La Chine bat un record de déplacements en fin d'année    Fortes pluies parfois orageuses, fortes rafales de vent et chutes de neige, de samedi à lundi, dans plusieurs provinces    Bourse : le MASI gagne 3,96% du 29 décembre au 02 janvier    Jaida: Rachid Medarhri nommé directeur général    Véhicules électriques : BYD détrône Tesla et devient le premier vendeur mondial    Or : la demande reprend en Chine après la correction des prix    Vénézuéla : le président Maduro capturé par les Etats-Unis au bout d'une attaque d'envergure    ONU : L'Assemblée générale adopte un budget de 3,45 milliards de dollars pour 2026    CAN 2025 : Regragui appelle à l'humilité avant le 8è face à la Tanzanie    Coupe d'Afrique des Nations Maroc-2025 : agenda du samedi 03 janvier    Vente de faux billets de la CAN 2025 : les plateformes appelées à plus de vigilance    Gérone s'intéresse à Ayoub El Kaabi pour renforcer son attaque    CAN 2025 : le Maroc reste le grand favori selon les modèles statistiques    BCP : émission d'un emprunt obligataire subordonné perpétuel de 1 milliard de DH    Alerte météo : Fortes pluies, rafales de vent et chutes de neige, de samedi à lundi    Fortes pluies parfois orageuses, fortes rafales de vent et chutes de neige, de samedi à lundi, dans plusieurs provinces    CAN Maroc 25 - 8es de finale 1 / Ce samedi ''Sénégal-Soudan'' : enjeu, arbitrage, horaire et météo    Maroc–Guinée : SM le Roi Mohammed VI félicite le Général Mamadi Doumbouya    Portrait / CAF : « Ayoub El Kaâbi, Sidi Bicyclette » !    CAN Maroc 2025 : le programme officiel des huitièmes de finale dévoilé    Abidjan vibre au rythme du MASA    Essaouira. Quand le Jazz invite la musique Hassani à retrouver Tagnaouite    L'Humeur : Vendre des cravates sous le menton    Maroc 2026 : L'année où tout se joue    Mort de Mustapha Sidi El Bachir : disparition naturelle ou liquidation ?    À Gaza, la nouvelle année commence entre décombres et détermination    Iran : Le Mossad "sur le terrain" avec les manifestants    Vénézuéla : Les Etats-Unis durcit sa croisade contre les embarcations de "narcotrafiquants"    Sommet Lee-Xi: Coopération économique et dossier nord-coréen à l'agenda    Décès de Mohamed Harbi, mémoire de lutte entre le Maroc et l'Algérie    Intempéries: La situación en el Aeropuerto de Marrakech-Menara está bajo control (ONDA)    Tempête Francis : le Maroc confronté à un épisode météorologique d'une intensité inhabituelle    CAN 2025: Brahim Diaz y Noussair Mazraoui en el once ideal de la fase de grupos    Fortes pluies, chutes de neige et fortes rafales de vent, vendredi et samedi, dans plusieurs provinces    La Bourse de Casablanca clôture sa première séance de 2026 dans le vert    Réglementation des changes : Ce qui change concrètement dès janvier 2026    Arts 2025 : Dernier regard dans le rétro sur une année de création    Hiba Bennani en tête d'affiche du drame marocain Rass Jbel, aux côtés d'Asaad Bouab    Le Polisario conteste l'accord Maroc-UE devant le Tribunal de l'Union européenne    Inclemencias en Marruecos: El Ministerio del Interior aconseja reducir los desplazamientos    Cathédrale Saint-Pierre : la société «Le Palais d'Aménagement» adjudicataire    Sécurité internationale : comment le Maroc s'est imposé comme une référence mondiale    La BD "Astérix en Lusitanie" a fait 1,65 million de ventes en France    USA : Trump repousse d'un an l'augmentation des droits de douane sur l'ameublement    Sahara : un drone des FAR détruit un véhicule d'orpailleurs dans la zone tampon    DGSN : Avancement de 8.913 fonctionnaires de police au titre de l'exercice budgétaire 2025    Madonna passe les fêtes de fin d'année à Marrakech    Brigitte Bordeaux - Brigitte Bardot    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



LIBAN Un moment d'accalmie
Publié dans L'observateur du Maroc le 19 - 06 - 2009

Le Liban a toujours été la caisse de résonance du monde arabe. Les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux n'y avaient guère la côte ces dernières années. Et chacun croyait que les élections législatives du 7 juin allaient donner la victoire - même d'une courte tête - à l'opposition, le Hezbollah et son allié chrétien, le parti du général Michel Aoun.
Il n'en a rien été. La coalition pro-occidentale au pouvoir, dite l'alliance du «14 mars» a gagné 71 des 128 sièges du Parlement. Composée du parti du Futur du sunnite Saâd Hariri, fils de Rafik Hariri, le président assassiné en 2005, du parti druze de Walid Joumblatt et des Forces libanaises du chrétien Samir Geagea, elle est de nouveau en position de former le gouvernement. En face, l'opposition - Hezbollah, Amal, une seconde formation chiite et le Courant patriotique libre de Michel Aoun - proche de la Syrie et de l'Iran, n'aura que 57 sièges. Première leçon du scrutin : il n'est plus si difficile au Liban, et probablement au Proche-Orient, de se dire pro-américain. L'arrivée de Barack Obama au pouvoir, ses discours d'ouverture (en particulier celui du Caire quatre jours avant les élections libanaises) ont changé l'état d'esprit d'une partie de la population. Cette décrispation marche de pair avec celle des différents pays de la région. L'Arabie Saoudite, parrain du sunnite Saad Hariri, s'est réconciliée avec la Syrie de Bachar el-Assad, qui soutient l'opposition. Mais pour la première fois lors d'une élection libanaise, Damas s'est gardée d'intervenir directement au pays du Cèdre. Parallèlement, le début de décrispation entre l'Iran et les Etats-Unis, a incité Téhéran, et donc le Hezbollah, à accepter sa défaite avec élégance. En dépit des nombreux votes achetés par le courant de Saad Hariri. «Je félicite le «14 mars» de sa victoire» a déclaré Hassan Nasrallah, le chef du parti de Dieu, au lendemain du scrutin. Une atmosphère qui favorise la constitution d'un futur gouvernement d'union nationale sans lequel le Liban ne peut être gouverné.
Les crispations politiques libanaises qui ont bloqué le pays pendant dix-huit mois appartiendraient-elles au passé ? Pour les pessimistes, il n'en est rien. Au printemps 2008, le bras de fer entre le pouvoir et l'opposition (et le coup de force du Hezbollah qui avait fait descendre ses milices armés dans le centre de Beyrouth), avait été réglé par le Qatar et les accords de Doha. Ils avaient permis de sortir de l'impasse constitutionnelle et d'élire le président de la république, Michel Sleimane, un chrétien comme le veut la constitution. Après ce scrutin, l'opposition risque de revendiquer de nouveau une minorité de blocage (un tiers des portefeuilles ministériels) lui permettant de disposer d'un droit de veto sur les décisions gouvernementales. Le principal souci de Nasrallah : empêcher le «14 mars» de désarmer le Hezbollah en lui retirant son aile militaire placée sous l'autorité de l'armée libanaise.
Pour les optimistes, ce risque sera surmonté par le président Michel Sleimane qui va ainsi jouer son rôle d'arbitre entre les deux camps, comme le prévoient les accords de Doha. Il pourrait même annoncer qu'il refuse le «tiers bloquant», dit-on à Beyrouth et inciterait les députés à choisir un Premier ministre sunnite - c'est la constitution - qui soit un homme de consensus ayant aussi l'appui de l'Arabie Saoudite, de la Syrie et de l'Iran. Un oiseau rare.
Que Téhéran et Washington renouent le dialogue et les problèmes libanais seront plus aisément résolus. En ce sens, les élections iraniennes du 12 juin sont capitales.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.