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Liban : La réponse de Beyrouth aux exigences du CCG
Publié dans L'opinion le 30 - 01 - 2022

Il n'est pas question de « retirer les armes au Hezbollah ni mettre fin à son existence », dixit le chef de la diplomatie libanaise à la chaîne Al-Jazeera, Pour Abdallah Bou Habib, Hezbollah est un "parti libanais par excellence", au sein du gouvernement.
Le ministre des Affaires Etrangères Abdallah Bou Habib s'est déplacé ce samedi au Koweït afin de répondre à l'initiative koweitienne visant à rétablir les relations diplomatiques et commerciales avec les pays membres du Conseil de coopération du Golfe.
Si le Liban accepte l'essentiel des conditions posées, il a également indiqué qu'il ne désarmerait pas le Hezbollah, l'une des mesures essentielle exigée par l'Arabie Saoudite et ses alliés, estimant que le groupe chiite est un parti libanais par excellence actif au sein du gouvernement mais qui ne domine pas la vie politique libanaise.
Il espère également renouer d'excellentes relations "comme par le passé", notant qu'il présentera des suggestions pour résoudre le différend actuel. Abdallah Bou Habib devrait également assister à une réunion des ministres arabes des Affaires étrangères au Koweït dimanche au cours de laquelle il remettra à son homologue koweïtien Cheikh Ahmed Nasser al-Mohammed Al-Sabah des réponses officielles aux suggestions des pays du Golfe.
Pour rappel, le ministre koweitien des Affaires étrangères s'était personnellement déplacé au Liban pour transmettre un document indiquant que les pays du Golfe exigent le respect par le Liban des accords de Taëf dont ceux liés au respect des résolutions internationales et de la Ligue arabe parmi lesquels figurent le désarmement du Hezbollah, ou encore le respect de la politique de distanciation et de la non-implication de partis politiques libanais dans les affaires locales des pays arabes.
Un audit des exportations libanaises

Selon le texte qui a été remis à la troika, les pays arabes demandent la mise en place d'un calendrier précis pour la mise en œuvre des Résolutions du Conseil de sécurité n° 1559 (2004) concernant le désarmement des milices au Liban, de la Résolution n° 1680 (2006) concernant le soutien à la souveraineté et à l'indépendance politiques du Liban et le plein soutien à l'Union nationale libanaise et Résolution 1701 (2006) sur les armes du Hezbollah et la région du Sud-Liban, selon le principe fondamental du contrôle de l'Etat sur la présence d'armes en dehors de l'autorité du gouvernement libanais.
Les pays du Golfe exigent l'arrêt de toutes les activités des groupes opposés aux pays du Conseil de coopération et la poursuite de quiconque tenterait d'inciter ou de participer à la violence, qu'il soit citoyen ou résident au Liban, contre les gouvernements du Conseil de coopération du Golfe mais aussi la mise en place d'un système d'information sur la sécurité entre eux et le pays des cèdres.
Concernant les trafics de drogue, ils demandent un audit des exportations libanaises via la présence d'observateurs bilatéraux pour s'assurer que les exportations sont exemptes de toute contrebande.
Risque de confrontation sur le plan local

Les pays membres du Conseil de coopération du Golfe demandent aux autorités libanaises de tenir leurs engagements à ce que soient organisées les élections législatives de mai 2022 et présidentielles d'octobre 2022.
Côté libanais, on estimait alors, de source médiatique, que ces exigences des pays du Golfe entraineraient une confrontation sur le plan local, rappelant que par exemple si le désarmement du Hezbollah est demandé par eux, le Liban reste soumis aux violations régulières de son territoire par les forces israéliennes qui ne respectent pas la Résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU.
Des sources libanaises rappellent que le Liban n'est en rien responsable du conflit au Yémen, qui a été du fait de l'initiative des pays du Golfe. Ces mêmes sources notent que le mouvement Houthi n'est plus considéré comme terroriste par les Etats-Unis qui appellent à une solution négociée au conflit.
Beyrouth estime également que par exemple, la tenue de conférences de l'opposition Bahreïni ou saoudienne au Liban est conforme aux principes démocratiques et ne constitue pas une ingérence. Cette information fait suite alors que les relations entre le Liban et les pays du Golfe se sont fortement dégradées, ces derniers accusant le Hezbollah de s'impliquer aux côtés des rebelles houthis et de l'Iran dans le conflit au Yémen. Ces rebelles ont réussi à plusieurs reprises à tirer même sur le territoire saoudien.
La situation est d'autant plus grave et s'est dégradée avec la découverte de plusieurs cargaisons de drogue comme le Captagon à destination du royaume saoudien à l'intérieur de marchandises dont l'origine probable, selon Riyad, serait le Liban. Depuis, l'Arabie saoudite a réussi à convaincre ses alliés dont le Koweït ou les Emirats Arabes Unis et le Bahreïn de rappeler leurs ambassadeurs au Liban et d'expulser les ambassadeurs libanais présents chez eux suite à la publication des propos de l'ancien ministre de l'information Georges Kordahi avant la constitution du gouvernement Mikati III.
Il estimait alors que le conflit mené par l'Arabie saoudite constituait une agression contre le Yémen. Ce dernier sera poussé à la démission en contrepartie d'une garantie de rétablissement des relations, garantie pour l'heure restée main morte.

Avec Liban 24
Aoun souligne l'importance de la communauté sunnite
Le président de la république, Michel Aoun, s'est rendu samedi à Dar al-Fatwa pour y rencontrer le mufti de la république, le Cheikh Abdul Latif Daryan et lui souligner l'importance politique de cette communauté religieuse au Liban.
S'exprimant devant les journalistes, le chef de l'Etat a indiqué avoir "souligné à Son Eminence l'importance du rôle que joue la chère communauté sunnite dans la préservation de l'unité et de la diversité politique du Liban, ainsi que l'importance de la participation avec le reste des composantes du Liban dans la vie nationale et politique et dans les moments qui dessinent l'avenir du Liban".
Abordant le sujet du retrait de la vie politique de l'ancien premier ministre Saad Hariri, il a estimé ne pas souhaiter le retrait de la communauté politique alors que certains évoquent un boycott sunnite des prochaines élections législatives et que l'Arabie saoudite œuvrerait par ailleurs à la mise en place d'une opposition menée par Bahaa Hariri, le frère de Saad Hariri et par Samir Geagea, le dirigeant des Forces Libanaises.
"Nous ne voulons pas assister à un boycott (des élections), car le Liban perdrait l'une de ses principales composantes et cela menacerait la société à laquelle nous sommes habitués", poursuit le chef de l'Etat, soulignant que tous les préparatifs nécessaires avaient été faits pour que les élections aient lieu en temps et en heure et ne voir aucune raison pour reporter ce scrutin.


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