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Sahara marocain : Le bal des investisseurs internationaux commence
Publié dans L'opinion le 11 - 05 - 2025

Parmi les signes les plus révélateurs de la stabilité politique d'un pays ou d'une région donnée, l'engouement des investisseurs et des acteurs économiques, notamment internationaux, reste sans nul doute le plus symptomatique. Si le Sahara marocain titille depuis des décennies l'appétit des opérateurs nationaux, attirés, entre autres, par la batterie de mesures incitatives en matière de financement et de fiscalité, mais animés également par un honorable élan patriotique, l'entrée en lice d'investisseurs étrangers privés et d'institutions financières internationales, de surcroît européennes, est une nouveauté qui mérite d'être mesurée à sa juste valeur.
Depuis la proclamation américaine sur la marocanité du Sahara signée par l'ex et actuel Président des Etats-Unis, Donald Trump, en décembre 2020, suite à laquelle d'importants investissements américains avaient été promis à nos provinces du Sud en vertu des différents accords et mémorandums signés dans le sillage de l'accord tripartie, on s'impatientait de voir ces mêmes accords et ces mêmes investissements concrétisés sur le terrain. Mais l'avènement de l'Administration Biden ralentira cette vertueuse dynamique qui restera en suspens cinq années durant. Ce gel, décrété plus par atermoiement administratif que par pure volonté politique, empêchera l'injection des 3 milliards de dollars annoncés dans le cadre du mémorandum d'entente signé avec la Société américaine de financement du développement international (DFC). Il empêchera également la création d'une antenne de cette agence au sein de l'ambassade américaine à Rabat en vue de faciliter l'accès aux investisseurs américains vers les pays d'Afrique subsaharienne à partir du Sud du Maroc, dans le cadre de l'initiative américaine «Prosper Africa».
Entre temps, et comme la nature a horreur du vide, d'autres pays viendront profiter des opportunités économiques ratées ou ajournées par l'Administration Biden. À la faveur de la succession des victoires diplomatiques marocaines et la multiplication des reconnaissances directes ou indirectes de la marocanité du Sahara, des pays comme l'Espagne, l'Allemagne et tout récemment la France viendront s'engouffrer dans la brèche de manière concrète et pragmatique. La visite effectuée ce samedi à Lâayoune par Rémy Rioux, le Directeur Général de l'Agence Française de Développement (AFD) au cours de laquelle il a annoncé l'intention du groupe qu'il dirige d'injecter 150 millions d'euros d'investissements dans nos provinces du Sud, entre justement dans ce cadre. Cette annonce, faite à un moment où la France, déjà très en difficulté en Afrique subsaharienne et surtout au Sahel, n'en finit pas d'encaisser les coups de boutoir et les tentatives de représailles d'une Algérie traumatisée par sa reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur son Sahara, doit malgré tout être analysée sous le seul prisme économique.
Surendetté auprès des institutions financières internationales, Paris, dont la croissance accuse un rythme atone depuis plusieurs mois, calcule en effet et plus que jamais ses moindres investissements au centuple. Sa décision d'investir 150 millions d'euros auxquels succéderont, à n'en pas douter, d'autres millions et d'autres milliards, révèle aux yeux du monde, en général, et de nos ennemis, en particulier, toute la confiance et toute l'assurance accordée à la stabilité politique et économique de nos provinces sahariennes. Ne dit-on pas que l'argent va là où il se sent en sécurité ?


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