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Comment la hausse du taux directeur impactera l'économie nationale
Publié dans L'observateur du Maroc le 22 - 12 - 2022

La banque centrale a décidé d'augmenter le taux directeur de 50 pbs à 2,5%. C'est la deuxième hausse adoptée durant les 3 derniers mois après celle annoncée le 27 septembre dernier. La banque justifie cela par les évolutions économiques. Le but est donc de prévenir tout désancrage des anticipations d'inflation et favoriser le retour de l'inflation à des taux en ligne avec l'objectif de stabilité des prix. L'économiste Mohamed Jadri juge que cette décision est logique et justifiée face à un taux d'inflation qui est passé de 4% à la fin du 1er trimestre à 8,1% à la fin du mois d'octobre. « Une décision en harmonie aussi avec une tendance mondiale d'augmenter le taux directeur comme c'est le cas pour la Banque Fédérale Américaine (4,5%) ou encore la Banque Centrale Européenne », ajoute t-il.
Une inflation qui va encore durer
« On parlait d'une inflation importée. Et cela reste toujours valable. Mais, aujourd'hui même les produits non échangeables ont été touchés par cette vague inflationniste », explique-t-il. En effet, sur les 116 sections de biens et services qui composent le panier de référence de l'indice des prix à la consommation, 60,3% ont connu une augmentation de plus de 2% en août contre 42,2% en janvier. Selon les prévisions de la banque centrale, l'inflation va devoir continuer à enregistrer des taux élevés pour une période bien plus longue que prévu en septembre, impactée notamment par les pressions externes qui se diffusent aux biens et services non échangeables et par la mise en œuvre de la réforme du système de compensation à partir de 2024. En effet, tenant compte des données les plus récentes, l'inflation devrait ressortir à 6,6% en 2022, après 1,4% en 2021, tirée essentiellement par l'accélération de la hausse des prix des produits alimentaires et des carburants et lubrifiants. Elle se situerait par la suite à 3,9% en moyenne en 2023 avant d'enregistrer un nouveau rebond en 2024 à 4,2%, en lien avec la décompensation programmée des prix des produits subventionnés.
Quel impact sur l'économie ?
Pour Jadri, « l'augmentation du taux directeur va pousser les banques commerciales à revoir les taux de crédit vers la hausse tant pour les particuliers que pour les entreprises, et cela entrainera à une diminution des crédits octroyées et donc une réduction de la consommation des produits et services afin de maîtriser le taux d'inflation à des niveaux acceptables pour une économie émergente comme celle de notre pays ». De son côté, l'économiste Jaâfar Mesbahi note qu'une hausse de 50 pbs n'aura pas d'impact significatif sur l'économie nationale en terme de croissance surtout à court terme. D'autant plus qu'il s'agit d'une inflation liée à la flambée des prix des produits énergétiques. Néanmoins, il reste convaincu que cela va ralentir la demande surtout dans certains secteurs comme l'immobilier et pourra impacter l'activité des PME et TPE.
En gros, une telle mesure pourrait selon les économistes, mener à une régulation de l'offre et la demande à travers la limitation d'accès aux crédits d'investissement, de consommation ou autres. En revanche, d'après Jadri, il est nécessaire que le gouvernement et les instances du contrôle et de la concurrence jouent leurs rôles pleinement afin de lutter contre les pratiques d'intermédiation, de spéculation et de monopole.... qui alimentent malheureusement l'inflation.
Sur les perspectives de la fin de l'année 2022, Jadri semble optimiste. «Il est inutile de rappeler que le monde vit une période d'incertitude. Cependant, je reste optimiste pour ce dernier mois, parce d'une part, nous constatons une diminution du prix du baril à moins de 80$ pour la 1ère fois depuis plus que 15 mois et aussi, la diminution des prix de plusieurs matières premières », note-t-il.


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