Dans le secteur primaire, les activités extractives ont diminué de 1,2 %, en raison du repli du pétrole (–4,3 %) et du gaz naturel (–1,7 %), malgré la forte progression du manganèse (+8,6 %). Sur un an, l'indice de la branche extractive a reculé de 4,3 %. L'exploitation forestière a enregistré une croissance de 25,2 %, portée par de meilleures conditions d'évacuation et une reprise de la demande. Après un léger redressement au deuxième trimestre, l'agriculture de rente a chuté de 15,7 %, affectée par le fléchissement simultané de ses deux principaux segments. Le secteur secondaire présente des performances contrastées. Certaines industries affichent une progression notable, comme les peintures (+10,5 %), le bois (+7 %), les gaz industriels (+5,4 %), le raffinage (+5,3 %), l'huile de palme (+4,4 %), les tôles (+2,8 %) et l'électricité (+1,9 %). D'autres secteurs enregistrent un recul marqué, notamment le sucre (–23,9 %), le ciment (–16,1 %), l'eau minérale (–10,1 %), le BTP (–9,9 %), les boissons gazeuses (–4,6 %) et l'eau (–1,1 %). Le secteur tertiaire montre également des résultats mitigés. Les indices du transport (–2,8 %), du commerce général structuré (–2,3 %), du commerce des produits pharmaceutiques (–3,1 %) et du commerce des produits pétroliers (–0,3 %) sont en baisse, tandis que les télécommunications (+3,2 %) et les services de réparation mécanique (+1,6 %) enregistrent une légère progression. La DGEPF souligne que ces données mettent en évidence un recul généralisé de l'activité économique au troisième trimestre 2025 et appellent à une analyse approfondie des facteurs structurels et conjoncturels susceptibles d'expliquer cette dynamique.