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SMS Institute : Crise de confiance entre les doctorants et l'Université ?
Publié dans L'opinion le 08 - 11 - 2022

A l'heure où les docteurs de la Fonction publique renouent avec la grève, un sondage de l'Institut d'Etudes Sociales et Médiatiques vient de signaler le faible niveau de confiance des doctorants quant aux critères d'accès à l'Université marocaine.
Coup de froid sur les modalités de recrutement adoptées au sein des Universités marocaines. L'Institut d'Etudes Sociales et Médiatiques vient de publier un sondage qui mesure le degré de confiance des docteurs du Maroc dans les critères de sélection pour accéder au corps professoral universitaire. Le sondage souligne un écart majeur à cet égard.
Le sondage mené par SMS Institute, réalisé auprès d'un échantillon de 14.000 docteurs de diverses spécialités, répartis sur différentes universités marocaines, dont la première phase a été entamé en mai dernier, a montré que 80% des docteurs du Maroc ne font pas confiance aux facteurs de sélection du corps professoral universitaire, contre seulement 5% qui leur font confiance.
Par ailleurs, plus de 73% des docteurs interrogés ont estimé que les critères annoncés par le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l'Innovation, pour la sélection de candidats en 2022, n'ont pas été respectés, tandis que 5% de l'échantillon a affirmé le contraire.
S'agissant de la première condition relative au niveau académique du candidat, qui insiste sur l'importance d'avoir un background scientifique prouvé par des publications dans des revues académiques de haut niveau, publications d'ouvrages, participations à des conférences nationales et internationales et une forte présence dans les réseaux internationaux, 77% de l'échantillon représentatif ont déclaré qu'elle n'a pas été respectée lors des derniers concours en 2022.
Sur le volet pratique, exigeant du candidat à la profession d'enseignant universitaire des expériences dans les entreprises nationales et internationales, accompagnement des entreprises, création d'entreprises, plus de 70% des docteurs interrogés ont dit que ce critère n'est pas respecté, en plus de celui relatif à la maîtrise de langues. Par ailleurs, seulement 5% ont affirmé croire au respect de ces normes.
Dans le même sillage, 93% des docteurs ont adhéré aux modalités d'accès au corps professoral universitaire, notamment la publication des listes de candidats, accompagnées d'informations sur leurs publications, articles scientifiques, activités d'enseignement et activités de recherches scientifiques au niveau national et international, et ce, afin d'assurer la transparence des candidatures et donc des résultats. Par ailleurs, 6,7% ont exprimé leur malaise vis-à-vis de cette option en raison de «la controverse » qu'elle pourrait causer.
D'autre part, le sondage fait savoir que 80% des docteurs interrogés ont affirmé la persistance de pratiques contraires à l'éthique quand il s'agit de l'emploi, principalement les relations d'appartenance politique, les intérêts mutuels... Dans ce sens, et afin de remédier à cette situation, 85% des docteurs participants au sondage soutiennent l'organisation d'un concours de recrutement central au niveau national plutôt que des concours au niveau de différentes universités.
Malgré le faible niveau de confiance qui s'accentue entre ce que l'Union Générale Nationale des Docteurs du Maroc considère «l'élite de la société», et l'Université, plus de 78% des docteurs se sont montrés optimistes quant aux chances de décrocher le poste de professeur universitaire contre 13 % qui se sont montrés très optimistes quant à cet objectif.
De même, la plupart se sont dits prêts à protester contre toutes les formes d'exclusion empêchant d'obtenir ce poste. Rappelons que les docteurs de la Fonction publique protestent toujours contre leur exclusion du dernier épisode de dialogue social entre le ministère de l'Enseignement supérieur et les syndicats. En effet, après une série de protestations en octobre dernier, les docteurs fonctionnaires de l'Etat prévoient de recourir à la grève les 8 et 9 novembre, avec un sit-in aujourdhui mardi à partir de 11 heures, devant le ministère de l'Enseignement supérieur.
Cette décision intervient suite à la tenue, fin octobre dernier, d'une réunion au siège du syndicat, lors de laquelle les docteurs de la Fonction publique ont dénoncé l'absence de leurs fichiers dans les différentes institutions publiques, mais aussi «leur privation de postes budgétaires aux termes du projet de loi de finances 2022 ».
M. E.


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