Le trafic aérien national a atteint 36,3 millions de passagers en 2025, en hausse de 11 % par rapport à 2024, selon les données de l'Office National des Aéroports (ONDA). Ce niveau constitue un record pour le réseau aéroportuaire marocain et confirme la poursuite d'une dynamique de croissance observée depuis la reprise post-pandémie. Cette progression s'explique par plusieurs facteurs, dont la montée en puissance des grands hubs, la reprise soutenue du trafic international et l'impact conjoncturel de la Coupe d'Afrique des Nations 2025, qui a généré un afflux important de supporters et de délégations en provenance de plusieurs régions du monde. L'année 2025 s'inscrit également dans la continuité de la stratégie « Aéroport 2030 », qui vise à anticiper l'évolution de la demande, adapter les capacités des infrastructures et améliorer les conditions d'accueil des passagers. Le trafic a ainsi progressé à la fois dans les principaux aéroports du Royaume et, de manière plus progressive, dans plusieurs plateformes régionales. Plusieurs seuils ont été franchis au cours de l'année. L'aéroport Mohammed V de Casablanca a dépassé les 11 millions de passagers, confirmant son rôle de principal hub national et continental, un positionnement soutenu notamment par le plan de développement de Royal Air Maroc. À Marrakech, le trafic annuel a pour la première fois franchi le cap des 10 millions de passagers, reflétant le poids du tourisme dans la dynamique du transport aérien. De son côté, l'aéroport de Rabat-Salé a enregistré une croissance de 26 %, dépassant les 2 millions de passagers sur l'année. Dans l'ensemble, cinq aéroports concentrent près de 90 % du trafic national. Casablanca représente environ 32 % du total, Marrakech 28 %, Agadir 10 %, tandis que Tanger et Rabat affichent des progressions notables, respectivement de 17 % et 26 % par rapport à 2024. Cette concentration souligne le rôle structurant des grands pôles touristiques et économiques dans la croissance du trafic. Parallèlement, plusieurs aéroports régionaux ont enregistré des hausses significatives. Des plateformes comme Essaouira, Béni Mellal, Errachidia ou Laâyoune bénéficient de l'ouverture de nouvelles lignes, de l'amélioration des infrastructures et du développement touristique régional, contribuant à un rééquilibrage progressif du réseau. Selon l'ONDA, ces résultats sont le fruit d'un travail coordonné avec les différents acteurs institutionnels impliqués dans la gestion des flux aériens et la sûreté, notamment les autorités de sécurité, les services douaniers et les départements ministériels concernés. Ils s'inscrivent dans une trajectoire visant à accompagner la croissance du trafic tout en renforçant la connectivité et l'attractivité du Royaume à l'horizon 2030.