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A Tokyo, la préparation des JO passe aussi par celle des séismes
Publié dans Libération le 29 - 01 - 2020

Dimanche 26 juillet 2020, 09H15: la ferveur des spectateurs monte à Tokyo alors que les premières médailles de natation sont à prendre. Non loin, au centre de gymnastique d'Ariake, la star américaine Simone Biles s'échauffe pour sa première apparition à ces Jeux olympiques.
Soudain, un tremblement de terre de magnitude 7,3 ébranle la baie de Tokyo, faisant des victimes et dégâts nombreux et semant la panique à travers la mégapole japonaise.
Heureusement, ce n'est que le scénario d'une simulation d'une catastrophe naturelle, menée juste avant Noël dernier.
Le Japon faisant partie des zones sismiques les plus actives au monde, les organisateurs de Tokyo 2020 doivent se préparer au pire, tout en espérant qu'il n'arrivera pas.
"Un tremblement de terre s'est produit. Restez calme et protégez-vous. Ce site est sécurisé": c'est le message en japonais et en anglais diffusé par haut-parleurs dans le Centre olympique de gymnastique aussitôt après la violente secousse.
"Agir dans la panique peut être dangereux. Veuillez rester calme et suivre les instructions des organisateurs. Les ascenseurs ne peuvent pas être utilisés".
Quelques minutes plus tard, des pompiers en uniforme bleu et casque blanc pénètrent dans l'enceinte sportive.
"Est-ce que ça va?" demandent des secouristes à des personnes au sol, tandis que des responsables officiels continuent d'appeler au calme avec des mégaphones.
Un quart d'heure plus tard, des soldats des Forces japonaises d'autodéfense arrivent aussi sur place, avec des civières sur lesquelles ils sanglent les blessés pour les transporter dans une zone de triage installée à la hâte.
Là, des médecins procèdent aux soins d'urgence tandis que les ordres des responsables fusent, dans une atmosphère tendue mais efficace. Les blessés légers sont envoyés sur un autre site.
Des dizaines de spectateurs, dont ceux touchés mais capables de marcher et les personnes en fauteuil roulant, sont évacués sur les larges avenues de la baie de Tokyo, quand une réplique de magnitude 6 perturbe soudainement les opérations.
Au même moment, dans une cellule de crise de l'imposant bâtiment de la mairie de Tokyo, la gouverneure Yuriko Koike tient une réunion d'urgence avec les 40 plus hauts responsables des autorités municipales, des pompiers, des garde-côtes et des Forces d'autodéfense.
Elle suit l'évolution de la situation à l'aide d'une douzaine d'écrans montrant les dégâts du Centre de gymnastique et situant les différents incendies ayant éclaté dans Tokyo.
Elle ordonne que tous les moyens disponibles soient mobilisés pour sauver des vies, et que des infrastructures clés soient inspectées et réparées si nécessaire dans les plus brefs délais.
"Nous avons de nombreux visiteurs nationaux et internationaux pour les Jeux de Tokyo 2020", rappelle la gouverneure en concluant la réunion.
"Faites de votre mieux pour assurer la sécurité des spectateurs et du personnel des Jeux, autant que celle des habitants de Tokyo", insiste-t-elle devant les responsables présents.
Cette simulation, qui a mobilisé 500 volontaires dans deux endroits différents, faisait partie du plan de situation d'urgence des organisateurs de Tokyo 2020.
Les fans de rugby ont déjà eu un aperçu de la vulnérabilité de l'archipel nippon aux catastrophes naturelles quand le puissant typhon Hagibis s'est abattu sur le pays en octobre dernier, faisant près de 100 morts et entraînant l'annulation inédite de trois matches de la Coupe du monde de rugby qui se déroulait alors dans le pays.
Début janvier, la traditionnelle parade des pompiers de Tokyo pour le Nouvel An a aussi inclu un exercice anti-terroriste, parmi d'autres simulations de situations d'urgence.
Alors que certains spectateurs étrangers des Jeux de Tokyo pourraient s'inquiéter des risques de tremblement de terre, les responsables nippons assurent qu'il n'y a pas d'autre pays au monde autant préparé et équipé pour y faire face.
Le Japon subit des milliers de secousses par an, d'intensité très variable, l'immense majorité d'entre elles ne causant aucun ou très peu de dégâts.
Cependant aussi préparées soient-elles, les autorités japonaises risqueraient d'être dépassées face à un méga-séisme dans la baie de Tokyo, zone gagnée sur l'océan et par conséquent très vulnérable.
Le triple désastre du 11 mars 2011 dans le nord-est du pays, avec un séisme de magnitude 9 suivi d'un tsunami ayant entraîné l'accident nucléaire de Fukushima, a déjà montré les limites des efforts de préparation.


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