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Enseignement Supérieur, un secteur à renforcer
Publié dans L'observateur du Maroc le 05 - 06 - 2014

D'après une étude menée, l'année dernière, par le groupe HEM avec le cabinet Argos auprès des ménages et des bacheliers autour de la perception de l'enseignement supérieur au Maroc, l'offre de ce secteur est jugée majoritairement de qualité moyenne. Cependant, elle tend significativement vers les valeurs positives, surtout chez les parents de bacheliers qui restent confiants par rapport à certaines structures publiques. Ce sont les écoles publiques type ENCG, ISCAE, Ecole Hassania et l'Ecole Mohammadia des ingénieurs qui sont largement plébiscitées. Elles bénéficient d'une perception positive. A des niveaux plus inférieurs, les étudiants de ces écoles et leurs lauréats sont pour le moins satisfaits du cursus. A l'unanimité, la difficulté d'accès est le grief qui revient le plus au sujet de ces grandes écoles. « La difficulté d'accès traduit une forme de marginalisation d'élèves potentiellement performants mais acculés à intégrer d'autres systèmes d'enseignement qui ne leur garantissent pas forcément une bonne formation », soulignent les auteurs de l'étude. Un constat partagé également par les leaders d'opinion. L'année dernière, le nombre total des candidats ayant réussi les examens du baccalauréat au titre des sessions ordinaires et de rattrapage s'élevait à 194.221, soit un taux de réussite de 51,48%. Et ce sont 377.286 étudiantes et étudiants qui se sont présentés pour ces examens. Le plus grand nombre des bacheliers a emprunté, comme chaque année, la voie de l'université publique. La plupart s'y résignent faute de bonnes notes ou de moyens financiers leur permettant de s'orienter vers l'école supérieure privée, dont le coût pourra atteindre les 70 000 DH par an, hors frais d'entretien. Poursuivre ses études à l'étranger est aussi difficile pour la même raison.
Encore des obstacles à lever
D'après l'étude de HEM, le caractère négatif de la perception de l'université publique se dégrade au fur et à mesure que la personne intègre le système. L'appréciation insuffisante à très insuffisante passe de 38,57% chez les bacheliers à 49,14% chez les étudiants. Trois éléments sont pointés du doigt: le sureffectif, les grèves récurrentes et l'absentéisme des professeurs. Le chômage des diplômés à l'issue de la formation occupe quant à lui une position relativement importante parmi les reproches adressés. De leur côté, les leaders d'opinion perçoivent l'université comme une entité enfermée sur elle-même et coupée du monde des affaires. Résultat : une absence d'adéquation entre les contenus pédagogiques et les besoins du marché peu considérés en amont de la formation. L'université publique est-elle une usine qui produit des chômeurs ? C'est, en fait, un a priori qui n'est pas du goût des universitaires. Les 361 établissements de l'enseignement supérieur universitaire que compte le Maroc -avec un effectif de 476.000 étudiants- ne sont pas que des producteurs de sans-emploi. L'université a entamé, à partir de 2004, de profonds changements avec le système LMD, en introduisant les licences professionnelles et les masters spécialisés. Les formations professionnalisantes au sein des universités deviennent, en effet, un atout non négligeable. D'après le dernier rapport de l'UNESCO sur l'enseignement dans le monde, sur 150 pays, le Maroc se trouve dans la catégorie de 21 pays ayant les pires systèmes éducatifs. En dépit des programmes et actions menées au titre de la réforme instituée par la loi 00.01, l'enseignement supérieur témoigne de certaines déficiences tant internes qu'externes. Chaque année, de nouvelles réformes sont annoncées. Mais selon certains professionnels, il s'agit davantage de changements de forme que de fond. Résultats ? « Divers problèmes persistent qui entravent encore le bon fonctionnement de l'institution universitaire : Massification des effectifs des étudiants, manque de ressources humaines, faiblesse du rendement du système de recherche scientifique et timidité des relations avec l'environnement socioéconomique », estime Ahmed Nejmeddine, président de la faculté Hassan 1er de Settat. S'y ajoutent des difficultés institutionnelles liées principalement au parachèvement de l'autonomie de l'université et aux contraintes de gouvernance principalement financières. C'est pour cela que l'enseignement privé de qualité est en train de percer dans le pays❚
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