Guinée équatoriale : 15 morts et 500 blessés dans des explosions accidentelles dans un camp militaire    Le Maroc, deuxième partenaire commercial africain du Mexique    Indemnité forfaitaire CNSS : Nouvelle vague de bénéficiaires    Voici le nouveau président du FC Barcelone !    DGSN: grosse opération anti-drogue à Laâyoune    Prévisions météorologiques pour le lundi 8 mars 2021    Après les troubles au Sénégal, la contestation appelle à de nouvelles manifestations    Manifestants asiatiques et rêve américain    La Marocaine Nora Fatehi, première arabo-africaine à franchir le cap du milliard de vues sur Youtube    Fatma El Ghalia Charradi, la férue du théâtre et de l' action associative    La jolie passe de trois du Wydad    Maymouna Amidan, une militante associative de Dakhla dévouée aux personnes vulnérables    L' ambassadrice du Royaume au Panama rappelle l' apport considérable de l'Afrique à l' espace francophone    Le Raja Casablanca et le Youssoufia Berrechid se quittent sur un nul (VIDEO)    Tanger Med vu par les espagnols    Salma Azzaoui, une sportive marocaine au défi de la rudesse du soccer américain    Quand le Maroco-Allemand, Mohamed Hajib, condamné pour terrorisme, faisait l'apologie des attentats-suicides    Mohamed Essoulimani expose sa dimension spirituelle de la femme    Sahara : Les Nations unies reconnaissent la difficulté de nommer un envoyé spécial    La promotion des droits sociaux et économiques de la femme au cœur des objectifs majeurs de l'INDH    Irak : le pape prie pour les «victimes de la guerre»    Le Bayern rassure sur la blessure de Jérôme Boateng    Alerte météo : averses orageuses et chutes de neige le 7 mars dans plusieurs provinces marocaines    Recrudescence du variant anglais du Covid : le Maroc referme ses frontières    Exposition: sensualité et audace    «Tisser le temps politique au Maroc»    Merkel et son parti voient leur étoile pâlir    Déclaration du CA avant le 1er avril    Une semaine sous le signe de la stabilité    Alerte météo: fortes averses prévues au Maroc ce dimanche    La femme est appelée à s'affirmer dans les divers registres de la vie sociétale    CNSS : Les crèches privées seront indemnisées    L'or inexploré tchadien dans la ligne de mire du marocain Marita Group    Après Espérance -Zamalek : Bencherki en altercation violente avec le coach !    Maroc-Royaume-Uni : une nouvelle route maritime pour contourner les problèmes frontaliers du post-Brexit    La Biélorussie réclame l'extradition de Svetlana Tsikhanovskaïa    L'étape actuelle exige une implication de tous    Adoption à la majorité d'un projet de loi organique relatif au processus électoral    L'émancipation des femmes passe par casser le «plafond de verre»    CAF / Elections du 12 mars : Ahmed Yahya se retire !    CAN U20 : Le Ghana, champion d'Afrique !    Le Maroc, vice-président du 14e congrès des Nations unies pour la prévention du Crime et la justice pénale    «Sans cesse la langue défait et refait le jeu de son tissage de signes» Lorand Gaspar        Obésité et Covid-19 : le choc fatal entre deux pandémies    Maroc : Les barrages remplis à 50%    SpaceX : Nouvel échec pour la fusée    Le pape célèbre à Bagdad sa première messe publique en Irak    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Crainte d'un choc environnemental suite à la reprise des industries
Publié dans L'opinion le 18 - 01 - 2021

La fermeture du plus grand trou dans la couche d'ozone, au-dessus de l'Antarctique, est certes une bonne nouvelle. Mais cela ne signifie pas forcément que tout va bien.
- Le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique, considéré comme l'un des plus grands, s'est refermé fin décembre dernier après avoir atteint une taille maximale à l'automne. Quel commentaire en faites-vous ?
- L'Organisation Météorologique Mondiale des Nations Unies (OMM) a plusieurs outils de détection et de suivi de l'évolution de l'état de notre environnement. Pour la première fois, cette Organisation a mené une étude sur le trou qui se trouve dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique. Les résultats ont montré que sa taille maximale, et record, avait été atteinte à l'automne 2020. Ce trou a été l'un des plus vastes depuis le début de la surveillance de la couche d'ozone de la Terre qui avait commencé il y a 40 ans. En outre, c'est celui qui a perduré le plus longtemps. Heureusement, ce trou s'est refermé aujourd'hui, surtout que les deux pôles Nord et Sud du globe terrestre sont les points les plus sensibles de la planète puisqu'ils assurent la stabilité des températures de la terre.
- Pouvons-nous affirmer que la pandémie et le confinement sanitaire qui s'en est suivi ont joué un rôle important dans le retour à la normale dans la couche d'ozone, au-dessus de l'Antarctique ?
- La crise du Coronavirus pose beaucoup de questions. Elle génère naturellement des craintes, mais aussi de l'espoir. Selon nos recherches et constats, la période du confinement général, qui a eu lieu entre les mois février et juillet derniers, a grandement participé à la réduction du plus grand trou dans la couche d'ozone, audessus de l'Antarctique. Durant cette période, plusieurs sites industriels ont fermé leurs portes, à travers le monde. L'environnement a retrouvé ses droits. Les véritables risques encourus sont ceux de l'après-Covid, à partir du moment où les sites industriels rouvriront. En effet, ils essayeront de compenser leurs pertes en doublant leurs productions. Là, il y a le risque d'un grand choc environnemental. En conséquence, tout ce qui a été bâti sera détruit, en dépit des grands accords internationaux dont celui de Paris sur le changement climatique, qui souligne l'importance de l'engagement des pays pour la protection de l'environnement. Malheureusement, l'intérêt économique prône sur l'intérêt environnemental.
- La couche d'ozone pourraitelle complètement se rétablir prochainement ?
- La fermeture du plus grand trou dans la couche d'ozone est une bonne nouvelle dont les résultats sont encourageants. En revanche, cela ne signifie pas que notre planète est à bout de souffle. Certaines recherches affirment que la couche d'ozone pourrait être restaurée d'ici 2060. Les explications avancées sont relatives aux températures en Arctique qui ne descendent pas suffisamment. Mais, cette année, de puissants vents circulent autour du pôle Nord, et ont emprisonné de l'air froid dans le vortex polaire. Le retour du soleil sur la région a ensuite provoqué un appauvrissement de la couche d'ozone. Il convient de rappeler que les données les plus récentes montrent que la couche d'ozone se rétablit globalement à un taux de 1 à 3 % par décennie depuis 2000. Ainsi, les experts annoncent que dans les latitudes moyennes de l'hémisphère Nord, elle sera totalement rétablie vers 2030. L'hémisphère Sud devrait avoir à patienter jusqu'en 2050 et les régions polaires, dix années de plus.
Recueillis par Safaa KSAANI
Portrait
La nature le rend créatif
Depuis 2014, date de création de son Association « Oxygène pour l'Environnement et la Santé », Ayoub Krir est devenu une figure incontournable de la cause climatique et écologique du Maroc, notamment de la région de Rabat-Salé-Kénitra. Son Association, à but non lucratif, a pour but principal de sensibiliser les gens en termes d'éducation et de santé et d'éducation à l'environnement, et ce, à travers des forums culturels, des excursions, des sorties, entre autres.
Après des années d'études techniques en mécanique et en électronique, Ayoub Krir a décidé de faire son chemin de jeune gourou du climat. Ce jeune trentenaire, né à Kénitra, a tout de la panoplie de l'activiste accompli. Son CV empile les distinctions. Après avoir obtenu trois certificats d'études techniques, il a réussi à avoir un Master Science du Territoire, à l'Université Ibn Tofail en 2019, après avoir décroché une Licence d'Etudes Fondamentales en Géographie de la même Université. En pleine pandémie, entre mars et juin derniers, il a dirigé une campagne pour la sensibilisation anti-Coronavirus pour l'union des organisations HASSANI – OXYGENE – ECOLOGIA, pour former des collaborateurs. En 2019, il était coordinateur responsable de projet «Oxygen Planet». Cet environnementaliste engagé a, entre 2012 et 2014, enseigné l'Histoire et la géographie au lycée et au collège.
Le sport de combat fait partie du quotidien de ce militant précoce et fils du champion marocain de Karaté, Aziz Krir, qui a remporté le championnat international virtuel de karaté GojuRyu en 2020. A l'âge de 14 ans, Ayoub Krir a obtenu la Ceinture noire au 1er Dan du Karate-do. Quatre ans plus tard, il a eu son 2ème Dan.
S. K.
Repères
Un brin d'espoir
Le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique, considéré comme l'un des plus grands, s'est refermé fin décembre, selon l'Organisation Météorologique Mondiale des Nations Unies (OMM). Il est précisé que sa taille maximale avait été atteinte à l'automne 2020. Fin décembre, elle s'est refermée grâce à des conditions météorologiques naturelles, et ce, en dépit de la présence de substances détruisant l'ozone dans l'atmosphère. L'OMM rappelle que cette déchirure avait augmenté rapidement depuis la mi-août de l'année dernière, atteignant un pic de 24,8 millions de kilomètres carrés le 20 septembre. Ce trou a été l'un des plus vastes depuis le début de la surveillance de la couche d'ozone de la Terre qui avait commencé il y a 40 ans. En outre, c'est celui qui a perduré le plus longtemps.
La planète a-t-elle repris ses droits ?
En mars dernier, des chercheurs ont observé un rare trou d'ozone au-dessus de l'Arctique. Trois fois plus grand que le Groenland, il était le plus large jamais observé sur la région. Au début de 2020, des chercheurs du Centre aérospatial allemand (DLR) observaient un trou particulièrement important dans la couche d'ozone au-dessus de l'Arctique. Soudain, le 23 avril, les images du programme européen de surveillance de la Terre Copernicus ont montré que celui-ci s'est refermé. Ce n'est pas encore sûr que c'est le résultat de la chute de la pollution liée au confinement imposé par la crise du Coronavirus. En tout cas, c'est sûr que c'est une conséquence heureuse de la rupture du fameux vortex polaire. Celui qui, jusque-là, s'était montré particulièrement puissant et persistant.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.