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Bâtiments travaux publics : L'immobilier souffre d'une crise structurelle et des mesurettes du gouvernement
Publié dans L'opinion le 03 - 01 - 2021

L'embellie dans le secteur de l'immobilier n'est pour demain car la crise est profonde et les mesures envisagées par le gouvernement ne sont pas à la hauteur des attentes ni les enjeux pour une activité pourvoyeurs d'emplois.
L'adage veut que quand le bâtiment va, tout va. Mais dans le contexte actuel, crise Coronavirus oblige, doublé d'un engagement en trompe-œil du gouvernement, tout porte à croire que l'embellie dans le secteur de l'immobilier n'est pour demain. Comme le souligne clairement Al-Amine NEJJAR, Vice-Président de l'Alliance des Economistes Istiqlaliens, « la persistance de la crise du secteur de l'immobilier depuis plusieurs années s'explique certes par un contexte économique défavorable mais aussi par la timidité des mesures gouvernementales entreprises depuis 2012 pour sortir ce secteur de sa léthargie ».
D'ailleurs, comme le rapporte le HCP, au 4ème trimestre 2020, on constate globalement une légère diminution de l'activité, selon le Haut-Commissariat au Plan. Cette évolution résulterait de la baisse d'activité prévue au niveau des branches des travaux de construction spécialisés et du Génie civil, ainsi que de la hausse d'activité attendue dans la branche de la construction de bâtiments. Ce qui pousse les chefs d'entreprises à anticiper sur cette baisse. Une situation qui résulte de plusieurs facteurs à commencer par l'Exécutif.
Baisse d'activité
Ces anticipations avancées par les chefs d'entreprises du secteur de la Construction, pour le 4ème trimestre 2020, font ressortir, globalement, une légère diminution de l'activité. Cette évolution résulterait, d'une part, de la baisse d'activité prévue au niveau des branches des « Travaux de construction spécialisés » et du « Génie civil » et, d'autre part, de la hausse d'activité attendue dans la branche de la « construction de bâtiments ». Cette baisse dans le secteur de la construction serait accompagnée par une chute des effectifs employés.
Fallait-il prévoir ce scénario ? Ceci fait dire à M. Nejjar que la réaction du gouvernement à travers la Loi de finances rectificative 2020 a été tout à fait timide car « elle s'est limitée à proposer dans la première mouture la mise en place d'un abattement de 50% des droits d'enregistrement uniquement en cas d'acquisition de logements construits pour une valeur maximale de 1 million de dirhams. Une deuxième mesure a été également proposée, et qui vise à l'extension du délai de livraison pour le logement social de six mois pour les conventions dont l'échéance de cinq ans arrive son terme entre le 20 mars 2020 et le 31 décembre 2020 ».
D'ailleurs, l'AEI dans un communiqué le 1er mai 2020 a appelé le gouvernement à adopter des mesures d'urgence pour sauvegarder le secteur de l'immobilier jusqu'à fin décembre 2021. Ce plan intitulé « Tous solidaires pour sauver les emplois du secteur de l'immobilier » repose sur des mesures dont la relance de la demande et celle de l'activité de l'industrie de la construction à travers le FOGARIM.
Conditions particulières
Concernant l'autre mesure gouvernementale qu'est la prorogation de la suppression et exonération partielle des droits d'enregistrement jusqu'à juin 2021 avec augmentation de la limite à 4 millions de dirhams, l'économiste istiqlalien s'interroge sur le bien-fondé d'une initiative. Pourquoi s'arrêter à fin juin 2021 alors que logiquement vu qu'on présente une Loi de finances annuelle on aurait pu proroger cette disposition à fin 2021 comme revendiqué par l'AEI?, se demande-il.
Aujourd'hui, tous les pans de l'activité immobilière sont touchés comme c'est le cas du ciment caractérisé par un effondrement des prix. Ainsi la chute importante des ventes de ciment, occasionnée par les conditions particulières de l'état d'urgence sanitaire actuelle, s'est encore matérialisée au mois de mai dernier, marquant une baisse de 50,5%, après -54,9% en avril et -28,2% en mars 2020.
Selon la note de la Direction des études et prévisions financières (EDPF), les livraisons de ciment ont reculé de 25,1% sur les cinq premiers mois de l'année, après une augmentation de 2,2% un an plutôt. La baisse la moins importante des livraisons concerne particulièrement le segment d'infrastructure qui préserve son évolution positive à fin mai 2020 (+9,2%), à l'inverse des autres segments qui continuent d'afficher des retraits significatifs par rapport à l'année dernière suite à la mise en place des mesures de contournement de la crise sanitaire. Toujours est-il que le gouvernement devra fournir plus d'efforts pour que l'immobilier retrouve sa couleur d'antan ?
Wolondouka SIDIBE


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