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Selon le rapport de Bank Al-Maghrib : L'emploi toujours à la traine
Publié dans Libération le 04 - 07 - 2009

Les politiques sociales mises en œuvre ont apporté leurs fruits. Dans son dernier rapport publié jeudi dernier, Bank Al-Maghrib, a indiqué que la pauvreté a significativement reculé durant la dernière décennie. De ce fait, le pourcentage de la population touchée est passé de 15,5% en 2000/2001 à 8,9% en 2006/2007, a-t-elle précisé. Tout en ajoutant qu'en milieu rural ce taux a baissé de 25,1% à 14,5% sur la même période, tandis que pour les zones urbaines, l'incidence de la pauvreté est passée de 7,6% à 4,8%. Dans le même contexte, elle a souligné que le nombre de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté s'est élevé à 2,8 millions de personnes en 2007, ce qui indique que le nombre de pauvres a baissé de 1,7 million depuis 2001. De même que le taux de vulnérabilité est passé de 38,1% en 2000/2001 à 17,5% en 2006/2007, soit une réduction de la population vulnérable de l'ordre de 1,2 million de personnes depuis 2001. En revanche la situation de l'emploi ne s'est guère améliorée. Par conséquent, le taux de chômage au niveau national est passé de 9,8% à 9,6% et de 15,4% à 14,7% en milieu urbain. Le taux en milieu rural, estimé à 4%, s'étant légèrement accru en dépit de la bonne campagne agricole.
Quant aux prix, ils ont connu une intensification des tensions inflationnistes. En effet, la Banque centrale a précisé que pendant les huit dernières années, le déficit budgétaire a représenté 3,7% du PIB hors privatisation, les taux de l'inflation et de l'inflation sous-jacente ont respectivement atteint 2% et 1,9% alors que le solde du compte courant de la balance des paiements a enregistré un excédent de 1,1% du PIB, et la dette du Trésor s'est établie à environ 60% du PIB. Au niveau sectoriel, Bank Al-Maghrib a indiqué que le poids du secteur tertiaire s'est en effet renforcé pour atteindre environ 60% de la valeur ajoutée globale en 2008 alors qu'il était légèrement supérieur à 50% au début de la décennie. Les indicateurs disponibles et l'évaluation de Bank Al-Maghrib révèlent également qu'en tendance, la croissance du PIB non agricole a gagné environ 1 point de pourcentage par rapport à la performance de la décennie précédente. En conséquence, le PIB par habitant, qui avait augmenté de 1% en moyenne annuelle durant la décennie 1990-1999, a enregistré une progression annuelle de 3,5% sur la période 2000-2008.
Globalement, Bank Al-Maghrib a estimé que «  le Maroc a pu surmonter en 2008 les effets de la crise au plan financier et limiter ses conséquences sur les équilibres internes et externes. En 2008, le PIB a augmenté de 5,6%, au lieu de 2,7% en 2007. Si les activités agricoles, ayant bénéficié de conditions climatiques favorables ont progressé de 10,3%, contre une baisse de 20,8% un an auparavant, par contre, la répercussion des effets de la crise sur l'économie nationale, qui a été nette à partir du quatrième trimestre, a provoqué la décélération rapide du PIB non agricole à 1,9% en glissement annuel, contre 4,5% au troisième trimestre. En effet, la dégradation de la situation économique, particulièrement dans la zone euro, principal partenaire commercial du Maroc, a affecté les activités non agricoles, notamment certaines branches industrielles, ainsi que le secteur du tourisme. En conséquence, le rythme d'accroissement du PIB non agricole est passé de 6,5% en 2007 à 4,2%».
Quant aux échanges extérieurs, il ressort du rapport de Bank Al-Maghrib que le déficit commercial s'est alourdi et a représenté 25,1% du PIB. Cela est dû à la progression des exportations hors phosphates et dérivés se limitant à environ 0,5%, en 2008. Les importations, par contre, ont enregistré une augmentation de 23%, imputable essentiellement à l'alourdissement de la facture énergétique et aux acquisitions de produits alimentaires et de demi-produits suite à l'envolée de leurs prix. Toutefois, selon le rapport de Bank Al Maghrib,  les recettes du tourisme et les transferts effectués par les Marocains résidant à l'étranger, en repli respectivement de 5,6% et de 3,4%, n'ayant pas permis de couvrir ce déficit, les transactions courantes se sont soldées par un déficit de l'ordre de 5,2% du PIB, marquant ainsi une rupture avec les résultats de ces dernières années.
En dépit des rentrées nettes de capitaux, affectées cette année par le recul des investissements directs étrangers, la balance des paiements a dégagé un déficit global de 11,5 milliards de dirhams, qui a ramené les réserves de change à un niveau permettant de couvrir 7 mois d'importations de biens et services au lieu de près de 9 mois un an auparavant ».


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