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Moyens de paiement : Le cash règne en maître sur l'économie marocaine
Publié dans L'opinion le 25 - 10 - 2020

Bank Al Maghrib traite des moyens de paiement de l'économie marocaine au titre de l'exercice 2019 et dégage des données qui renseignent sur un certain nombre d'indicateurs dont la monnaie scripturale, « les chèques en bois », la contrefaçon des billets, les incidents de paiement ...
La Banque centrale vient de rendre public son rapport annuel sur les infrastructures des marchés financiers, les moyens de paiement, leur surveillance et les initiatives d'inclusion financière au titre de l'exercice 2019.
Un document au sein duquel la Banque centrale traite, entre autres, des moyens de paiement et attire l'attention sur le fait que malgré la progression sensible des paiements scripturaux, l'économie marocaine demeure largement dominée par le cash, dont la demande a réalisé encore, au titre de cette année, une croissance qualifiée de « significative ». En valeur, cette croissance se situe à 7% pour atteindre 266 milliards de dirhams. En nombre, la circulation fiduciaire a enregistré une hausse de 4,4% pour atteindre 1,8 milliard de billets et 2,8 milliards de pièces de monnaie en 2019.
Rapportée au PIB, la circulation fiduciaire est de l'ordre 23% et BAM estime qu'elle demeure importante, comparée à d'autres pays dont le rythme de croissance économique est similaire au nôtre.
Préférence pour le billet de 200
Pour ce qui est des billets, l'année 2019 s'est soldée par une circulation en hausse de 7,3% en valeur et de 6,3% en volume, pour atteindre 263 milliards de dirhams et un volume de 1,8 milliard de billets.
La structure en nombre des billets en circulation affiche une prépondérance des billets de 200 DH, dont la part est passée de 51% en 2018 à 52% en 2019. Les billets de 100 DH ont vu leur part reculer d'un point, passant à 36%. De leur côté, les parts des coupures de 50 DH et 20 DH se sont stabilisées respectivement à 4% et 7%. En termes de valeur, les coupures de 200 DH représentent 73% du montant des billets en circulation. Pour ce qui est des pièces métalliques, la circulation a progressé de 5% pour se situer à un volume de 2,8 milliards d'unités, soit l'équivalent de 3,6 milliards de dirhams à fin 2019. Comme à l'accoutumée, précise la Banque centrale, les pièces de 1DH, 1⁄2DH, 20C et 10C dominent la circulation des pièces, en volume, représentant une part totale de 75%.
La contrefaçon cible les billets de 200 DH
En termes de faux monnayage détecté par Bank Al Maghrib, le même document révèle que les faux billets ont progressé de 5,5% en 2019 pour atteindre 9.575 billets, contre une baisse de 7% une année auparavant. La valeur de ces faux billets s'est établie à 1,5 million de dirhams contre 1,4 million de dirhams en 2018. Rapporté au million de billets en circulation, seulement 5,2 billets sont contrefaits.
Pour Bank Al Maghrib, ce taux observe depuis plusieurs années une baisse continue, et témoigne du fait que le risque de contrefaçon au Maroc est globalement maîtrisé, et se situe à un niveau faible comparativement à l'échelle internationale.
Par coupure, la tendance à la hausse a concerné les billets de 200 DH, 50 DH et 20 DH, enregistrant des croissances respectives de 16%, 10% et 24%. Ceci au moment où la contrefaçon des billets de 100 dirhams a baissé de 36% en nombre.
La Banque centrale révèle aussi que la contrefaçon cible davantage les billets de 200 DH qui représentent 69% des faux billets décelés. Les billets contrefaits de 100 DH, 50 DH et 20 DH représentent des parts respectives de 12%, 12% et 7%. Et 93% des faux billets décelés sont réalisés au moyen de photocopieurs ou imprimantes couleur.
Amélioration du dispositif de détection de fausse monnaie
Parallèlement, le nombre détecté de faux billets de banques étrangers (BBE) a continué à baisser à 519 billets contrefaits, contre 618 billets en 2018 et 1.091 en 2017. Cette tendance a concerné l'ensemble des devises et plus particulièrement les principales devises, à savoir le Dollar américain et l'Euro, représentant des baisses respectives de près de 12% et 14%.
A ce niveau, Bank Al Maghrib, qui affirme améliorer en continu son dispositif de détection de la fausse monnaie, en diversifiant le périmètre de contrôle des banques et des Centres Privés de Tri, a publié une liste d'équipements fiduciaires jugés aptes à traiter les billets suivant les normes de qualité requises.
Moyens de paiement scripturaux
Définis par Bank Al Maghrib comme étant l'ensemble des instruments permettant de faire circuler la monnaie scripturale et ne constituant qu'un support, papier ou dématérialisé, dans les transactions de règlement (chèque, carte, virement, prélèvement, lettre de change...), les moyens de paiement scripturaux ont progressé de 12,9% en 2019 en comparaison avec 2018.
A ce titre, la Banque centrale indique que la répartition des paiements scripturaux est demeurée stable, caractérisée par une prédominance des virements, tant en nombre qu'en valeur, avec des parts respectives de 42% et 50%, un léger recul de la part du chèque en nombre à 13% mais qui reste importante en valeur à 35%. Et ce, au moment où la part des paiements par cartes demeure importante à 28% en nombre de transactions, mais sa part en valeur demeure limitée à 1% seulement.
En chiffres, le nombre global de moyens de paiement scripturaux échangés en 2019, s'est élevé à près de 272 millions d'opérations, correspondant à une valeur cumulée de près de 3 597 milliards de dirhams, en hausse de 4,8% par rapport à 2018. En termes de comparaison, Bank Al Maghrib estime que ce niveau, qui représente environ 7,6 transactions par an et par habitant, demeure largement en dessous de ceux enregistrés par les pays les plus avancés, comme la Finlande, les Etats-Unis ou la France, où il est approximativement de 510, 425 et 310, dénotant une « scripturalisation » très importante des paiements.
En nombre, la structure des paiements scripturaux est restée quasiment identique à celle de l'année précédente : le virement conserve sa première place, pour la quatrième année consécutive (42% des échanges en 2019, contre 40% en 2018), devant la carte bancaire (28% des échanges en 2019 contre 29% en 2018). Les prélèvements ont maintenu leur troisième place dans l'ensemble des échanges en nombre (14% des échanges en 2019, contre 15% en 2018), devant les chèques qui ont confirmé leur régression (13% en 2019 contre 14% en 2018).
La Banque centrale conclut à ce niveau que la tendance baissière de la part en nombre des chèques, au profit des autres moyens de paiement électroniques, cadre parfaitement avec la politique et les orientations stratégiques de Bank Al Maghrib visant à développer les moyens de paiement électroniques.

N. BATIJE
Repères
Qualité des billets
En 2019, l'émission des billets neufs par Bank Al Maghrib a concerné un volume de 574 millions de coupures, en hausse de 14% par rapport à l'année 2018. La destruction, quant à elle, a porté sur un volume de 465 millions de billets en hausse de 50%. La Banque centrale précise que l'entretien de la qualité, effectué conjointement par la Banque et les Centres Privés de Tri, a atteint un volume de 3,2 milliards de billets, en hausse de près de 5% par rapport à l'année 2018, soit presque le double du volume des billets en circulation.
Rejets de chèques
Le nombre total de rejets de chèques, tous motifs confondus, s'est élevé en 2019 à 774 442 opérations, correspondant à un taux de rejet global de 2,72%. Selon Bank Al Maghrib, 56% de ces rejets sont liés à l'insuffisance de provision lors de la présentation au règlement. Et ce, au moment où la proportion des LCN (lettre de change normalisée) rejetées s'est établie à des niveaux jugés préoccupants, soit 16,5% en 2019 contre 15,4% en 2018. Près de 90% de ces rejets correspondent à des rejets pour absence ou insuffisance de provision.
Incidents de paiement
A en juger par les données de la Banque centrale, l'analyse des données de la Centrale des Incidents de Paiement arrêtées à fin 2019 fait ressortir une décélération des incidents de paiements à 2,2% contre 6,4% en 2018 et un ralentissement du rythme de progression de leur montant de 12,3% à 3,8%. Parallèlement, un recul de 2,1% est observé au niveau des régularisations contre une légère progression de 1,3% l'année dernière.


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