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Algérie : Du terrorisme au cyberterrorisme d'Etat
Publié dans L'opinion le 12 - 06 - 2025

Nous savions que notre ennemi était traître et qu'il ne pouvait mener de guerre que derrière les écrans de fumée ou d'ordinateurs, via des proxy internes ou externes grassement entretenus et récompensés. Nous savions aussi qu'il n'avait pas de limite dans sa quête éternelle de sabotage du Maroc, quitte à user des moyens de nuisance les plus abjects, dont le terrorisme dans ses diverses déclinaisons.
Dès le milieu des années 1970, le Royaume a dû faire face aux exactions d'un groupe de mercenaires terroristes déguisés par la force de la propagande algérienne en milice indépendantiste. Ces exactions, ordonnées et chapeautées directement par les généraux d'Alger, s'abattaient sans distinction sur les militaires comme sur les civils. Les récits effroyables de cruauté de cette époque révolue, grâce à la vaillance de nos Forces Armées Royales, résonnent encore dans la mémoire collective de tous les Marocains.
Aujourd'hui que le séparatisme armé a été battu sur le terrain comme sur le papier, ce régime malsain, dont la vaillance derrière les claviers n'a d'égal que sa lâcheté sur les champs d'honneur, n'a trouvé d'autre voie pour entretenir ses nuisances envers le Royaume que le cyberterrorisme d'Etat. Les récentes attaques cybernétiques contre des sites institutionnels marocains, qui ont porté atteinte non seulement aux institutions ciblées, mais aussi et surtout à leurs usagers civils et désarmés, portent indiscutablement l'empreinte des services de Renseignement algériens. Signées et revendiquées certes par une occulte milice cybernétique autobaptisée «Jabaroot», que l'on peut traduire par puissance divine ou par tyrannie, ces attaques ne sont que la continuité d'une guerre sourde et aveugle qui fait rage depuis plus d'une décennie sur les réseaux sociaux, en particulier, et sur Internet, en général. Engagé depuis des années dans une entreprise systématique de salissage du Maroc sur la toile bleue, le régime des généraux a en effet investi des milliards pour constituer des centaines de «Factory» disséminées dans les quatre coins du pays et dans lesquelles s'activent des légions de trolls logés, nourris et blanchis aux frais du budget étatique. Mais ce que les généraux algériens semblent ignorer, ou du moins sous-estimer, c'est que cette implication directe dans une entreprise terroriste d'une telle envergure est passible de poursuites et de sanctions internationales.
Parmi ces recours, le plus simple, et le plus percutant aussi, n'est autre que le Conseil de Sécurité de l'ONU, qui peut, en vertu du chapitre VII de la Charte onusienne, prendre des contre-mesures diplomatiques, logistiques et économiques, voire même des mesures coercitives à l'encontre de ce genre de criminalité étatique. En attendant, le Maroc n'a d'autre choix que de continuer à se barricader contre les méfaits d'un voisinage aussi malsain.


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