À Meknès, dans le cadre de la 18e édition du SIAM, GPC Papier & Carton revendique une présence inscrite dans la durée. « C'est notre 18e participation à ce salon que nous avons accompagné depuis 2006 », note son directeur général, Mounir El Bari. Une fidélité qui traduit l'évolution progressive du groupe, désormais positionné comme un acteur structurant dans l'écosystème agricole. Historiquement lié à l'emballage, GPC s'est imposé comme un maillon clé des exportations agricoles marocaines, notamment sur les filières fruits et légumes. « Nous accompagnons beaucoup l'export des fruits et légumes sur tous les continents », indique le dirigeant. Cette dynamique se traduit par des volumes significatifs : près de 100 millions de plateaux agricoles sont exportés indirectement chaque année, à destination de marchés comme l'Europe, les Etats-Unis ou le Canada. Le groupe développe également des exportations directes, notamment à destination de l'Afrique. « Depuis notre site de Mohammedia, nous desservons dessert aujourd'hui une douzaine de pays d'Afrique de l'Ouest », confie Mounir El Bari. Une dynamique appelée à se renforcer avec le projet de Dakhla, conçu comme une plateforme d'export vers de nouveaux marchés. « Nous attendons le démarrage du port pour accélérer cet investissement », précise le DG. Une montée en puissance industrielle en cours Sur le plan industriel, le groupe est engagé dans un cycle d'investissement structurant. À Meknès, un projet affiche aujourd'hui un taux d'avancement de 50 %, avec l'objectif d'accompagner le développement de la région Fès-Meknès, marquée par une forte présence agroalimentaire. À Mohammedia, autre site stratégique, les investissements atteignent 80 % d'avancement, avec une extension dont l'inauguration est prévue d'ici la fin de l'année. « Cela va donner un nouvel élan à GPC », explique Mounir El Bari, qui insiste toutefois sur un enjeu clé : la consolidation. « Pour l'instant, nous devons digérer les investissements lancés afin de les rentabiliser », précise-t-il, évoquant également d'autres projets en préparation, attendus à l'horizon fin 2026. Si l'agriculture reste un pilier, GPC élargit progressivement son champ d'action. Le groupe investit désormais des segments comme l'industrie et l'automobile, dans une logique de diversification et d'adaptation aux mutations du tissu productif. Cette stratégie repose sur une organisation territoriale structurée et spécialisée : le site de Mohammedia est orienté vers l'industrie, celui d'Agadir vers l'agriculture et la pêche, tandis que Kénitra se positionne sur des activités mixtes. Un nouveau site à Agropolis, attendu fin 2026, viendra compléter ce dispositif en couvrant plusieurs segments. L'objectif, selon El Bari est de se rapprocher des bassins de production pour améliorer la qualité de service et s'intégrer pleinement aux écosystèmes industriels régionaux. Dans un contexte de pression accrue sur les ressources, GPC met également en avant ses efforts en matière de gestion de l'eau. Le groupe a déployé un système de management certifié ISO 46001, visant à optimiser la consommation et à identifier les postes les plus intensifs. « Nous avons mis en place des plans d'action pour rationaliser l'usage de l'eau », assure Mounir El Bari.