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Initiative Royale Atlantique. Le Maroc trace la nouvelle géopolitique du continent
Publié dans L'observateur du Maroc le 28 - 11 - 2025

Au Forum MEDays, l'Afrique parle d'une seule voix : l'avenir du continent se joue désormais sur l'Atlantique, et c'est le Maroc qui en trace la route. Selon les participants à un panel autour de cette thématique, l'Initiative Royale Atlantique lancée par le Roi Mohammed VI redéfinit la carte stratégique de l'Afrique. De l'accès à la mer pour les pays du Sahel à la sécurisation des routes maritimes, de l'intégration énergétique au décloisonnement des échanges avec les Caraïbes, cette vision transforme les équilibres du continent. « Un moment historique », résume l'ex-ministre capverdien Felipe Lopes Tavares. Tandis que le Niger parle d'une « bouée de sauvetage », Haïti salue « une puissance collective » et Grenade y voit la fin de l'isolement entre Afrique et Caraïbes.
Pour Assia Bensalah Alaoui, Ambassadeur itinérant du Roi Mohammed VI, « L'Afrique Atlantique n'est plus une proposition : c'est une réalité stratégique ». L'enjeu est simple et massif, selon elle : l'espace atlantique concentre près de la moitié de la population africaine et plus de la moitié du PIB continental, mais le continent capte aujourd'hui moins de 18 % de la valeur finale de ses ressources. « L'initiative vise à transformer cette rente naturelle en valeur locale : pêche, minerais critiques, énergies offshore, industrie », a-t-elle expliqué, en insistant sur la nécessité d'un cadre juridique harmonisé, du partage de données et d'un code maritime afro-atlantique en cours d'élaboration.
Un projet qui change la donne
Luis Felipe Lopes Tavares, ancien ministre des Affaires étrangères et de la défense du Cap-Vert a surtout insisté sur l'impact sécuritaire du projet : mutualisation des moyens navals pour lutter contre la piraterie, le trafic de drogue et la pêche illégale dans le golfe de Guinée. « Rien que cette composante sécuritaire justifie l'effort », a-t-il asséné, en évoquant les centaines d'actes de piraterie annuels et la volonté d'en finir avec l'impunité maritime.
Bakary Yaou Sangaré, chef de la diplomatie nigérienne, a livré un témoignage concret des retombées : face à l'isolement logistique et aux pressions régionales, le Maroc a offert au Niger des solutions tangibles :15 000 tonnes d'engrais, une centrale électrique Mohammed VI et, surtout, la perspective d'un accès à la mer via le futur port atlantique de Dakhla. « Les machines viendront par Dakhla », a-t-il lancé : point d'appui pour l'industrialisation, réduction des coûts logistiques et possibilité de transformer localement les ressources au lieu de les exporter brutes.
Dickon Mitchell, Premier ministre de la Grenade, a placé la dimension multicontinentale de l'initiative au cœur de son intervention. Pour lui, réinventer les liaisons atlantiques, c'est permettre aux pays enclavés d'accéder non seulement à l'Europe mais aussi aux Caraïbes et à l'Amérique latine, une opportunité pour le commerce intra-africain, le tourisme et les industries culturelles. Mitchell a alerté sur les verrous non-infrastructures : vols, visas, connectivité qui doivent être levés pour que les échanges humains suivent les flux de marchandises.
Leviers de la réussite
Laurent Lamothe (ex-Premier ministre d'Haïti) et d'autres intervenants ont rappelé que la réussite passe par la modernisation logistique : ports performants (Tanger Med, Nador West Med, Tema, Abidjan, Dakar, Luanda, Walvis Bay...) mais aussi systèmes douaniers et plateformes numériques harmonisés. « L'installation d'outils de surveillance en temps réel, l'utilisation de l'IA et la traçabilité blockchain sont indispensables », a-t-il plaidé, pointant les gains immédiats en réduction des délais et des coûts.
Le plan présenté inclut des projets colossaux : le gazoduc Nigeria–Maroc, la réalisation du Dakhla Atlantic Gateway ainsi qu'une série de régulations et observatoires (IA, pêche, protection des investissements) à finaliser d'ici 2027. Les intervenants ont salué la figure du Maroc comme « catalyseur », citant en exemple des ingénieurs marocaines à la tête de chantiers d'envergure.
À Tanger, la tonalité était à la confiance et à l'urgence mesurée : transformer ressources et littoraux en leviers d'industrialisation, sécuriser les routes maritimes, désenclaver le Sahel et rééquilibrer les rapports commerciaux mondiaux. Mais les défis restent considérables : financement, gouvernance régionale, sécurité sur le long terme et nécessité d'un vrai partage de souveraineté opérationnelle entre Etats atlantiques.
Comme le résumait Assia Bensalah Alaoui, l'Initiative Royale Atlantique vise à « inventer un avenir » pour un espace atlantique africain plus intégré, plus souverain et plus résilient.


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