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L'Opinion : Du sécuritaire à l'humanitaire
Publié dans L'opinion le 18 - 10 - 2021

On l'oublie parfois, mais l'un des aspects les plus révélateurs de la gestion réussie par le Maroc du contexte pandémique se situe au niveau du front sécuritaire. Autant que l'angoisse sanitaire, et un peu plus que les soucis d'ordre socioéconomique, la préservation de la sécurité des gens, de leurs biens et de leur intégrité physique était l'une des aspirations les plus prégnantes au moment de la propagation du Coronavirus sous nos cieux. Aspiration qui s'est muée en véritable obsession avec la proclamation de l'état d'urgence sanitaire et l'instauration du confinement généralisé des populations.
Sans exagération aucune, les Marocains qui redoutaient que leur pays bascule dans une sorte de chaos sécuritaire à la faveur de la pandémie, étaient légion. Les images apocalyptiques d'émeutes et de pillages hantaient en effet nombre d'esprits, générant toutes sortes de craintes primaires, surtout parmi les anciennes générations. Et au fil des mois et des inévitables impacts sociaux de la récession économique inhérente à la pandémie, ces craintes se sont renforcées. Notamment au vu des débordements sécuritaires survenus de part et d'autre du globe, au sein même des pays et des démocraties les plus solides, dont les Etats-Unis d'Amérique.
La solidité du dispositif sécuritaire déployé au Maroc finira toutefois par produire ses effets. Au prix d'efforts et de sacrifices titanesques, les femmes et les hommes des divers corps sécuritaires, en tête desquels la DGSN, la DGST, la Gendarmerie Royale et les Forces Auxiliaires, sont en effet parvenus à procurer aux Marocains ces sentiments de sécurité, de sérénité et de quiétude sans lesquels toute vie sociale et communautaire est vouée à devenir invivable.
Au-delà de l'exploit proprement sécuritaire, la véritable prouesse de ces divers corps aura été leur capacité à concilier entre les impératifs de l'autorité publique et sa gestion à visage humain, voire humanitaire. Le tout sans trop de dépassements, d'abus ou de bavures. Ce qui leur a permis de gagner le respect et l'adhésion de l'ensemble de la population dans leur lutte contre toutes sortes de risques, qu'ils soient simplement organisationnels, criminels ou carrément terroristes.
Alors que les indicateurs sanitaires sont en nette et constante amélioration et que les peurs des premières heures de la pandémie résonnent comme de lointains cauchemars, il importe de saluer le professionnalisme et la bravoure des garants de notre sécurité.
Majd EL ATOUABI


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