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Chantiers hydriques : Dessalement, interconnexions et soutien au rural... l'agenda se précise
Publié dans L'opinion le 12 - 07 - 2025

Le comité de pilotage du programme national de l'eau a fait le point sur l'avancement des projets structurants. Barrages, dessalement, approvisionnement rural et réutilisation des eaux usées sont au cœur des priorités.
La situation hydrique du Royaume continue de mobiliser les pouvoirs publics, dans le cadre du suivi régulier du Programme National d'Approvisionnement en Eau Potable et d'Irrigation 2020-2027 (PNAEPI 20-27). Une réunion du comité de pilotage, tenue le 9 juillet à Rabat, a permis de faire le point sur l'état d'avancement des différents chantiers structurants, les mesures d'urgence mises en œuvre, ainsi que les ajustements nécessaires pour faire face aux pressions croissantes sur la ressource.
Présidée par le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, la réunion a connu la participation de Abdelouafi Laftit, ministre de l'Intérieur, Nizar Baraka, ministre de l'Equipement et de l'Eau, Ahmed El Bouari, ministre de l'Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Fouzi Lekjaa, ministre délégué auprès de la ministre de l'Economie et des Finances, chargé du Budget, ainsi que Tarik Hamane, directeur général de l'Office National de l'Electricité et de l'Eau Potable. Une mobilisation collective au service de la concrétisation des objectifs du Programme national d'approvisionnement en eau potable et d'irrigation.

Des niveaux de barrages à surveiller
À la date du 7 juillet 2025, les retenues des barrages s'élèvent à environ 4,3 milliards de m3, soit un taux de remplissage de 37,4 %. Une amélioration relative par rapport aux périodes précédentes, mais qui reste insuffisante pour relâcher la vigilance, notamment à l'approche d'une saison estivale marquée par une forte pression sur les ressources en eau.
Le comité a souligné que, malgré l'amélioration constatée de la situation hydrique, la prudence reste de mise. Il appelle à redoubler d'efforts pour sensibiliser à l'usage rationnel de l'eau, particulièrement durant la période estivale, caractérisée par une pression accrue sur les ressources disponibles. À cet effet, il a été recommandé d'intensifier les campagnes de sensibilisation et de poursuivre la mise en œuvre des mesures d'urgence, en vue d'assurer l'approvisionnement continu en eau potable, notamment dans les zones rurales les plus exposées.
Projets structurants en cours Le PNAEPI 20-27 avance sur plusieurs fronts. Deux projets d'interconnexion entre bassins hydrauliques figurent parmi les actions prioritaires, le premier relie les bassins de Sebou et Bouregreg, le second les barrages de Dar Khrofa et Oued Makhazine. Ces projets visent à mieux répartir les ressources disponibles entre les régions.
Le programme prévoit également la mise en service de huit grands barrages entre 2021 et 2025, l'accélération des projets de dessalement de l'eau de mer afin d'atteindre une capacité de production de plus de 1,7 milliard de m3 d'ici 2030, ainsi que le renforcement de l'approvisionnement en eau potable en milieu rural et la valorisation des eaux usées traitées pour l'irrigation.

Mettre l'accent sur le monde
rural et l'irrigation durable
L'approvisionnement en eau potable du monde rural reste au cœur des priorités. Le programme prévoit également une montée en puissance de la réutilisation des eaux usées traitées à des fins d'irrigation, en ligne avec une gestion durable des ressources.
La réunion a aussi permis de réajuster la programmation des petits barrages et de reconfigurer certains projets de grands et moyens barrages dans les régions à forte pluviométrie, afin de maximiser la collecte des eaux pluviales.

Une approche intégrée agriculture-eau
L'accent a été mis sur la nécessité de renforcer l'harmonisation entre les politiques de l'eau et celles de l'agriculture, afin d'assurer une gestion équilibrée entre les besoins en eau potable et ceux liés à l'irrigation. Cet équilibre est crucial pour garantir la résilience des territoires face au changement climatique.
3 questions à Ayoub Krir : « Garantir l'avenir de l'eau au Maroc exige d'agir vite face aux défis techniques, sociaux et environnementaux »
* Quels sont les principaux défis liés à l'interconnexion des bassins et au recours au dessalement ?
Les défis majeurs concernent les aspects techniques et financiers, notamment la nécessité d'installations de pompage puissantes pour transférer l'eau sur de longues distances, ce qui entraîne une forte consommation énergétique et des coûts élevés pouvant dépasser 7 dirhams par mètre cube. Par ailleurs, ces projets sont exposés aux risques naturels (inondations, séismes, érosion des sols) qui peuvent retarder les travaux. Le dessalement pose aussi des problèmes environnementaux liés à la gestion des rejets salins et bénéficie surtout aux grandes zones urbaines, ce qui soulève des questions d'équité territoriale.

* Avec un taux de remplissage de 37,4 %, quelles mesures urgentes pour sécuriser l'eau potable en milieu rural ?
Face à ce niveau de remplissage, il est crucial de renforcer les moyens d'approvisionnement en eau potable en milieu rural via la mobilisation de citernes mobiles, la construction de petits barrages dans les zones montagneuses pour stocker les eaux de pluie, et l'amélioration des réseaux d'eau souvent vétustes pour réduire les pertes importantes. L'usage de technologies solaires pour le traitement local de l'eau et la sensibilisation à une gestion rationnelle de la ressource sont également nécessaires.

* Comment mieux aligner les politiques de l'eau et de l'agriculture pour éviter les conflits d'usage ?
Pour réduire les conflits entre usages agricoles et approvisionnement en eau potable, il faut instaurer une gouvernance régionale intégrée qui associe tous les acteurs concernés (agriculteurs, collectivités, société civile). Les subventions agricoles doivent être liées à une consommation d'eau mesurée et raisonnée, en favorisant des cultures moins gourmandes en eau et en évitant l'exportation d'eau virtuelle via des productions agricoles intensives. Cela permettrait une gestion plus équitable et durable des ressources hydriques.


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