Collaboration entre la DGST et le FBI pour la neutralisation d' un soldat américain radicalisé    Le Maroc réitère son appel à la création d' une Plateforme des experts africains de la lutte contre les épidémies    Avancées substantielles du programme Compact II du Millenium challenge    La crise chamboule profondément l' activité des entreprises à fin 2020    Travail décent : une denrée rare en Afrique du Nord    Le Maroc et les USA organisent une réunion régionale sur la coopération en matière de lutte contre la prolifération nucléaire    Israël rouvre sa mission diplomatique au Maroc    Enfin, une victoire de l'EN avec la manière    Tuchel rebondit à Chelsea en quête de certitudes    Hommage appuyé au génie marocain dans la gestion de cette richesse vitale    1.776 douars ciblés par le Plan national de lutte contre la vague de froid    Derb jrane sous les décombres    Affaire "Hamza mon Bb" : Le verdict est tombé, prison ferme pour Batma    Séance de politique générale le 1er février sur l'appui du produit national    Face à l'évolution du monde et de son voisin le Maroc, l'Algérie «semble absente»    Casablanca: La trémie des Almohades achevée « d'ici fin mars »    Madrid plaide pour le renforcement du dialogue et de la coopération avec le Maroc    La face cachée de la lune     Gomez quitte Bergame pour Séville    L'Inter de Lukaku vient à bout du Milan d'Ibrahimovic    Baadi positif à la Covid-19    L'acte d'accusation de Trump déposé dans un Capitole encore meurtri par les violences    9.900 détenus ont bénéficié de procès à distance du 18 au 22 janvier    Auschwitz. La Shoah et nous    Sinopharm arrivé au Maroc : le ministère laconique sur le nombre de doses    Le malheur des uns fait le bonheur de l'autre    Approbation de la création de 21 établissements    Tenue d'un webinaire international sous le thème "Préserver et transmettre la mémoire pour ancrer l'altérité"    "Bladifqalbi" mise sur la Toile    Le Parlement canadien désigne les "Proud Boys " comme une " entité terroriste "    Sofia Essaïdi crève l'écran sur TF1    Avenir du textile marocain : «après une baisse de près de 36%, le secteur a pu retrouver son dynamisme»    CGEM : Un travail participatif en faveur de la relance    JLM Alumni organise sa caravane solidaire habituelle ce week-end    Conseils de Ford : Les astuces proposées pour protéger sa voiture du froid    Une musique picturale mystique    Hommage aux plasticiens de la Cité des Alizés disparus    Zhour Maamri passe l'arme à gauche    Tir sportif : La 4ème édition du Grand prix du Maroc du 28 janvier au 6 février à Rabat    Première feuille de route pour Stellantis : L'électrique avant tout    CHAN / Rwanda-Togo (3-2) : Les Rwandais accompagnent le Maroc en quarts de finale    Emballage industriel : une nouvelle usine pour DS Smith Tecnicarton à Kénitra    La 1ère édition du FICIC, du 27 au 31 janvier en format digital    Terrorisme : la DGST a fourni des renseignements précis au FBI    L'ambassadeur israélien arrivé au Maroc...une première depuis deux décennies    Cause nationale : Biden confirme la proclamation US sur la marocanité du Sahara    L'UNESCO met à la disposition du Maroc 7 équipements d'alerte précoce aux tremblements de terre    Le dialogue interreligieux au service des nouvelles générations : Les Oulémas travaillent sur la transmission de la mémoire    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le Parlement européen vote une résolution d'urgence sur la détérioration des libertés en Algérie
Publié dans L'observateur du Maroc le 26 - 11 - 2020

Le Parlement européen réuni en plénière à Bruxelles a adopté, ce jeudi en début de soirée, une résolution d'urgence dénonçant la détérioration des libertés en Algérie.

C'est la deuxième fois en un an qu'une résolution du Parlement européen est adoptée en urgence pour appeler l'Algérie à respecter les droits de l'homme et mettre à témoin la communauté internationale sur la situation grave des libertés dans ce pays.
La résolution adoptée par 669 députés pour et seulement 3 députés contre, soit la quasi totalité des membres du Parlement européen, condamne la répression des activistes des droits de l'homme et des journalistes et dénonce le tour de vis sécuritaire sur les libertés.
Rappelant la résolution du Parlement européen du 28 novembre 2019 sur la situation des libertés et celle du 30 avril 2015 sur l'incarcération de militants des droits de l'homme et des travailleurs dans ce pays, ainsi le rapport annuel de l'Union européenne sur les droits de l'homme et la démocratie dans le monde, publié le 15 juin 2020, le texte adopté aujourd'hui souligne que les arrestations politiques et les détentions arbitraires de militants pacifiques issus du Hirak et de syndicats, ainsi que de journalistes, ont augmenté depuis l'été 2019, en violation des droits fondamentaux à un procès équitable et à une application régulière de la loi.
Les eurodéputés estiment également dans cette résolution que «la censure, les procès et les lourdes sanctions à l'encontre de médias indépendants, souvent accusés de comploter avec des puissances étrangères contre la sécurité nationale, continuent de s'aggraver» et que «les restrictions en matière de sécurité instaurées pour lutter contre la pandémie de COVID-19 ont contribué à renforcer les contrôles et sont utilisées par les autorités pour restreindre davantage l'espace civique, limiter la dissidence pacifique et entraver la liberté d'expression».
La résolution s'inquiète également, dans le contexte actuel de répression en Algérie, «de cas de torture dans les commissariats de police et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Alger, comme à l'encontre du prisonnier Walid Nekkiche ».
Elle évoque dans ce même contexte l'incarcération arbitraire du journaliste Khaled Drareni pour le seul motif d'avoir couvert les manifestations liées au Hirak.
Les députés européens affirment que depuis que les manifestations du Hirak se poursuivent en ligne pour freiner la propagation de la COVID-19, les restrictions à la liberté d'expression et les contraintes imposées aux journalistes ont été renforcées, notamment par le blocage de sites internet, la censure de programmes télévisés, ainsi que la détention et le harcèlement de journalistes, de responsables de médias et de manifestants exprimant leur point de vue sur les réseaux sociaux, et la fermeture de sites web d'information.
La résolution estime que, "dans le contexte du rétrécissement brutal de l'espace dévolu à la société civile, les autorités algériennes font avancer un processus de révision constitutionnelle dicté par le gouvernement, prétendument dans le cadre de l'engagement pris par le président Tebboune lors de son investiture de construire une nouvelle Algérie en réaction aux manifestations du Hirak, alors que ce processus est loin de compter sur un soutien massif de la société algérienne et est critiqué par des organisations de la société civile indépendantes comme enfreignant les normes internationales en matière d'ouverture, de participation, de transparence et de souveraineté des processus constitutifs", notant que "les arrestations massives de militants de la société civile et de journalistes menées en parallèle ont ôté à ce processus de révision constitutionnelle toute légitimité aux yeux du public".
Dans leur résolution, les députés européens condamnent «fermement l'escalade des arrestations et détentions illégales et arbitraires et le harcèlement juridique dont sont victimes les journalistes, les défenseurs des droits de l'homme, les syndicalistes, les avocats, les membres de la société civile et les militants pacifiques en Algérie, qui ferme toute possibilité de dialogue politique sur la révision constitutionnelle non démocratique et entrave l'exercice des libertés d'expression, de réunion et d'association ».
Ils dénoncent «le recours à l'introduction de mesures d'urgence dans le contexte de la pandémie de COVID-19 comme prétexte pour restreindre les droits fondamentaux du peuple algérien ».
Le Parlement européen appelle dans sa résolution «les autorités algériennes à remettre immédiatement en liberté, sans conditions, le journaliste Mohamed Khaled Drareni et tous ceux qui ont été détenus et inculpés pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression, que ce soit en ligne ou hors ligne, et à la liberté de réunion et d'association».
La résolution invite les autorités algériennes à «déverrouiller les médias et à mettre fin à toute arrestation ou détention de militants politiques, de journalistes, de défenseurs des droits de l'homme ou de personnes qui expriment une opinion dissidente ou critique à l'égard du gouvernement».
Elle invite une nouvelle fois les autorités algériennes à "mettre fin à toutes les formes d'intimidation, de harcèlement judiciaire, de criminalisation et d'arrestation ou de détention arbitraires à l'encontre des journalistes qui critiquent le gouvernement, des blogueurs, des défenseurs des droits de l'homme, des avocats et des militants"; les invite une nouvelle fois "à prendre les mesures qui s'imposent pour assurer et garantir à tous le droit à la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique, la liberté des médias, la liberté de pensée, de conscience, de religion et de croyances et libertés".
La résolution condamne également "toute forme de recours excessif à la force par les membres des forces de l'ordre lorsqu'ils dispersent des manifestations pacifiques". Elle invite instamment les autorités algériennes "à garantir l'existence d'un espace de liberté dévolu à la société civile qui permette la tenue d'un authentique dialogue politique et ne criminalise pas les libertés fondamentales".
Elle "déplore la modification apportée au code pénal algérien en avril 2020 qui restreint la liberté de la presse, la liberté d'expression et la liberté d'association" et invite les autorités algériennes "à garantir à la fois une pleine reddition de comptes et un contrôle démocratique et civil des forces armées, ainsi que la subordination effective de ces dernières à une autorité civile légalement constituée, et à faire en sorte que le rôle de l'armée soit correctement défini dans la Constitution et explicitement limité aux questions touchant à la défense nationale".
La résolution invite instamment les autorités algériennes "à autoriser l'entrée dans le pays des organisations internationales des droits de l'homme et des titulaires de mandat au titre de procédures spéciales des Nations unies".
Elle exprime la préoccupation des députés européens par "les tracasseries administratives que connaissent les minorités religieuses dans ce pays et demande le respect de la liberté de culte de toutes les minorités religieuses".
La résolution attend de l'Union européenne qu'elle place la situation en matière de droits de l'homme au cœur de son dialogue avec les autorités algériennes et demande au Service européen pour l'action extérieure (SEAE) d'élaborer et de dresser une liste de cas particuliers singulièrement préoccupants et de rendre régulièrement compte au Parlement des progrès accomplis en vue d'y apporter une solution.
Elle demande également au SEAE, à la Commission européenne et aux Etats membres de "se montrer publiquement plus fermes au sujet du respect des droits de l'homme et de l'état de droit en Algérie, en condamnant, sans ambiguïtés et de manière publique, les atteintes aux droits de l'homme, en invitant instamment les autorités à remettre en liberté les victimes de détentions arbitraires et à cesser de recourir de manière excessive à la détention provisoire, en demandant à avoir accès aux détenus et en observant les procès de militants, de journalistes et de défenseurs des droits de l'homme, ainsi qu'en suivant de près la situation en matière de droits de l'homme en Algérie par tous les moyens disponibles".


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.