BMCI : BNP Paribas cède ses parts à Holmarcom Finance Company    Dessalement : Le Maroc signe un accord pour développer une industrie intégrée    PSG–Bayern : absence confirmée de Hakimi pour le rendez-vous en Allemagne    Sahara: Massad Boulos meets with the head of MINURSO    BNP Paribas sells BMCI stake to Holmarcom Finance Company    Morocco signs deal to develop integrated desalination industry    Chine : Karim Mosta expose son épopée à vélo de Casablanca à Pékin    Le Maroc réunit l'élite mondiale de la santé à Casablanca    Lancement du programme Izdihar Green Shift pour la décarbonation industrielle    AEFE : L'Assemblée nationale demande une évaluation de la situation budgétaire    Mali : Le Maroc appelle à «casser l'alliance entre le séparatisme et les groupes terroristes»    Hakimi absent jusqu'à trois semaines en raison d'une blessure aux ischio-jambiers    Football féminin : Le Maroc affronte le Congo aux éliminatoires des JO 2028    Botola : Les résultats et la suite du programme de la 17e journée    Le Maroc rejoint de façon officielle les « Accords Artemis »    Régionalisation avancée au Maroc : Une nouvelle dynamique pour accélérer le développement territorial intégré    Sahara : Massad Boulos rencontre le chef de la MINURSO    Le temps qu'il fera ce jeudi 30 avril 2026    Washington réaffirme sa «reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara»    Les Etats-Unis remercient Sa Majesté le Roi pour la Vision et le Leadership qui propulsent le partenariat de 250 ans vers de nouveaux sommets    Le Ghana, hôte de la CAN U20 2027    Mali : L'armée neutralise plus de 200 terroristes    Donald Trump presse l'Iran d'accélérer les négociations sur fond de tensions persistantes    Profession d'avocat : Majorité et opposition pour la révision de la condition d'âge    Holmarcom signe un accord pour l'acquisition des parts de BNP Paribas dans la BMCI    Risques psychosociaux au travail : 840.000 morts par an dans le monde, alerte l'OIT    Psychologues : vers un encadrement légal    Attijariwafa bank transforme le transfert de scolarité pour une expérience simplifiée, digitale et sécurisée    Cap-Vert 2028 : l'archipel devient la vitrine culturelle de l'Afrique    Financement libyen : Nicolas Sarkozy rejette les affirmations de Guéant    Tensions violentes dans les camps de Tindouf : affrontements entre deux familles font plusieurs blessés    Ligue des champions : Atlético et Arsenal à l'assaut de leur destin    Lions de l'Atlas : Ouahbi prépare un nouveau coup avec Ayoube Amaimouni ?    Moov Africa : un levier de croissance pour Maroc Telecom    Projet de dessalement à Tanger : l'ONEE lance la procédure de sélection d'un consultant    El Jadida : Célébration du centenaire de la naissance de Driss Chraïbi    Au SIEL 2026, le CCME se veut un «carrefour des voix marocaines du monde»    Agadir : la police rétablit la vérité sur la vidéo de Tadart    Mondial 2026 : La FIFA sanctionnera automatiquement toute sortie du terrain par des cartons rouges    Le temps qu'il fera ce mercredi 29 avril 2026    L'Académie du Royaume du Maroc rend hommage au grand penseur africain Valentin Yves Mudimbe    Pétrole : Les Emirats arabes unis se retirent de l'Opep le 1er mai    Visite du commandant de l'AFRICOM en Algérie : un message américain ferme au régime de Tebboune et Chengriha pour cesser de déstabiliser le Sahel    Balaoui s'entretient avec le Procureur général de la République d'Azerbaïdjan    Burundi : Ndayishimiye en route vers un second mandat    Mawazine 2026 : le rappeur français Ninho ouvrira le bal de la 21ème édition    Madagascar. M'barek Bouhchichi expose "Les mains des poètes" à la Fondation H    Mawazine sous le feu des critiques après l'annonce de Hassan Shakosh    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Croissance du PIB du continent : La BAD prévoit une accélération continue pour 2025 et 2026
Publié dans L'opinion le 24 - 02 - 2025

Le rapport «Performances et perspectives macroéconomiques de l'Afrique» en 2025 de la Banque panafricaine présente des recommandations politiques majeures, notamment la mise en œuvre d'une restructuration préventive de la dette pour renforcer la stabilité financière, les investissements dans des infrastructures intégrées pour soutenir la diversification économique et l'amélioration de l'environnement des affaires grâce à des réformes réglementaires et à des stratégies d'investissement. Par ailleurs, l'étude prévoit une accélération de la croissance du PIB réel continental à 4,1% en 2025 et 4,4% en 2026. Grille de lecture.
La Banque centrale panafricaine vient de rendre public son rapport sur l'économie du continent. Intitulé : «Performances et perspectives macroéconomiques de l'Afrique», et récemment présenté à Addis-Abeba (Ethiopie), lors de la rencontre annuelle de l'Union Africaine, ce document vient à point nommé pour encourager l'investissement sur le continent.
Puisque le Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD) prévoit une accélération de la croissance du PIB réel du continent africain à 4,1% en 2025 et 4,4% en 2026, grâce aux réformes économiques et à la baisse de l'inflation dans un contexte mondial incertain. En outre, cette étude indique que 12 des 20 économies à la croissance la plus rapide au monde seront africaines avec un taux de croissance supérieur à 5%, peut-on lire sur le portail officiel de l'institution.
Dans leurs analyses, les experts de la BAD notent, toutefois, que cette dynamique reste inférieure au seuil de 7% nécessaire pour une réduction significative de la pauvreté, notant que le continent demeure confronté à des défis, tels que les tensions géopolitiques, les catastrophes climatiques et les conflits prolongés dans des régions comme le Sahel et la Corne de l'Afrique.
Ils mettent en avant, également, la nécessité d'une coordination renforcée entre politiques monétaires et fiscales pour maîtriser l'inflation, ainsi que d'investissements dans les infrastructures et la diversification économique. Ce qui n'altère en rien la résilience de l'économie africaine. D'ailleurs, l'édition 2025 du rapport montre la performance économique des pays africains avec des signes d'amélioration même si elle reste vulnérable aux chocs multilatéraux, à l'instar des autres économies mondiales.
Sur un autre chapitre, révèle l'enquête, le taux d'inflation moyen de l'Afrique devrait diminuer de 18,6% en 2024 à 12,6% en 2025-2026 grâce à des politiques monétaires plus strictes, même si les pressions inflationnistes persistent. Les déficits budgétaires des pays se sont légèrement creusés, passant de 4,4% du PIB en 2023 à 4,6% en 2024, mais devraient se réduire à 4,1% d'ici à 2025-2026.

Besoin crucial de données économiques actualisées
Pour ce qui est des niveaux de la dette publique, ils se sont stabilisés mais restent supérieurs aux niveaux enregistrés avant la pandémie, neuf pays africains étant en situation de surendettement et onze présentant un risque élevé de surendettement. Pour la Banque, ce rapport publié, au premier et au quatrième trimestre de chaque année, répond à un besoin crucial de données économiques actualisées dans un contexte d'incertitude mondiale.
A ce titre, il s'adresse ainsi aux décideurs politiques, aux partenaires du développement, aux investisseurs internationaux, aux chercheurs et autres parties prenantes en les aidant dans la prise de décisions. La BAD a identifié 24 pays africains, dont Djibouti, le Niger, le Rwanda, le Sénégal et le Soudan du Sud, lesquels devraient connaître un taux de croissance de leur PIB supérieur à 5% en 2025.
Lors de la présentation dudit rapport, Nnenna Nwabufo, vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement chargée du Développement régional, de l'Intégration et de la prestation de services, n'a pas manqué de mettre en avant le potentiel du continent à stimuler l'expansion économique mondiale. Pour y parvenir, ajoute-t-elle, il faut des politiques décisives et bien coordonnées.
«Alors que l'Afrique évolue dans un paysage économique de plus en plus complexe, les décideurs politiques doivent adopter une approche prospective pour renforcer la résilience et stimuler une croissance durable. La résilience économique et les perspectives de croissance de l'Afrique restent fortes, mais des défis persistent», a fait savoir Mme Nwabufo, qui représentait le président du Groupe de la Banque, Akinwumi Adesina.

Protéger les économies des chocs extérieurs
Il est nécessaire, aujourd'hui, de renforcer la coordination entre les politiques monétaires et fiscales des pays afin de gérer l'inflation, tout en favorisant l'expansion économique du continent, a souligné, pour sa part, Kevin Urama, économiste en chef du Groupe de la Banque et vice-président chargé de la Gouvernance économique et de la Gestion des connaissances.
Il a ainsi exhorté les pays africains à renforcer leurs réserves de change pour protéger leurs économies des chocs extérieurs et des dépréciations monétaires, tout en effectuant une restructuration préventive de leur dette pour éviter les défauts de paiement et renforcer la stabilité financière.
Pour lui, les stratégies, à moyen et long terme devraient inclure une hausse des investissements dans des infrastructures intégrées afin de stimuler la transformation et la diversification de l'économie, et les gouvernements doivent s'efforcer d'améliorer l'environnement des affaires par des réformes réglementaires et des stratégies à long terme pour attirer les investissements privés.
Enfin, les discussions entre experts, qui ont suivi le lancement du rapport, ont mis l'accent sur l'importance de la mise en œuvre intégrale des initiatives de développement du continent, dont l'accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Elles ont également porté sur l'accélération de nouvelles initiatives telles que l'Agence africaine de notation de crédit et le Mécanisme africain de stabilité financière. Des voies à suivre pour que l'Afrique renforce la compétitivité et la résilience de son économie dans ses différents compartiments.

Wolondouka SIDIBE
Billet : Souleymane Cissé, l'icône du cinéma africain, tire sa révérence
Alors qu'il devait présider le jury du long métrage de la 29ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision d'Ouagadougou (FESPACO), du 22 février au 1er mars 2025, il a rendu l'âme, trois jours plutôt. Il, c'est Souleymane Cissé, réalisateur malien de renom et icône du cinéma africain. Depuis l'annonce de son décès, ce 19 février 2025 à l'âge de 84 ans, le monde du 7ème Art africain est en deuil.
Sa mort laisse un vide immense dans l'industrie cinématographique, mais son héritage perdurera à travers ses films engagés et poétiques. En effet, Souleymane Cissé est considéré comme l'un des pères fondateurs du cinéma africain. Il a été l'un des premiers réalisateurs du continent à obtenir une reconnaissance internationale. Ses films, souvent engagés et porteurs d'un message politique, ont marqué des générations de cinéastes et de cinéphiles.
Qui ne se souvient pas de ses grandes productions comme : «Den Muso» (1975), «Finye» (1982), «Yeelen» (1987) ou encore «Waati» (2009) ? «Yeelen» (La lumière) fut la consécration et l'apothéose de ce grand visionnaire du cinéma panafricain. Car l'œuvre de Souleymane Cissé est marquée par son engagement pour les causes africaines. Ses films dénoncent les injustices sociales, la corruption et les inégalités. Ils témoignent également de la richesse et de la diversité de la culture africaine.
Tout au long de sa carrière, Souleymane Cissé a reçu de nombreuses récompenses, dont le prestigieux Prix du Jury au Festival de Cannes en 1987 pour son film Yeelen. En 2023, il avait été récompensé d'un Carrosse d'Or à Cannes pour l'ensemble de sa carrière.
La disparition de Souleymane Cissé a suscité une vague d'émotion et d'hommages à travers le monde. En la matière, les reconnaissances se sont multipliées : «Un maître incontesté du cinéma africain», «une figure emblématique du cinéma africain», «un cinéaste engagé qui a consacré toute sa vie au 7ème art sur le continent», etc.
Avec la disparition de Souleymane Cissé, c'est un pan du cinéma africain qui s'éteint. Mais son héritage est immense et continuera d'influencer les générations futures de cinéastes. Adieu à un maître, un pionnier, un homme engagé et un artiste immense.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.