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Drogues synthétiques : une menace mondiale qui touche le Maroc
Publié dans L'observateur du Maroc le 04 - 03 - 2025

Le rapport annuel 2024 de l'Organe International de Contrôle des Stupéfiants (OICS) est sans appel : La prolifération meurtrière des drogues synthétiques fait peser une menace de premier plan sur la santé publique. Présenté mardi 4 mars à Vienne par son président marocain Dr. Jallal Toufiq, ce document constitue une sérieuse alerte sur le fort impact de ces nouvelles drogues.
Un fléau global
« Le monde criminel a vite fait d'exploiter les lacunes de la réglementation et de créer de nouvelles substances synthétiques qui présentent de grands dangers pour les populations », met en garde l'OICS en appelant à une réponse coordonnée entre les gouvernements et le secteur privé.
Se distinguant par leur puissance et leur facilité de production, les drogues synthétiques, contrairement aux stupéfiants d'origine végétale, ne nécessitent ni vastes cultures ni main-d'œuvre importante. Les laboratoires clandestins peuvent s'implanter partout, adaptant rapidement leurs méthodes pour échapper à la réglementation et maximiser les profits, constate le rapport de l'OICS. Une flexibilité qui rend leur répression complexe.
« La fabrication illicite repose sur des substances en perpétuel renouvellement, ce qui permet aux criminels de conserver une longueur d'avance sur les mécanismes de réglementation », alerte Jallal Toufiq, président de l'OICS.
Certaines drogues, comme le fentanyl et les amphétamines, causent des centaines de milliers de décès chaque année. Leur toxicité extrême et les risques environnementaux liés à leur production inquiètent les experts et les autorités, qui peinent à contrer le phénomène, ajoute le même rapport.
Le Maroc concerné
Même si au Maroc des saisies record de drogues ont été réalisées au Maroc, les drogues synthétiques gagnent toutefois du terrain dans le pays, nous apprend le rapport.
Pour rappel, en 2024, selon le dernier rapport annuel de la DGSN, pas moins de 124 tonnes et 971 kilogrammes de cannabis ont été saisis ainsi que plus de 1,4 million de comprimés psychotropes dont 773.493 comprimés d'ecstasy, en plus de l'interception de plus de 1,9 tonne de cocaïne et de 16,53 kilogrammes d'héroïne.
Toutefois, le « captagon », un stimulant de type amphétamine synthétique prisé au Moyen-Orient, s'impose progressivement dans les flux de trafic transitant par l'Afrique du Nord.
Pour diversifier l'emplacement de leurs opérations et exploitant la demande locale en Afrique du Nord, les trafiquants intègrent ces substances aux circuits traditionnels du cannabis et du tramadol.
« Les trafiquants concentrent leurs opérations en Afrique du Nord, investissant les ports maritimes de l'est de la Libye où se trouveraient des installations de stockage et des réseaux de contrebande, et d'où plusieurs envois ont été expédiés vers l'Egypte, le Maroc et les ports d'Afrique de l'Ouest et de la Corne de l'Afrique », signale le rapport.
Trafic par drones
Autre tendance alarmante détecté par l'OICS : l'utilisation croissante de drones pour acheminer clandestinement ces substances. Ce mode opératoire, déjà observé en Europe et aux Etats-Unis, a été repéré entre le Maroc et l'Espagne, facilitant un trafic plus discret et difficile à contrôler, ajoute la même source.
Face à cette menace, le Maroc renforce son dispositif de prévention et de traitement. En 2024, le pays comptait 25 centres de soins spécialisés dans la prise en charge des addictions, dont trois services hospitaliers universitaires et dix unités en milieu carcéral.
Le traitement à la méthadone, introduit en 2010, continue de se développer. En 2024, 1.975 patients en bénéficiaient, avec une dose quotidienne moyenne de 54,3 mg. De nouveaux hôpitaux à Kenitra, Agadir et Beni Mellal intégreront également des unités d'addictologie. En 2022, 27.793 personnes ont bénéficié dans le pays de tels soins, dont 3438 personnes dans le cadre de consultations psychiatriques (2.559 hommes et 879 femmes), 21.912 personnes dans des centres spécialisés (19.421 hommes et 2 491 femmes), et 2.443 admissions pour des soins dans des établissements psychiatriques.
Malgré ces efforts, le défi reste de taille : contenir la propagation des drogues synthétiques dont la production et la distribution se réinventent sans cesse. Un véritable enjeu sécuritaire et de santé publique.


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