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Démographie : Comment la population marocaine va-t-elle évoluer d'ici 2100 ?
Publié dans L'opinion le 17 - 12 - 2021

Le nombre d'habitants du Maroc pourrait s'accroître de seulement 0,8% par an à l'horizon 2100 pour atteindre 44,7 millions, selon les projections du groupe Crédit Agricole France.
Le nombre d'habitants de la région MENA est passé de 343 à 458 millions (Iran compris, mais Turquie exclue) entre 2005 et 2020. La croissance démographique s'est donc établie à 2,3% par an en moyenne au cours de cette période, selon une nouvelle étude du groupe Crédit Agricole France sur les défis démographiques à long terme dans la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord.
À titre d'illustration, la taille de la population en Egypte a dépassé les 100 millions d'habitants alors qu'elle n'était que de 75 millions en 2005. Actuellement, la population de l'Egypte augmente de deux millions par an ! En Arabie Saoudite, l'évolution est encore plus significative et rapide puisque la population a augmenté de 70% en vingt ans, passant de 20 à 35 millions d'habitants.
La population saoudienne (hors étrangers) a, elle, progressé de 47% depuis 1998. La plupart des pays du Golfe ont également un taux de croissance démographique assez élevé, même en excluant le phénomène d'attraction migratoire de ces pétromonarchies. Il y a néanmoins des contre-exemples à cette tendance assez générale. C'est le cas de la croissance démographique du Maroc qui est la plus modérée à 1,4% par an en moyenne entre 2005 et 2020. Une période durant laquelle le nombre d'habitants du Royaume est passé de 30,5 millions à 36,9 % millions.
Pour l'année 2021, l'institution fait remarquer que ce nombre est de 37,3 millions. A long terme, les démographes de l'institution estiment que le Maroc, à l'instar de l'Arabie Saoudite, de l'Iran et du Liban, verrait sa population croître de façon timide. En effet, selon leurs projections, le nombre d'habitants du Royaume pourrait s'accroître de seulement 0,8% par an à l'horizon 2100 pour atteindre 44,7 millions.
De 2021 à 2050, ce nombre pourrait passer à 46,2 millions d'habitants. De 2050 à la fin de ce XXIème siècle, il serait de 44,7 millions. « Les autres pays seraient toujours en progression, moins rapide certes, mais toujours suffisante pour assurer le renouvellement générationnel », prévoit la même source.
Pour la région MENA tout entière, le groupe Crédit Agricole France s'attend à ce que le nombre de ses habitants s'accroît de 40% d'ici trente ans pour atteindre 650 millions d'habitants, puis progresser à nouveau de 18% à 769 millions à la fin de 2100. La population de cette région pourrait donc dépasser celle de l'Europe dans un peu plus de 30 ans, indique la même source.
Les défis actuels sont déjà élevés
L'institution financière française souligne, par ailleurs, qu'une forte progression démographique, perçue généralement positivement par les économistes en termes de croissance du PIB, peut néanmoins générer parfois des effets indésirables sur certains équilibres macro-économiques. Elle contraint parfois la richesse par habitant qui a tendance à stagner, et c'est le cas de la région MENA (à l'exception des pays pétroliers du Golfe) où le PIB par habitant a certes progressé, mais beaucoup moins vite que celui de l'Asie ou de l'Europe émergente. Les questions démographiques sont au coeur de la compréhension des phénomènes sociaux de la région et la vigueur de la hausse pose des défis très significatifs aux pouvoirs publics.
Le premier d'entre eux est bien sûr l'augmentation du nombre d'actifs arrivant sur le marché du travail et la question corollaire de la création de millions d'emplois pour les jeunes. Pour certains pays (Maghreb, Egypte, Arabie,...), ceci s'apparente déjà à un vrai défi. Le deuxième défi est l'adaptation des systèmes éducatifs aux nouvelles générations.
Le Moyen-Orient manque encore de nombreuses universités dispensant des enseignements techniques demandés par les entreprises et contraignant souvent les jeunes qui en ont les moyens à se former à l'étranger. Le troisième défi est d'ordre social.
Pour éviter de nouvelles révoltes populaires du type Printemps arabes de 2011, la région devra, outre permettre des évolutions politiques plus inclusives, aussi lutter contre l'économie informelle et s'assurer que la perception des inégalités de richesse soit contenue tant à l'échelle d'un pays qu'à l'échelle régionale. Enfin, le groupe Crédit Agricole France estime que d'autres défis ne manqueront pas de se matérialiser à très long terme et qui sont directement liés à l'accroissement démographique.
A. CHANNAJE


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