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Le Conseil de Sécurité désavoue le Polisario (papier d'angle)
Publié dans L'opinion le 22 - 04 - 2021

La réunion du Conseil de Sécurité a détrompé de nouveau le Polisario et son parrain algérien, qui ont échoué à convaincre les membres de « ces guerres fictives » au Sahara. Détails.
Très attendue, la réunion du Conseil de Sécurité, tenue mercredi, ne semble guère satisfaire le front séparatiste. Bien qu'aucun communiqué officiel de l'ONU ne soit publié, le clan de Brahim Ghali a exprimé sa profonde déception quant aux conclusions de la réunion qui s'est déroulée à huis clos.
Fin des illusions
La réunion a pris forme de consultations dont le but est de s'enquérir sur la situation au Sahara, sur la base d'un exposé de Colin Stewart, Chef de la MINURSO, qui s'est prononcé également sur le degré de coopération des parties au conflit avec la mission onusienne. Contrairement aux prétentions de l'Algérie et du Polisario, les membres de l'instance onusienne ont balayé d'un revers de main des spéculations sur la supposée guerre fictive dans le territoire du Sahara. Un exposé accablant pour le Polisario, accusé de violation du cessez-le-feu et d'obstruction à la liberté de mouvement de la MINURSO.
Après avoir été informés de la situation sur le terrain, les membres du Conseil ont appelé les parties à une attitude constructive « afin de relancer le processus politique le plus tôt possible » et la reprise du processus des tables rondes. En plus des Etats Unis, des pays africains aux côtés de l'Inde ont soutenu le plan d'autonomie du Maroc, tandis que seul le Kenya a demandé une médiation de l'Union Africaine.
Ceci n'a pas manqué de froisser les séparatistes qui s'attendaient à une condamnation du Maroc suite aux récents événements qu'a connus la région du Sahara. En témoigne leur communiqué où ils dénoncent l'inaction du Conseil de Sécurité, et son « incapacité de remédier à la situation détériorée au Sahara ». En effet, le front comptait sur une déclaration finale qui attribue la responsabilité de la violation du cessez-lefeu au Maroc. Ceci est d'autant plus irraisonnable que ce sont les milices séparatistes qui ont violé l'accord de 1991 en s'infiltrant en permanence dans la zone tampon et en bloquant le poste frontalier d'El Guerguerat, avant d'être chassées par les Forces Armées Royales lors de l'opération militaire, le 13 novembre 2020. Une opération dont les Nations Unies étaient avisées et qui a bénéficié du soutien de la communauté internationale.
Outre cela, après avoir multiplié les fake news sur des attaques fictives au mur de défense, la propagande du Polisario a adopté un discours victimaire, en relayant des attaques de drones par l'Armée marocaine, qu'aucune source officielle marocaine n'a confirmées.
L'urgence d'un nouvel envoyé spécial
Les membres du Conseil ont également souligné la nécessité de nommer un nouvel envoyé spécial du Secrétaire Général António Guterres au Sahara. Une mission que compliquent l'Algérie et le Polisario en refusant tous les candidats proposés jusqu'à présent, à savoir l'ex-Premier ministre roumain Petre Roman et l'ex-ministre portugais des Affaires étrangères Luis Amado. L'ambassadeur du Maroc aux Nations Unies Omar Hilale a fait état d'une obstruction permanente de l'Algérie qui se livre à « un double discours », rappelant que le Maroc reste coopératif avec les suggestions d'António Guterres.
Rappelons que le processus politique est suspendu depuis 2019, année de démission de l'ex-envoyé spécial Horst Köhler qui avait mené le processus des tables rondes. Ce processus avait réuni pour la première fois l'ensemble des parties concernées par le conflit du Sahara, à savoir le Maroc, l'Algérie, le Polisario et la Mauritanie.
Anass MACHLOUKH
3 questions à Mohammed Maelaïnin
« L'envoyé personnel sera toujours l'otage de l'intransigeance algérienne »
Mohammed Maelaïnin, diplomate, ancien ambassadeur du Maroc dans plusieurs pays, dont l'Australie et l'Argentine, a répondu à nos questions sur la réunion du Conseil de Sécurité, en donnant son avis sur ses conclusions.
Le Polisario a sévèrement réagi aux conclusions de la réunion du Conseil de Sécurité, peut-on dire que le Maroc est sorti gagnant de cette nouvelle bataille ?
- Effectivement, ce n'est pas la première fois que les dirigeants du Polisario s'en prennent aux organes des Nations Unies, notamment le Conseil de Sécurité. Cette fois-ci, bien qu'ils soient moins virulents, ils reconnaissent expressément que rien de ce à quoi ils s'attendaient n'a été exaucé. Donc, le Maroc tient bon. Ce qu'il faut faire c'est exploiter les décisions du Conseil en notre faveur et relever les faiblesses des déclarations des séparatistes et faire ressortir leurs attaques contre les instances onusiennes.
Dans les conditions actuelles, la nomination d'un nouvel envoyé spécial peut-elle servir à quelque chose ?
Plus le Secrétaire Général des Nations unies prend du retard à nommer un envoyé personnel, plus il y a de l'ambiguïté. Et comme c'est l'Algérie et les séparatistes qui s'y opposent, mieux c'est pour notre pays, puisque la communauté internationale a compris maintenant qui fait obstruction au processus politique. En tout état de cause, j'estime que l'Envoyé personnel sera toujours pris en otage par l'intransigeance de l'Algérie, qui refuse de faire des concessions pour faire avancer les négociations. Je rappelle que celles-ci doivent viser des pourparlers directs entre le Maroc et l'Algérie, c'est elle qui a créé le conflit et continue de l'attiser.
Donc la persistance du statu quo demeure bénéfique pour le Maroc ?
Ce qui est très important c'est que le développement continue son élan dans les provinces du Sud. Cela décourage les séparatistes de l'intérieur, et déçoit encore plus ceux de Tindouf. En outre, le rayonnement économique du Sud marocain donne plus de visibilité aux pays africains encore réticents, pour se départir de la thèse séparatiste. Personnellement, je crois que la voie express Tiznit-Dakhla, une fois achevée, ne manquerait pas de changer les choses en notre faveur.


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