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Bases françaises d'Afrique
Une si longue histoire
Publié dans L'observateur du Maroc le 15 - 04 - 2010

Mais que font donc les militaires français en Afrique ? Manifestement, il n’est jamais simple pour un pays de tourner la page d’une longue histoire. Le 4 avril dernier, c’est le président sénégalais, Abdoulaye Wade qui jetait un pavé dans la mare. ? l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance du Sénégal - pour lequel 1500 personnalités étaient venues, dont dix-neuf chefs d’Etat africains - il annonçait qu’il fermait la base française de Dakar.
Un excellent coup politique par un président qui veut rester dans l’Histoire de son pays comme celui qui aura parachevé l’indépendance du Sénégal. ? Paris, l’annonce fait grincer des dents. On a l’impression d’«être chassé comme des occupants» selon les mots d’un diplomate. Bref, entre les deux capitales, l’affaire se double d’un problème d’ego. Pas si simple.
Nicolas Sarkozy qui n’a jamais eu la fibre africaine décide, dès son arrivée au pouvoir, que le maintien de milliers de militaires français sur le continent noir est un anachronisme. On ne gardera plus qu’une base sur la côte Atlantique de l’Afrique. Pour des raisons stratégiques, les militaires préfèrent Dakar à Libreville (Gabon). En février 2008, au Cap, Sarkozy annonce que la France va renégocier les accords de défense passés avec huit de ses ex- colonies. Nouvel objectif ? Transparence, prise en charge par l’Afrique de sa sécurité et européanisation des interventions militaires sur le continent. La renégociation est en cours. Elle a eu lieu avec le Gabon, se termine avec le Cameroun et le Togo et se poursuit avec la Centrafrique, les Comores, la Côte d’Ivoire, Djibouti et le Sénégal. Alors qu’autrefois, des clauses secrètes prévoyaient que l’ancienne métropole pourrait intervenir pour des raisons de politique intérieure, une clause du nouvel accord prévoit explicitement la non-intervention française en cas de troubles intérieurs. Avec le Sénégal, tout se passe normalement lorsqu’à l’automne il fait savoir qu’il souhaite récupérer la base de l’armée de terre française pour réaménager ce quartier de la capitale. En contrepartie, on propose des terrains en dehors de Dakar. Refus de Paris pour des raisons de coût. La France décide donc de retirer les 900 hommes du BIMA (infanterie de marine) et de laisser l’armée de l’air et la marine (300 hommes). Nicolas Sarkozy en fait l’annonce lors d’un voyage officiel au Gabon : Libreville sera choisie pour abriter la base française de la côte Atlantique de l’Afrique. Maladroit. Les Sénégalais sont mécontents.
«Puisque la France a décidé de partir, je ne pouvais pas avoir l’air de la retenir. Ce n’est pas mon rôle», nous précisait dimanche le président Wade. «Et cela ne ressemblait à rien de laisser 300 hommes. J’ai donc décidé de reprendre la base et je suis prêt à examiner, dès demain, les demandes de facilité que la France va me demander. Elle veut lancer une coopération militaire sous-régionale et a besoin d’un pays sur lequel s’appuyer», poursuivait-il. La balle est dans le camp de la France. Dans l’immédiat, elle maintient trois points d’appui sur le continent : Djibouti, 2900 hommes ; Gabon, 980 ; La Réunion, 1460. Et renforce sa coopération avec les Européens pour former des forces africaines de maintien de la paix ou pour monter des opérations communes, comme au Congo-Kinshasa et en Côte d’Ivoire (opération Licorne sous parapluie de l’ONU). C’est probablement un des moyens pour commencer à sortir de cette relation ambiguë que Paris entretient, depuis un demi-siècle, avec «so» Afrique indépendante.


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