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COVID-19-demain : Sommes-nous prêts à changer ?
Publié dans L'observateur du Maroc le 15 - 04 - 2020


Par Dr. Samir Belfkih
Professeur de l'Enseignement Supérieur
Au Vème siècle avant Jésus-Christ, Protagoras écrivît dans son fameux ouvrage De la vérité sa fameuse maxime « L'homme, est la mesure de toute chose« . Cet aphorisme est particulièrement d'actualité ces jours-ci où le monde entier vit au rythme de la pandémie inédite COVID19. Celle-ci, malgré ses effets dévastateurs, a au moins le privilège de projeter un éclairage édifiant sur la position de l'homme dans les systèmes et sous-systèmes. On se réveille, aujourd'hui, en se rendant compte qu'on a trop favorisé l'économie au mépris de l'Homme.
Une chose est certaine, le monde d'après le Covid19 ne ressemblera point, ou plutôt ne devra ressembler, à celui d'avant. La cohésion sociétale et le système de valeurs seront bousculés au sein des sociétés, car en situation de catastrophe, deux comportements s'opposent: la générosité et l'absence d'empathie. L'homme s'en sortira psychologiquement épuisé à cause de la turbulence ayant déstabilisé ses différents référentiels tout au long de cette pandémie marquée par le confinement général. Le syndrome post-traumatique sera beaucoup plus ressenti et vécu par les populations ayant été vulnérables avant la pandémie. Un nouvel ordre mondial s'imposera où les Etats seront amenés à revoir leurs priorités et à se redéfinir dans un monde moins ouvert, marqué par une mondialisation certainement portée par la Chine, et qui replacera l'homme et la nature au cœur de tous les enjeux. Quelle trajectoire adopteront le modèle libéral et, son corollaire logique, l'économie du marché? Qu'en est- il de notre pays?
Si la situation demeure contrôlable dans notre pays, c'est parce qu'elle est pilotée directement par Sa Majesté Le Roi ayant réagi aussitôt face à cette Epidémie Inédite. Fidèle à son penchant humaniste, il a privilégié la santé des citoyens au détriment de la dynamique économique. La crise épidémiologique qui touche de plein fouet notre pays, représente à posteriori une « chance » pour que le Maroc procède véritablement, dès que cette épidémie sera derrière nous, à une refonte profonde à plusieurs niveaux.
Nulle personne n'est en mesure, aujourd'hui, de nier l'énorme élan qu'a connu notre pays ces deux dernières décennies sans égale mesure avec tout ce qui s'est passé durant la deuxième moitié du XXème siècle. La spécificité de notre modèle politique, non soumis à la pression du temps, représente une opportunité énorme pour le Maroc le vouant naturellement à réaliser une e cadence de développement, meilleure que celle enregistrée ces dernières décennies, marquées malheureusement par des phénomènes d'injustice sociétale et de disparités aussi bien sociales que territoriales. Pendant ce temps, des forces intermédiaires (notamment les partis politiques) se doivent de transcender leurs inhibitions et se lancer dans un effort de modernisation pour pouvoir s'adapter à la nouvelle ère. Cette situation appelle à une révision des paradigmes et des concepts liés à l'action politique dans notre pays afin de permettre l'émergence d'une nouvelle génération de partis politiques, syndicats et institutions consultatives et plus généralement du système de forces intermédiaires.
L'heure est grave. Toutes les mesures prises pour contrer cette épidémie dans notre pays sont à saluer et encourager car c'est notre unité qui fait notre force, en ces moments difficiles. Quand le Covid-19 sera derrière nous, notre pays devra logiquement suivre une trajectoire favorisant, un Etat plus social mettant l'Homme au cœur des enjeux à travers ses institutions et ses législations. Dans ce sillage , une nouvelle génération 2.0 de forces intermédiaires, devrait voir le jour, susceptible d'être un véritable trait d'union entre l'Etat et la société et, par voie de conséquence, capable de générer plus d'engagement et d'adhésion sociétal tout en s'inscrivant dans une ligne droite qui a pour finalité ultime: la modernisation de notre pays tout en préservant sa spécificité. Une telle démarche portée par la moralisation et la clarté, sera certainement la réponse appropriée à la question:
« COVID-19: Sommes-nous prêts à changer ? ».


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