Coronavirus : le Maroc dépasse la barre des 100.000 contaminations    Le docteur et académicien Mohamed Talal tire sa révérence    Abu Wael al-Rifi : Le contraste saisissant entre les grands patriotes et les petits maitres des entourloupettes    Lanceur d'alerte : Révélations en série d'un officier des services secrets du Polisario    Liberté économique : le Maroc 78ème mondial    La BVC dans le rouge du 14 au 18 septembre    Algérie: Un milliard de dollars de pertes financières    Mamounia, Royal Mansour, Fours Seasons...ils vont rouvrir leurs portes à Marrakech    La nouvelle Clio et le nouveau Captur disponibles au Maroc    Mercato: Gareth Bale de retour à Tottenham!    Bundesliga: Le Bayern détruit Schalke!    Liverpool officialise l'arrivée de Thiago Alcantara    Le Maroc remarquablement élu au Comité des Droits de l'Homme de l'ONU    Coronavirus: en France, la Haute Autorité de santé tranche sur la fiabilité des tests salivaires    Tanger: la douane découvre une usine clandestine    Marrakech adoptera l'enseignement en alternance    Mohamed Rouicha : sauveur de mémoire    Un parcours culturel très riche et très séduisant    Des artistes marocains appellent à la réouverture des théâtres et des salles de cinéma!    Entretien avec Othman Ktiri, l'entrepreneur marocain qui a réussi en Espagne    Washington reconduit unilatéralement les sanctions de l'ONU contre l'Iran    En Grèce, 9 000 demandeurs d'asile ont déjà rejoint le nouveau camp de Lesbos    Mexico : création d'un groupe d'amitié avec le Maroc pour promouvoir la coopération bilatérale    "Africa Innovation Week 2020": l'EMSI rafle la mise    Contrats spéciaux de formation: des mesures annoncées en faveur des entreprises marocaines    Climat des investissements au Maroc : le Département d'Etat US distribue bons et mauvais points [document]    Formation: mesures exceptionnelles en faveur des entreprises marocaines    «Enquête exclusive» : les dérives du régime algérien mises en lumière    Une photo de Leila Hadioui avec Saad Lamjarred surprend ses fans    Arabie saoudite: cinq personnes blessées par un projectile tiré par les Houthis    Nadal tombe à Rome (VIDEO)    Le régime algérien veut empêcher le Hirak de reprendre ses manifestations    Tanger : après l'affaire Adnane, nouvelle arrestation pour « attentat à la pudeur »    Météo : le temps se rafraîchit ce dimanche au Maroc (températures)    Mika « Loves Beirut » et d'autres stars mondiales aussi    L'image de la semaine    «Zanka contact», un ovni dans le 7e art national    Culture en vrac    Botola Pro: l'OCK tombe à domicile face à Berkane (VIDEO)    Real Madrid: Gareth Bale prêté à Tottenham    Cellule terroriste démantelée le 10 septembre: Ce que révèle l'expertise de la police scientifique    La presse britannique évoque les « sculptures » de Mehdia    Le secrétariat général des Finances de nouveau vacant    El Fizazi n'exclut pas un retour de Benkirane à la politique    Turquie : Ankara condamne un journal grec qui avait invité Erdogan à « aller se faire foutre »    Rude épreuve doukkalie pour le Raja et le Wydad    Etat-Unis : Les applications chinoises TikTok et WeChat interdites    Le forum de la jeunesse du cinéma hassani démarre ce soir    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Du micro-sexisme au harcèlement sexuel
Publié dans L'observateur du Maroc le 15 - 02 - 2018

L'onde de choc causée par la polémique sur le harcèlement sexuel qui a éclaté, l'année dernière aux USA, s'est fait sentir en Espagne avec moins d'intensité qu'en France. Mais au moins, il y a eu de vrais débats sur le sujet. Voici ce qu'on peut en retenir.
En Espagne, des femmes ont brisé le silence en criant leur ras-le-bol d'être victimes de situa- tions humiliantes de harcèlement sexuel. Ainsi, elles ont mis fin à une omerta qui avait trop duré. Mais elles n'étaient pas les seules à
élever la voix. Nombreux(ses) sont les Espagnols(es) qui sont allés(es) plus loin en tentant de trouver les frontières entre les jeux de séduction et les dérives du harcèlement sexuel. Or, pour Mateo Sanjuan, sociologue, spécialiste de l'égalité des genres, ces frontières sont claires : » Tenter par quelque moyen que ce soit de forcer une personne à subir ou à faire ce qu'elle ne veut pas faire de son plein gré est du harcèlement « . Sanjuan souligne que les agresseurs feignent d'ignorer le refus, explicite ou implicite, qu'exprime leur victime. Celle-ci, précise le spécialiste espagnol, se trouve démunie quand il s'agit d'abus de pouvoir de la part de son agresseur.
» Il n'y a pas que le harcèlement sexuel comme forme d'agression directe dont sont victimes des femmes « , fait remarquer María Alonso. Membre de la commission nationale qui s'est penchée sur la violence dont sont victimes les femmes en Espagne, cette spécialiste de la question sait de quoi elle parle. Certes, pour elle, les dénonciations qui se sont multipliées sous le hashtag #metoo aux USA et #denoncetonporc en France constituent une véritable révolution contre la loi du silence qui prédominait jusque-là. » Mais, prévient-elle, en dehors du harcèlement sexuel qui peut et doit être signalé, il existe d'autres types de harcèlement que les femmes sont contraintes de subir quotidiennement sans pouvoir réagir : le micro-sexiste en est un « .
Gare au micro-sexisme !
Par micro-sexisme, María Alonso entend cette forme subtile de violence qui passe généralement inaperçue, tant elle est banalisée et normalisée, jusqu'à devenir invisible, étant considérée sans conséquence. » Ne pas laisser une femme payer l'addition, appeler une serveuse en faisant valoir sa beauté, juger des femmes à travers leur façon de s'habiller ou leur façon de marcher, etc., ce sont autant de situations qui donnent lieu au micro-sexisme « , détaille M. Alonso, ajoutant que ce sont les agissements sexistes les plus anodins qui perpétuent et approfondissent les inégalités entre les sexes.
» Le micro-sexiste, comme toutes les formes de violence liées au genre n'est pas le fait que des hommes ou encore de tous les hommes, c'est le résultat d'attitudes parfois même de la part des femmes elles-mêmes « , insiste la spécialiste.
que faire ?
» A la base, souligne Mateo Sanjuan, le sexisme, comme beaucoup d'autres maux de la société, est culturel. Les hommes ne naissent pas sexistes, mais apprennent à le devenir dès leur plus tendre enfance. Ils intériorisent certaines attitudes qui définissent leur façon de penser tout au long du processus de socialisation « . Le sociologue insiste sur l'éducation comme base essentielle de lutte contre le harcèlement sexuel.
María Alonso abonde dans le même et ajoute : » Avec un changement d'attitude, il est possible de mettre fin à ces déséquilibres, en commençant par notre environnement le plus proche. Les deux spécialistes s'accordent pour dire que le sexisme social n'est que le reflet de l'éducation, c'est donc par là que commence le changement vers une société égalitaire et non-violente.
Cet article est paru dans L'Observateur du Maroc & d'Afrique du 9 février 2018


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.