Covid-19: Le CNDH lance un appel pour une adhésion « responsable » à la campagne de vaccination    RAM : Reprise des vols directs avec Miami, Doha et Montréal    Le chef du gouvernement représente SM le Roi    Une Allemande de l'EI écope de dix ans de prison    La Barbade quitte la Couronne britannique et élit sa présidente    Trois clubs marocains au lieu de quatre dans le périple africain    36ème championnat arabe : Le Raja d'Agadir bat les Algériens de la JS Saoura (22-20)    «Je suis en cours d'essai avec le Wydad Athletic Club»    Liga : le Real toujours roi du clasico à Barcelone    Le Sahara était, reste et demeurera marocain, le conflit autour n'est que « superfétatoire »    Campagne nationale de sensibilisation sur le dépistage    «Chatarra» de retour sur les planches    L'Ensemble El Akademia se produira sur la place Hassan II de Dakhla    Tétouan accueille le 14è Forum international de Bande dessinée    Pegasus : avant le procès, les écrans de fumée de l'Humanité    Sahara marocain. L'Algérie démasquée à nouveau par l'ONU    Infrastructures : Casablanca se dote de nouvelles toilettes publiques    Israël lève l'avertissement concernant les voyages au Maroc    Armement : Le 1er porte-avions indien poursuit ses essais en mer    Covid-19 / Maroc : La situation épidémiologique au 25 octobre 2021 à 16H00    Intempéries : Des morts en Algérie et Tunisie suite à de violentes inondations    Yémen: 105 rebelles Houthis tués lors des dernières 24 heures    Sahara : Alger rejoue la carte des dinosaures du lobbyisme américain    L'Opinion : Au Maroc, gouverner c'est aussi recevoir    Melilia : Les autorités marocaines déjouent une tentative de migration massive    Israël annule l'avertissement de voyage pour le Maroc    La prolongation de l'état d'urgence sanitaire au menu du prochain Conseil du gouvernement    Renault et Mathieu Lehanneur réinventent la 4L    Sahara : Depuis le Kenya, Mokhtar Ghambou dénonce l'ingérence d'Alger    Scrutins 2021... UN TOURNANT !    Maroc: contre le passe sanitaire, des dizaines de personnes ont défilé à Rabat    Soudan : Emmanuel Macron condamne le coup d'Etat et appelle «au respect de l'intégrité du premier ministre»    Aviation : Boeing voit grand pour l'Afrique    Dr Saïd Guemra : « Il n'y a aucun sens à venir taxer les Marocains au nom de l'efficacité énergétique »    EasyJet et TUI assureront des vols de rapatriement du Maroc vers le Royaume-Uni    Lydec dans les « Top Performers RSE » et dans le Top 5 des « Best Emerging Market Performers » de Vigeo Eiris    ACNOM : Kamal Lahlou récompensé pour l'ensemble de son œuvre au service du sport    Covid-19 : Le Maroc reçoit ce mardi 850.000 doses du vaccin Pfizer    Je vous emmène sur le terrain...    Coup d'Etat au Soudan : le premier ministre détenu par des forces armées    Interview avec Fatima Abouali : Les cas de dopage en baisse au Maroc    Kenya : Une expositions aux couleurs du Maroc    Site officiel de la HACA : L'amazigh y est désormais aussi    Deux événements en Arabie Saoudite dédiés au climat : Le chef du gouvernement représente le Souverain    Riad d'Ibn-Khaldoun à Fès : Une Fake news selon Mehdi Bensaïd    Eliminatoires du Mondial 2022 : Le Liberia reçoit la Centrafrique et le Nigeria à Tanger    AFRIMA Awards 2021 : 11 marocains parmi les nominés    Préparatifs de la journée africaine des droits d'auteur : La musique hassanie comme choix du BMDA    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Après le retour au calme à Sebta, les eurodéputés livrent une « croisade juridique »
Publié dans L'opinion le 07 - 06 - 2021

Après l'épisode de Sebta, le Parlement européen s'apprête à voter une résolution qui pourrait condamner le Maroc pour «violation du droit international». Une initiative aux allures d'acharnement qui suscite l'étonnement au Royaume.
C'est une sorte de « bataille juridique » que les eurodéputés comptent livrer contre le Maroc après la fin des événements de la ville occupée de Sebta, qui s'est soldé par l'afflux massif et soudain de quelque 10.000 migrants en provenance du Maroc.Dans une démarche qui s'apparente à une escalade, le Parlement européen a fixé dans son calendrier, une séance de débat sur les évènements de Sebta, pour examiner si le Maroc a enfreint les conventions des Nations-Unies relatives aux droits de l'enfant, en exploitant les mineurs dans la crise migratoire. Cette séance, prévue jeudi 10 juin, pourrait déboucher sur le vote d'une résolution condamnant le Maroc.
En clair, l'Instance législative européenne semblerait vouloir porter la responsabilité de ce qui s'est passé à Sebta au Maroc, nonobstant la vraie raison de la crise actuelle entre le Maroc et l'Espagne qu'est l'entrée frauduleuse d'un individu séparatiste à l'espace Schengen, muni d'un faux passeport et, de surcroit, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.
Un acharnement étonnant
Au Maroc, ce nouveau geste « jugé hostile », n'a pas manqué de susciter la sidération, sachant qu'il intervient au moment où plusieurs actions de bons offices sont menées par des pays européens pour apaiser la tension entre Rabat et Madrid, dont les relations risquent la rupture après l'exfiltration de Brahim Ghali en Algérie, sans jugement, et ce malgré les mises en garde du Maroc. Le président de la Chambre des représentants Lahbib El Malki a été parmi les premiers à réagir. Il a fait part de son étonnement et de sa déception de l'initiative du Parlement de Strasbourg. «L'instrumentalisation de la question migratoire, et notamment de la question des mineurs non accompagnés dans ce contexte, s'apparente clairement à une manoeuvre qui vise à européaniser une crise bilatérale», a-t-il déclaré, ajoutant qu'il déplore l'exploitation « d'un incident exceptionnel dans un partenariat où le Maroc joue un rôle exemplaire ». A cet égard, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita a bien démontré que le Maroc n'est pas le gendarme de l'Europe, mais qu'il agit en partenaire dans un partenariat qui ne lui est pas tout à fait bénéfique. Les 300 millions d'euros que l'UE verse au Royaume pour contenir les flux migratoires ne constituent même pas 20% du vrai coût assumé.
Si l'UE condamne le Maroc, même par simple résolution, ce n'est que l'affirmation d'un soutien ostensible à l'Espagne, qui continue de vouloir détourner l'attention publique du fiasco dans l'affaire de Brahim Ghali, par des déclarations martiales. Le Chef de l'Exécutif espagnol Pedro Sanchez a accusé le Maroc d'attaquer ses frontières. Bruxelles ne s'est nullement prononcée sur l'affaire Brahim Ghali. Etonnant de la part d'une organisation d'habitude très pointilleuse lorsqu'il s'agit de l'Etat de droit.
Rappelons que plus 10.000 migrants clandestins ont tenté, du 17 au 19 mai, de franchir la frontière de Sebta, dont plus de 8000 ont été refoulés, à l'exception de mille mineurs qui ont été pris en charge en l'attente de leur renvoi. Plusieurs ONG ont dénoncé quelques cas de violences et de maltraitance à leur égard, ce à quoi l'UE ferme toujours les yeux.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.