pas à dénaturer quand elle va à l'encontre de ses intérêts.
Certes, en quelques années, il a planté des centaines d'arbres, des oliviers, des amandiers, des pacaniers, des palmiers, mais encore des genévriers. Et ça on ne peut pas le lui enlever. Mais si le renard roux, l'une des trois espèces de renards marocains (le fennec et le renard famélique), principal prédateur de la vallée, pénètre à l'intérieur de son enclos et fait planer une menace sur son poulailler, il ne ressent aucun remord à lui servir d'alléchantes sardines empoisonnées. « Le renard se délecte des lièvres et perdreaux qui vivent sur mon terrain. Il rode souvent autour de mon poulailler. Et des fois, c'est toute une meute qui rapplique », s'agace-t-il dans une manière de blanchir sa volonté d'annihiler cet intrus qui le préoccupe tant. Et quand on lui a fait remarquer que le renard était là bien avant lui, sa réponse a fusé : « Je suis le super-prédateur. C'est comme ça. Un jour, je vais m'offrir les services d'un chasseur pour m'en débarrasser une bonne fois pour toutes », menace-t-il, en arguant : « Le renard est considéré dans la vallée comme nuisible. On ne l'abat pas pour exploiter sa chair ou sa peau. Mais pour laisser vivre d'autres animaux ». Un clin d'œil à la battue pluriannuelle organisée par les hommes du village, et qui pourrait avoir pour titre, celui du fameux best-seller de Marry Hingins Clark « La nuit du renard».
A l'image des habitants du village, Abdessamad consomme du feu de bois. Il a utilisé des troncs de chêne vert pour construire la toiture de sa maison. Bref, il participe à la destruction de l'habitat naturel du renard, de ses proies, et en prime, il peste contre l'animal qui n'a d'autre choix que de s'aventurer hors de la forêt pour survivre. Un cercle vicieux dont le renard roux ne sort jamais vainqueur. Les abeilles non plus. Pour le coup, Abdessamad n'y est pour rien. Contrairement à son bras droit, Mustapha. Ce dernier l'aide pour entretenir son terrain. Il s'occupe des plantations de blé, des arbres et du poulailler. En parallèle, le jeune homme, apiculteur de père en fils, perpétue la tradition familiale avec une technique infaillible mais ô combien ravageuse.
A côté de l'élevage domestique qu'il pratique, il s'attaque aussi aux ruches sauvages. Comment ? Simplement en piégeant les abeilles avec un verre de thé sucré. Attirées, les sentinelles de l'environnement viennent y butiner. Mustapha les poursuit pour repérer l'emplacement exact de la ruche, souvent dans une grotte ou un arbre. Il patiente le temps qu'il y ait assez de miel. Si seulement il récoltait uniquement le nectar. Le pire, c'est qu'il signe l'arrêt de mort des abeilles en emportant la cire qui protège la colonie du froid en hiver. Du point de vue de Mustapha, il est dans son droit. Il ne comprend pas comment sa pratique peut peser sur la tendance mondiale alarmante qui évoque des pertes spectaculaires au sein des populations des abeilles, jamais observées auparavant. Dans un sens, il n'a pas totalement tort. L'agriculture intensive et l'utilisation massive de pesticides figurent au premier rang des coupables présumés. Toutefois, cette réalité ne doit pas empêcher Mustapha, l'apiculteur, tout comme Mohamed, le charbonnier de tendre vers des pratiques respectueuses de l'environnement.
Une conscience environnementale à façonner
Le premier pourrait commencer par éviter de tout détruire sur son passage, tandis que le second aurait un impact moindre sur la forêt, en délaissant la technique des «coupes rases» pour les « coupes progressives », qui ne s'opposent pas à la régénération des arbres. En fait, l'idéal serait de substituer la sensibilisation et l'éducation environnementale aux sanctions. Ou du moins les faire cohabiter pour le bien de tous. Car il ne faut pas se leurrer. Tout est lié. Ce n'est pas parce que les citadins achètent du charbon empaqueté qu'ils ne sont pas coupables du déboisement et de la mort lente des forêts, ainsi que des espèces de faune et de flore dont c'est l'abri naturel.
Pour l'instant, on se dirige inévitablement vers ce jour où les barbecues ne seront plus qu'un lointain souvenir à cause d'une pénurie de charbon, où le miel manquera dans les tasses de thé et nos gâteaux préférés. A moins qu'il y ait une prise de conscience avant qu'il ne soit trop tard. Ce jour-là, l'humanité ouvrira les yeux sur la destruction d'une planète qui n'a pas de prix, pour faire de l'argent, qui n'a aucune valeur à part celle qu'on lui donne.


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