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Bensalem Himmich donne le coup d'envoi du Festival organisé par l'Association Taïmate : Aïn Leuh vibre au rythme de l'Ahidouss
Publié dans Libération le 03 - 08 - 2010

Le stade de la localité d'Aïn Leuh dans la province d'Ifrane a été au rendez-vous, lundi 2 juillet au soir, avec la cérémonie d'ouverture de la 10ème édition du Festival national d'Ahidouss organisé par le ministère de la Culture en collaboration avec l'Association Taïmate des arts de l'Atlas et le concours des autorités provinciales d'Ifrane et de la commune rurale de Aïn Leuh.
Présidée par Bensalem Himmich ministre de la Culture, qui était accompagné de Karim Kassi Lahlou, gouverneur d'Ifrane, Hammou Ouhalli président de l'Association Taïmate et de plusieurs autres personnalités, cette cérémonie a été marquée par l'organisation d'une soirée artistique caractérisée par la présentation de plusieurs tableaux de danses d'Ahidouss et de chants de l'Atlas animés par des troupes venues de Khémisset (Izmaouen Boukachmir), Sefrou (Ass Amsassa), Tinrhir (Ass Tazouiteirhil Amegoune), Meknès Ait Wallal (Ass Khader Ait Issa Addi) et des troupes de Béni Mellal, Figuig, Ifrane, Boulmane, El Hajet ainsi que par des poètes amazigh (Inachaden) de la tribu d'Ail Liass dans la province d'Ifrane et le groupe de Driss Abid Allah.
La soirée a été marquée également par l'organisation d'un mariage amazigh symbolique bien réussi par plusieurs associations locales.
Né en 1950 à Khénifra, Mohamed Margni, chanteur amazigh a développé une passion pour la musique dès sa plus tendre enfance. Une passion qui fait que ses amis l'appelèrent " Maghni " (chanteur). Un surnom qu'il adoptera par la suite. De simple amateur, Mohamed Maghni décide en 1968 de se consacrer entièrement à la musique. 20 ans plus tard, il devient l'un des rares ambassadeurs de la chanson amazighe dans le monde. Sa musique a conquis Marocains, Maghrébins et même Européens. Ses chansons, qu'il compose lui-même, venues tout droit du Moyen Atlas chantent l'amour, la femme, la nature, la famille… des sujets qui chantent la vie. Il a pu avec son ami Rouicha revivifier et valoriser le luth berbère " loutar ". Ses chansons s'inscrivent dans les chants du Moyen Atlas qui commencent généralement par une improvisation ou Taqsim, suivie d'un chant en solo appelé le " Tamawayt ", chanté par une femme. Après, l'interprète prend la relève pour chanter une poésie berbère riche en métaphores et images évocatrices tout en fredonnant sur son " loutar ".
Ahidouss est un ensemble de chants poétiques accompagné de danses ancestrales pratiquées par les tribus berbères du Moyen-Atlas dans lesquelles hommes et femmes, coude à coude, forment des rondes souples et ondulantes, accompagnées de chants rythmés aux sons du bendir, martelant le sol en souvenir des anciens rites de fécondité.
L'Ahidouss est connu pour être le divertissement par excellence des Amazighs du Maroc central et leur moyen d'expression le plus complet et le plus vivant. On le danse à l'occasion des fêtes familiales et nationales et même, l'été, après la moisson, presque tous les soirs dans les villages où les danseurs se mettent en cercle, en demi-cercle, ou en deux rangs face à face, hommes seuls, femmes seules, ou alternés, étroitement serrés. La danse est rythmée au tambourin et des battements de mains.
Les mouvements sont collectifs. C'est un piétinement, un tremblement qui se propage, entrecoupé d'ondulations larges, coups de vent sur les blés. Par leur aisance et leur ensemble, ils témoignent d'un sens du rythme remarquable. Toutefois, tous faisant presque le même geste en même temps, c'est surtout un ensemble que présente l'Ahidouss.


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